Partager l'article ! Sic transit gloria mundi : A ce frère victime et martyr de la haine des traîtres et des impérialistes: « A ce Néron re ...
| Février 2012 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | ||||||||
|
||||||||||
« A ce Néron repu qui rit parmi les traîtres
…
Ivre deux fois, immonde encore plus que féroce,
Pourceau dans le cloaque et loup dans le charnier. »
Victor Hugo
« Jamais bouchier ne detailla mieulx chair à la boucherie » ! Rabelais
Oh grand homme
que seuls les traîtres de marque
savent et jubilent
et froidement assassinent
repose maintenant en paix
sache que ta graine bénie
donnera moult et généreux épis
oh fils de ta mère
oh mon frère
ce n’est pas l’empire, ce Néron,
ni ses mercenaires
les tueurs à gage
qui t’ont assassiné mon frère
sur leurs Phantoms,
sur leurs Mirages
mais ce sont les traîtres
chair de ta chair, nos frères
et si tu as répondu quand même
à l’appel de ton destin
au martyre, à ton calvaire
c’est seulement parce que la mort existe
et tu es mortel
assassins de mon frère
immondes encore plus que féroces
vous aussi vous aurez votre agonie
atroce puisque lâche
la mort vous surprendra vous aussi
mais elle sera une mort de lâches
pour vous les moins que lâches
les moins que vils, les riens
les moins que rien
porcs dans les cloaques
vous qui excellez dans l’art
d’abattre les déjà-morts
hyènes…
loups dans les charniers
avec tous mes respects pour les hyènes
et les loups et les porcs
vous mourrez donc en lâches
seuls désertés par vos semblables
et vos pairs les traîtres
dans des lits froids et sombres
vous aurez pour linceul
peut-être
l’ombre
peut-être
de votre triomphe sinistre
la gloire vous ne saurez la voir
et toi cher frère
vivant tu as été généreux
avec ces assassins mêmes
mort tu les promus héros !
Voyez-vous, hyènes, porcs, loups
moi aussi
je suis en liesse
comme vous, les lâches,
j’exécute toutes les danses
que les bottes de l’empire
votre maître, votre dieu seigneur
m’indiquent
mes mots, mes larmes
toutefois vous accusent de crime
contre cet homme
vrai celui-ci et vivant et sensible
il n’est pas abstrait ni faux
comme ceux des vos mensonges
et des cartes de l’onu et des ong
je vous accuse bande de lâches
et de sadisme et de cruauté…
oh grand frère
si tu étais encore en vie
tu verrais que quelqu’un ici
t’est resté ami
il t’a même pleuré
et récité la plus belle prière
celle de gloria mundi
pour toi béat martyr,
homme de cohérence, homme de gloire
il s’est complimenté aussi
avec tes assassins, mercenaires
et traîtres confondus,
pour leur cirque qu’ils ont monté
de la cruauté des loups dans le charnier
et de la traitrise des porcs…
Oh grand homme
que seuls les traîtres de marque
savent et jubilent
et froidement assassinent. Milan le 21 octobre 2011 – 01 :15
Abdelmalek Smari