Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI
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Plagier la réalité
En réfléchissant à l’origine et à la fonction de l’œuvre littéraire d’une manière particulière, j’en suis venu à réfléchir sur le final. Et je me suis demandé : « Y a-t-il vraiment besoin de plagier la réalité et de finir chaque histoire par une fin drastique et appelable ? »
Et pourquoi pas ?
Personnellement, une telle perspective m’attire, et m’a toujours attiré, peut-être parce que j’aime l’ordre, la perfection, l’achèvement, précisément pour aller ensuite contempler, explorer ou simplement faire autre chose.
« Hier, le 25-03-2012, je suis allé au marché de puces de Porta Genova pour acheter des t-shirts pour la course. J’avais aussi pensé acheter un roman bien fait dont je pourrais tirer quelques leçons utiles à l’écriture de mon roman.
Sur le marché, j’avais identifié et pris une série de six livres entre essais et fictions ; parmi eux il y avait un roman de Cesare Pavese. En pensant alors à bien l’étudier, à observer comment il s’ouvre, se développe et se termine, les « Lezioni americane » de Calvino me vinrent à l’esprit. »
Un autre point à considérer concernant l’écriture est le suivant (mais puisque je ne suis plus sûr d’en être moi-même l’auteur, je le mets entre guillemets... et ceux qui le reconnaissent, sont remerciés de le rendre au véritable auteur... pour l’instant, c’est ma propriété, fruit de ma génération) :
« Le roman écrit ou lu est un remède qui accumule le temps en lambeaux, insaisissable et éphémère par nature. Il a le rôle illusoire de figer l’instant sans entraver le passage du temps. Les visages, les événements, les attentes des personnages et de leurs attitudes, le nombre de pages, enfin l’espace parcouru ou celui que le lecteur doit parcourir et tout ce qui donne matière à la mémoire. Ainsi, le drame et la solution du drame sont concentrés dans le même espace et en même temps. Et pendant un temps, le souvenir d’un paradis perdu s’estompe tout comme disparaissent les rêves et les aperçus d’un avenir meilleur, puisque tout est à portée de main ici et maintenant : nous n’avons plus d’efforts à faire ni de sacrifices pour poursuivre le bonheur dont la matière est le temps et la propriété est l’éphémère.
Y a-t-il de plus grandiose et plus sublime que ce don heureux que nous avons : posséder l’éternité sans bouger d’un millimètre, sans être absent un instant, du présent ?
Quel miracle, n'est-ce pas ?
C’est, je crois, en ce sens que le roman et peut-être toutes les autres œuvres d’art ou d’industrie constituent une thérapie existentielle... »
Mes paroles sont devenues anonymes, inconnues de moi ?! Je ne sais pas. « Qui me donne l’homme vivant ? » – dit Francesco De Sanctis dans « La giovinezza ».
Si cette citation arrachée de ma mémoire par les vents du temps et de l’oubli, si elle est devenue si étrangère pour moi, inconnue, morte, un cadavre, mon cadavre, qui lui rendra la vie ?
Oui, je suis frappé par le syndrome de De Sanctis : je ne me souviens plus si c’est moi qui ai écrit certains mots ou si c’a été quelqu’un d’autre. Je ne me souviens plus de quel site archéologique mémoriel sont-ils jaillis !
« La meilleure partie de nous meurt, et il n’y a aucun souvenir qui puisse la ressusciter. » répéta De Sanctis, et il avait raison.
« Je n’arrête pas de penser et repenser à cette histoire de Nabil – ai-je écrit le jour du 18-01-2012. Et ce n’est qu’hier, alors que je faisais mon jogging, d’autres idées m’ont traversé l’esprit. C’était une distillation généreuse - que dire ? - une pluie d’idées inhérente à l’histoire en cours d’écriture ! Et je dois suivre mon imagination pour les rassembler et les placer dans l’architecture de l’œuvre. C’est très épuisant. C’est aussi un facteur qui génère angoisse et peur de perdre des idées pertinentes sans pouvoir faire autre chose que se contenter de ce que l’on peut garder ou de ce dont on peut se souvenir... »
Dans « Fiamme in paradiso », j’ai essayé d’être plus attentif à la chronologie et à la cohérence des événements au fil du temps. Je me souviens que j’avais vraiment souffert (sentiment de culpabilité ? Peur de ruiner l’édifice narratif ?) d’avoir gardé le silence sur le mois de Ramadan dans la vie de Karim. Ainsi, ce mois-ci, aussi sacré que cela soit pour le protagoniste qui continuait à aller à la mosquée pour prier, il existait vraiment et était aux environs de l’époque et de la ville. L’ignorer serait une incohérence dans la psychologie du personnage. Mais, comme nous le voyons, ce manque n’était pas un vrai manque. L’histoire de Karim n’était pas destinée à photographier la vie réelle d’une personne, mais à proposer une vie sans précédent, qui n’existe que dans mon imagination.
Au lieu de cela, dans « L’occidentalista », j’ai été séduit par la forme circulaire de l’histoire, dans le sens où le temps de l’histoire étant expiré parce qu’elle est désormais considérée comme une autre dimension, celle de la mort, et du coup la succession logique et chronologiques des événements devient un détail sans grande importance.
À ce moment-là, ce qui compte, c’est le bloc de la vie donnée immédiatement et totalement (comme dans une peinture) pour contrebalancer l’autre bloc de la mort, lui aussi immédiat et monolithique. D’un côté la vie, de l’autre, la mort, où le sens même et la nécessité de la causalité expirent et deviennent impertinents. C’est comme regarder à l’œil nu les reliefs de Jupiter depuis la terre.
Dans « L’occidentalista », chaque chapitre agit comme un fragment de mémoire, à partir duquel on peut parcourir en long et en large le temps et les événements passés de notre vie lointaine ou récente, sans prétendre de la mémoire qu’elle nous fournisse ces événements vécus dans l’ordre chronologique.
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Histoire (moderne) de l’Algérie
Si le personnage de Santo (qui devint plus tard Logr puis Khalti) est lourd et omniprésent, c’est parce que la tendance générale des Algériens d’aujourd’hui est de trouver un métier qui leur permet de gagner sans grandes dépenses, sans sacrifices, sans le moindre investissement, tout l’or qu’ils désirent. Tous les biens des autres qui se trouvent dans nos mains ou nos poches devrait être à notre bénéfice !
Et si les Algériens contestent le pouvoir et le trouvent toujours injuste, dictatorial et voleur, et s’en plaignent comme de la peste, c’est seulement parce que ce pouvoir se trouve en dehors de leur portée et ne peuvent en tirer aucun profit ! Ils pensent en outre qu’il est possible de vivre dans un État où il serait nécessaire de ne pas payer des impôts.
Malheureusement, les historiens, peut-être, n’ont pas encore saisi cette nature parasitaire chez les Algériens et n’ont donc pas encore pu comprendre une bonne partie de cette maladie civile qui touche mortellement la plupart des Algériens.
Ces historiens ont donc raté l’occasion de pouvoir expliquer les défauts qui nous sapent en Algérie... Ainsi, leurs efforts pour trouver une solution au manque de sens de l’État qui caractérise de nombreux Algériens s’avèrent toujours vains et inutiles. Et cela nuit évidemment à leur art ou à leur science... historique.
Nos historiens ont tout imaginé, sauf cette tendance parasitaire qui est désormais devenue une seconde nature pour l’Algérien. On est là face à une habitude non pas tant dictée par la nature (car la nature nous a doté à la fois de l’égoïsme et de la solidarité, certainement en proportions équilibrées) mais par les événements historiques tragiques que l’Algérie a connus pendant cinq siècles environ.
Depuis l’aube de l’occupation ottomane – qui eut lieu en 1515 et s’est terminée en 1830 avec la vente/remise du pays aux Français, qui nous avaient occupés jusqu’en 1962 – aucun Algérien natif n’avait plus pris le pouvoir et gouverné son propre pays.
Un haut responsable turc, Hamdane Khoudja, qui a été témoin de la prise d’Alger par les Français, le dit clairement dans son livre « Le Miroir ».
Les Français aussi chérissaient une telle leçon, et le célèbre De Tocqueville, bien qu’auteur de La Démocratie, mettait en garde ses compatriotes français contre le risque mortel de laisser l’autochtone, l’Algérien, approcher de la sphère du pouvoir.
Sitôt dit sitôt fait. Cette exclusion de la sphère humaine dura cinq siècles entiers.
Il est désormais évident que cette exclusion de l’histoire, de la politique, de l’humanité ; ce conditionnement à voir dans le gouvernant une figure d’imposteur étranger, de brigand, cruel, superbement infâme et égoïste ; ce conditionnement pervers, dis-je, a créé chez les Algériens une aversion viscérale envers toute forme de pouvoir, envers quiconque le représente, même s’ils sont eux-mêmes !
Ainsi, lorsque l’Algérie reprit la gestion de son destin avec la main et l’esprit de ses enfants, voici les Algériens, encore sédatés et ankylosés par ces cinq siècles de dressage pour l’esclavage, l’in-autonomie, l’idiotie politique, l’inhumanité... les-voici donc ennemis du pouvoir, des gens du pouvoir, bref de l’État.
Ils ne comprennent pas encore que les impôts sont une nécessité vitale pour l’État qui n’est rien d’autre que l’expression de leur société, d’eux-mêmes.
Ils ne comprennent pas et ne veulent pas comprendre ni croire que leurs dirigeants, après 1962, sont chair de leur chair, ils sont eux-mêmes. Et c’est pourquoi ils ne comprennent pas que, quelle que soit la forme de gouvernement qu’ils veulent, ils doivent inexorablement payer un certain tribut ; que ce soit un gouvernement autochtone de personnes justes et honnêtes en tout cas, ou des étrangers usurpateurs et imposteurs, des brigands, des mercenaires ou des proxénètes, quoi.
Ils ne comprennent pas encore qu’ils doivent payer des impôts justes et indulgents (dans le cas des souverains indigènes légitimes) ou des impôts abusifs et très lourds (dans le cas des usurpateurs étrangers).
C’est pourquoi le Front islamique du salut (FIS), ledit hirak plus tard, ou autres mouvements populistes qui disputent le pouvoir à l’État, prennent racine et prospèrent dans les âmes de ces Algériens qui souffrent du syndrome de cette idiotie, au sens étymologique du mot (l’absence de sens de l’État). Ces populistes sont en fait suivis avec enthousiasme, avec un zèle militant et une sorte de foi de charbonnier ; il suffit qu’un manipulateur rusé (les flics du néocolonialisme par exemple, les forces réactionnaires et aliénées, les bougnouls chroniques) leur dise, par exemple, que s’il avait été lui à gouverner l’État algérien, il les aurait exemptés de payer des impôts. Ce qu’a fait d’ailleurs le FIS qui avait eu un succès retentissant, malheureusement.
Ou, ce qui est la même chose, il suffit que cet imposteur dise à ces écervelés sans sens de l’Etat que les dignitaires du régime ou du pouvoir sont des corrompus qui possèdent des châteaux en Espagne, sur la Loire et la Tamise, qui ont volé des milliers de milliards de dollars et continuent de voler - même si ces sommes n’existent pas encore sur Terre, même si elles n’existent pas dans la Chine actuelle, les États-Unis, l’Europe, le Japon réunis.
Remarquez en passant la rhétorique de la propagande impérialiste qui appelle nos dirigeants et notre gouvernement avec des mystifèmes péjoratifs pour les délégitimer, pour semer le chaos, pour renverser sémantiquement l’Etat avant de le renverser physiquement.
Les mêmes personnes qui nous ont réduits en esclavage pendant des siècles reconnaissent que nous sommes un peuple qui sait qu’il est le seul dans le monde musulman à avoir obtenu son indépendance au prix d’une longue et terrible guerre qui a dévasté nos terres et a humilié, exilé et tué des millions d’Algériens. En plus de cette œuvre « pieuse » des exécrables colonialismes ottoman et français, il existe un autre mal, non moins grand et non moins mortel, celui du « FIS de la haine », comme l’appelait Rachid Boudjedra. Ce mouvement réactionnaire et nihiliste a interrompu l’élan des Algériens vers le progrès, l’émancipation morale et la prospérité économique.
L’exode rural qu’il a provoqué dans les années ‘90 a principalement conduit de nombreux citoyens à quitter violemment leur village pour s’installer en ville. Et ainsi, ils ont perdu leur orientation et adopté des comportements déphasés, inadaptés à la vie en ville.
Où qu’ils passent, ces islamistes, ces mercenaires, ils laissent ruines, misère, laideur, violence et disharmonie... Et nos villes deviennent des zoos sans clôtures ni personnel qui en prend soin.
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Les rêves dans l’œuvre
L’utilisation des rêves dans une œuvre littéraire n’est pas si simple comme l’on peut s’imaginer. Selon Nabokov (voir son essai Littératures), les rêves des personnages doivent être construits non pas à partir des rêves de l’auteur ou des rêves que d’autres lui ont pu raconter, non pas à partir de l’univers réel où se déroule la vie de l’auteur lui-même et des personnages modèles dont naissent les personnages de l’œuvre, mais en partant de l’œuvre elle-même qui agit comme un univers générateur de rêves sui generis caractérisant la vie du protagoniste rêvant.
Nabokov croit avoir trouvé, dans le roman d’Anne Karénine de Tolstoï, tous les ingrédients d’un rêve commun partagé entre Anna Karénine et son amant, dans les histoires, discours, coutumes, sensibilités et paysages que le lecteur peut trouver dans l’œuvre. Tous les détails de ce rêve appartiennent seulement à l’univers de l’œuvre. Rien ne lui a été imposé du dehors.
Personnellement, j’ai souvent utilisé les rêves dans mes écrits, en prose comme en poésie (bien que dans cette dernière en moindre proportion), mais jamais – je dis cela pour l’histoire – je n’ai pensé à ausculter (au sens médical ou tolstoïen) le murmure fondamental de la psychologie et de l’existence du personnage afin d’en extraire un rêve.
Quand j’ai reçu cette information, cet avertissement de Nabokov, j’ai ressenti un malaise, même si toutes les idées ne nous séduisent pas seulement pour la vérité qu’elles peuvent connaître, mais elles nous séduisent surtout pour leur nouveauté et notre impréparation.
Toutefois, en réfléchissant à ce problème sérieux soulevé par Nabokov, j’en suis venu à atténuer un peu la critique cruelle de ce maitre de la littérature. En fait cela ne doit pas nous stupéfier car après tout l’œuvre naît dans ce creuset qu’est l’univers personnel de l’écrivain. Ce qui crée l’œuvre est le même matériau qui crée ses détails, rêve ou rêverie, langage ou logique, souvenir ou projet, poésie ou éthique...
Certains rêves sont transcrits par Nabil et envoyés par e-mail à Chris (qui deviendra plus tard Dania) qui les interprète et les lui renvoie. Il ne fait pas beaucoup de rêves et ne lui envoie que ceux qu’il considère importants. Plus tard il arrêtera de les lui envoyer, bien sûr, parce qu’il craint pour son intimité. Ou peut-être, peut-être, les réserve-t-il aux jours où il ira vivre avec elle. Mais parfois, il a l’impression que presque rien ne filtre de l’intimité de Chris/Dania. Il ne se l’avoue même pas et, cependant, il garde l’espoir qu’un jour, lorsqu’ils se rencontreront, dans cette intimité, il lui parlera de lui-même et de ses rêves.
Voici l’un des rêves qu’il a envoyés à sa petite amie : « Je me vois dans un paysage urbain familier, mais seulement pendant le rêve (ou parce qu’il me rappelle autres rêves précédents). Je marche. À un moment donné, l’endroit devint un jardin. Je vois des animaux sauvages qui y ont établi leur habitat, étant donné qu’il a été libéré de la présence de l’homme. Je vois un petit loup, peut-être un tigre ou un chevreuil ou un cerf fuir mon regard. Je vais y aller voir. Il ne reste plus rien. Mais voici que j’aperçois des couleurs. C’est un perroquet aux couleurs vives. J’essaie de m’approcher de lui mais il s’enfuit dans la petite jungle. Il a retrouvé sa nature d’origine. Je vois des gars. Je crains qu’ils envahissent ce paradis pur et libre, j’essaie de les dissuader. J’ai une idée si belle et réaliste que je me réveille en essayant de la formuler : je pourrais acheter un terrain, le clôturer, planter quelques arbres et le dédier à ceux parmi les animaux qui veulent y aller. »
En réalité, c’était mon propre rêve.
Plus tard dans la matinée, en attendant le métro pour aller au boulot, le problème de l’eau surgit pour cette entreprise de rêve ! Ou bien est-ce la réalité qui perpétue le rêve ?
Je me suis levé à 6h15 et maintenant il est 8h05 le lundi 12 mars 2012. Je réfléchis encore à la signification de ce rêve : sera-ce la jungle d’idées et d’images que j’ai découverte en commençant à écrire ce roman ?
Quoi qu’il en soit, et quelle que soit la remarque de Nabokov, je suis certain qu’un lecteur déterminé et curieux pourrait y trouver – s’il les cherche avec soin et méthode – tous les ingrédients de ce rêve dans l’expérience de Nabil, pour la simple raison, comme je l’ai dit, que rêve et éveil proviennent de la même source : la sensibilité de l’auteur. Cela, Nabokov lui-même le dit !
Le deuxième rêve à raconter est le suivant : « Une fille lui fait une fellation puis se retire pour cracher la goutte qu’elle a prise dans sa bouche sous le regard d’une autre personne. »
Dania, après avoir soumis ce rêve de Nabil à un psychanalyste, lui fait comprendre qu’il s’agit d’un rituel superstitieux qui, dans le langage clair et concis des rêves, signifie que ce qui suit est en réalité le meilleur, pas la première goutte. C’est le passé, ce qui est passé, ce qui moisit et pue, et ce qu’il faut vomir ou cracher.
Inutile de dire que ces rêves et bien d’autres imaginés ont disparu dans la version finale. En réalité, ils ont été tellement modifiés et retravaillés qu’ils ne sont plus reconnaissables. Mais la substance qui les avait conçus et leur avait donné vie persiste et constitue le leitmotiv de toute l’histoire du roman.
Les critiques trouveront d’autres détails et y projetteront surement certains de leurs fantômes et fantasmes. Mais ce que j’ai écrit ici est en gros l’épopée de ce roman dont je suis fier et – je l’espère bien – qu’il plaira au lecteur.
Abdelmalek Smari
Milan, 16-11-2019