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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Le plaisir de servir chez les bédouins (12)

 

« Dans la Grèce Antique, idiotes désigne la sphère privée,

et par extension celui qui ne participe pas à la vie publique,

ce qui, dans la démocratie athénienne, le fait voir comme

une sorte de déficient intellectuel. Le terme se diffuse

tout au long du XIXème siècle pour désigner quelqu’un

qui ne sort pas de lui-même. »

Jacques Hochmann in Sciences Humaines

septembre-octobre-novembre 2012

 

 

Rien que ça ?

Quant à moi je dis avec Jean Sénac « Et je répète, un nom toujours le même, celui qu'aucune humiliation, aucune colère n'efface, le tien Mère Algérie, notre inlassable amour [...] Mon peuple m'entoure et murmure[...] qu'importe maintenant la haine et l'indifférence de nos pères puisque voici la vérité en route et que je marche dans ses rangs ».

Je parle de cette symbiose entre le citoyen et sa cité qui doit exister chez berbericus, tout en étant convaincu que l’obtention d’un tel objectif, fort noble, n’est pas à la portée de tout le monde, du moins difficilement réalisable.

Mais s’il n’est pas à la portée, s’il est difficile à atteindre, il n’est pas dit qu’il soit nécessairement l’apanage de quelques heureux et rares élus, des seuls onctueux du Seigneur ou des seuls « moubacharine bil djennah », promus au paradis.

Non, il y a un truc pour y arriver : il suffit d’avoir l’art et le savoir de marier notre intérêt personnel avec celui des autres membres de la cité… rien que ça ?

Oui rien que ça.

Ou bien, à défaut, il suffit de prendre conscience que la neutralisation du fléau qui s’abat sur berbericus et menace jusqu’à son existence même réside dans ce mariage harmonieux et intelligent des deux intérêts individuel et collectif.

Il ne faut pas toutefois oublier que le général prime l’individuel : si l’intérêt individuel ne mène pas nécessairement à la réalisation de l’intérêt public, celui-ci, lui, mène inexorablement à la réalisation du premier.

Le truc consiste donc dans le fait de braver sa propre paresse ; et pour y arriver, il faut de l’imagination, de l’intelligence bien entendu, du courage, tant de courage et de la confiance, critique évidemment. Toutes ces dispositions morales de l’individu sont des qualités indispensables pour combattre efficacement l’égoïsme marécageux qui nous ronge et mine notre cité, notre existence donc en tant que corps historique.

Personnellement je ne crois pas que berbericus, artifice, faiseur de la grandiose Révolution de Novembre ’54 soit privé de ces qualités morales.

Ce ne sera pas un grand effort pour beberbericus, pour peu qu’il prenne conscience de l’origine de son mal et qu’il retrousse les manches de sa chemise et se mette à l’œuvre. L’adage, l’adage du même berbericus ne dit-il pas : « Est arrivé celui qui est parti » Men r'keb ahasbou ouassal ?

Et puis qui a dit que berbericus soit aussi idiot que ça ?!

Non, berbericus ne devrait pas être aussi lâche, à moins qu’il soit devenu un castré, manquant de courage, de nif, de virilité et de dignité…

 

Pour l’empire le monde est un vaste champ de batailles et les peuples sont des cobayes

Mais laissons les ‘idiots’ au sens grec, ‘indifférents’ au sens gramscien, et examinons quelques citations, les laissant parler d’elles-mêmes, à propos des agissements de l’empire qui, lui, ne s’endort pas et ne devrait jamais s’endormir : il est toujours actif et opératif.

Il semble que sa raison d’être soit l’alimentation continue de la culture de la violence agressive et de l’industrie de la cruauté et de la mort.

N’a-t-il que ça dans la tête ? dans les viscères ?

 

« Il (M. Amir-Abdollahian) a demandé aux «Etats-Unis de cesser de soutenir le terrorisme, le meurtre des gens et la destruction des infrastructures de la Syrie».

« Je suis étonné – affirme Ali Akbar Salehi, le chef de la diplomatie iranienne - que les [dits] Occidentaux, qui parlent des droits de l’homme, envoient des armes aux terroristes cannibales», en référence à une vidéo postée sur internet dans laquelle on voit un rebelle syrien arracher le foie d’un soldat tué pour le porter à sa bouche. » le Quotidien El Watan du 24-06-13

Que dire ? Même lesdits ploucs de Mullahs sont arrivés - et à très juste titre ! - à donner des leçons de moralité et de civisme au pays considéré le plus démocratique de l'histoire !

En fait n'est-ce pas terrible que la pays présumé le plus civilisé et le plus respectueux des droits de l'homme s'allie avec des cannibales et leur porte son soutien médiatique, logistique et militaire!!!

De sa part l’autre quotidien algérien arabophone Echourouk (dans l’une de ses livraisons de la première semaine de décembre 2013) a publié une indiscrétion selon laquelle le président algérien Bouteflika aurait reproché au président français la politique de deux poids deux mesures des grandes puissances dites amies des peuples arabes.

Il lui aurait dit : « Vous faites la guerre à Al Qaida au Mali et vous l’aidez avec des armes et de l’argent en Syrie ! » et des hommes (mercenaires) ajouterai-je.

 

« Guerres de l’esprit est un ouvrage sur la technologie de pointe et des neurosciences développées pour des applications militaires. Il parle de la stimulation cérébrale profonde, les neuro-hormones, et pose de nouvelles interrogations.

Il y est question des "psyops", expériences de contrôle mental, des médicaments qui effacent la peur et le besoin de dormir, de l’implantation de microcircuits dans le cerveau, des prothèses de pointe, et des super-soldats et des robots armés… [tant la frontière entre le vivant et l’artificiel s’amenuise] »

http://www.amazon.co.uk/s/ref=nb_sb_noss?url=search-alias%3Dstripbooks&field-keywords=9781934137437

 

De l’autre part, les stratèges de l’empire, comme si cette redoutable percée technologique au service de la cruauté et de la mort ne suffisait plus pour remplir les gouffres de leur voracité, ils font de tout pour militariser toute la société, leur société même !

« Le vétéran de l’US Army Special Forces, Larry Jordan a été chargé par ses supérieurs de concevoir un système de combat corps à corps vraiment bas et sale pour les bérets verts de l’US Army Rangers. Système qui consiste en tout en 12 techniques étonnamment simples, rapides brutales et terriblement efficaces.

Un tel système militaire est à présent adapté pour l’autodéfense civile. Son auteur l’appelle "The Dirty Dozen", les douze salopards. 

Enfin - soutient le commentateur - il faut gladiatoriser les civils contre la menace toujours présente de la criminalité violente et les attaques terroristes. Situations qui montrent que les gens ne peuvent plus compter sur "quelqu’un d’autre" pour les protéger. Résister et vaincre les méchants relèvent désormais de la responsabilité de tout le monde. 

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 « Le journaliste Jeremy Scahill documente le nouveau paradigme de la guerre américaine: combattue loin de tout champ de bataille déclaré, par des unités qui n’existent pas officiellement, dans des milliers d’opérations par mois qui ne sont jamais reconnu publiquement.
De l’Afghanistan et du Pakistan au Yémen, à la Somalie et au-delà, Scahill parle aux agents de la CIA, aux mercenaires et aux forces des opérations spéciales d’élite qui peuplent le côté sombre des nombreuses guerres que l’Amérique combat.

L’auteur parle aux chefs de guerre Al-Qaïda soutenus par la CIA, aux survivants de raids nocturnes et des frappes de drones – qui assassinent jusqu’aux familles de citoyens américains ! »

Un esprit de violence bien typique qui a caractérisé lesdits pioneers, les sauvages qui avaient conquis l'Amérique.

http://www.amazon.co.uk/Dirty-Wars-battlefield-Jeremy-Scahill/dp/1846688507/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1374489146&sr=1-1&keywords=9781846688508  

 

Je parie que si l’enfantement se faisait sans douleur et sans esprit d’investissement, nos mères n’auraient jamais pleuré un enfant qu’elles perdent.

Mais puisqu’elles les enfantent dans les douleurs qu’elles seules éprouvent et connaissent, elles y tiennent plus qu’à leurs yeux, plus qu’à leur propre vie.

Voilà peut-être pourquoi la femme n’a pas inventé la guerre ou du moins elle n’y participe qu’à contrecœur et sans animosité.  

Bien que je suis moi-même un mâle, je reconnais que le mâle humain est un parasite par rapport à sa femelle, justement un mal humain : les mâles humains se sont toujours pris, et continuent encore aujourd'hui de se prendre, pour presque tout dans la procréation, alors que leur rôle biologique est fort moindre - bien qu'il reste fondamentalement complémentaire - par rapport à celui de la femelle.

Et c’est paradoxalement cette prétention, cette arrogance, qui leur a donné le droit de vie ou de mort sur l’enfant de la femme.
Non Messieurs les mâles, la guerre, ce n’est pas un jeu de PlayStation… Elle ne résout ni les problèmes politiques des hommes ni vos névroses, bien au contraire…

Non Messieurs les mâles, tout ce que nous voyons c'est que vous avez érigé votre folie destructrice en une grande légende dorée, une sagesse satanique, une pratique infernale, qui a pour objectif la rapine des peuples, pour cobayes les enculés de la terre, pour objet et méthode la cruauté et le mensonge et pour laboratoires les territoires des vaincus.

La guerre existera toujours parce qu’il y aura toujours des enfants de la femme qui l’infligent aux autres ou en subissent les affres. Malheureusement!

 

Une nation étrangement en paix avec la guerre perpétuelle

Ces prédateurs, ces ardents foyers de la haine et de la destruction, s’adonnent corps et âme à ce plaisir sadique d’anéantir ceux qui subissent leur horreur, leur violence.

Et, tôt ou tard, par contagion ou par vendetta, cette violence se retournera contre ceux-là mêmes qui aujourd'hui la prônent, la projettent, la cultivent, la réalisent et en profitent, c’est-à-dire contre les prédateurs et les puissants eux-mêmes.

Car s’il leur arrive de réussir dans leur entreprise, de vaincre, ce ne sera que l’espace d’une bataille (même si la victoire dure des lustres ou des siècles…).

Et leurs postérités les maudiront de toute façon au lieu de les glorifier.

Quant à la violence de la résistance à l’oppression elle ne saurait être mis sur le même pied d'égalité avec celle des bourreaux, elle ne saurait être totalement condamnée puisqu'elle est dictée par une situation de légitime défense.

Ça va de soi : criminellement imbécile serait celui qui tend l’autre joue à une main ex ou néocolonialiste, nazie ou fasciste.

Rai news 24 a consacré au voyage du Pape au Brésil un temps infini à décrire avec la minutie des chartreux l’avion sur lequel voyageait le pontife.

Au cours de la même semaine, saisissant l’occasion du suicide d’un soldat anglais utilisé dans les guerres injustes que le sous-traitant de l’empire – le RU – mène dans les pays bordellisés, la même tv consacre moins de 10 secondes simple aller, pour citer en passant la mort, chaque jour, d'une moyenne de vingt « vétérans » américains (!) employés dans les infinies guerres en cours dans le monde que l’empire a mis et ne cesse de mettre sur chantier.

Une véritable hécatombe qu’il faudrait ignorer pour ne pas réveiller les consciences endormies de l’opinion publique mondiale, assoupie parait-il par le lourd fardeau de veiller à la moralité des enculés de la terre !

Nous résumons avec Rachel Maddow que l’Amérique a dérivé loin de ses idéaux originaux. Elle est devenue une nation étrangement en paix avec la guerre perpétuelle. »

http://www.amazon.co.uk/Drift-Unmooring-American-Military-Power/dp/0307460991/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1363250826&sr=8-1

 

Abdelmalek Smari

 

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