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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Cosmogonie

 

 

Dieu créa la nature à son image; image dont plus tard elle-même en transmettrait quelques reflets à ce qu’elle allait enfanter durant toute l’éternité, et à la crème de cette progéniture, la Conscience.

Monstre ? ou bien mérite dont l’homme/Caïn en ferait une propriété privée, exclusive ?

Ne pouvant, ni d’ailleurs devant, rester inerte et sans projet, auquel cas elle se serait ennuyée et annihilée donc - et c’en est là une seconde grâce que dieu lui accorda après celle de sa création -, la nature alla un jour au marché de dieu et en acheta chala bala, un paquet.

Faisant confiance à son vendeur et créateur, elle accepta le paquet sans l’avoir déballé pour voir ce qu’il pourrait y a voir dedans.

« Tout sauf l’ennui, tout sauf la mort ! » répétait-elle impatiente comme si elle était en train de frire des œufs.

 

Plus tard, comme on saura, l’inquiétante curiosité de la découverte, le plaisir des satisfactions, la douloureuse amertume des déceptions, tout ça la détournerait du mortel ennui.

Plus tard, c'est-à-dire quand elle allait découvrir les douces saisons vertes et les chaudes lumières,

les fragrances enivrantes et les suaves couleurs,

la beauté des poèmes et les musiques du ciel,

l’insouciance de la jeunesse et l’extase de l’amour,

le rêve de justice et de liberté,

la paisible paix et l’enchantement de l’éternité.

 

Plus tard, c'est-à-dire aussi quand elle allait découvrir les rudes saisons mortes et les froides ténèbres, les orages de la misère et leurs fouets de feu,

l’atroce douleur de la vie devant le néant,

la flétrissure des roses et la laideur puante de la solitude,

la pâleur gémissante de la douleur et l’étourdissement devant le mal,

devant la mort.

 

C'est-à-dire aussi - et surtout - avec l’avènement de l’homme,

Caïn,

cruel histrion,

imposteur,

avec ses spectacles de laideurs et d’horreurs,

avec ses industries de la ruine et des génocides,

avec ses caravanes d’égoïsmes et d’injustices,

avec ses lâchetés et ses mesquines nainneries,

avec ses mensonges sans tête ni queue,

avec ses doutes brûlants et ses bêtises… infinies,

avec son Arrrrrrrrrrrogance, sa maigre poétique, en mérite de laquelle il se vante d’être

le se(u)l de l’univers,

l’enchantement de l’éternité.

20-06-15 13.45

Abdelmalek Smari

 

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