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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Aux morts qui vivent encore en nous, dans nos mémoires, dans nos cœurs, Ave ! Shalom ! Salam !

 

 

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Demain, une partie non indifférente des peuples de la terre célèbreront la fête des morts. Ça signifie que les hommes s’arrêtent un instant de faire les dieux, se détournent de la vie, s’en détachent, l’oublient pour dire : Basta à la course effrénée et insensée de l’illusion et de l’arrogance ! Basta à ces vanités et ces riens, éphémères en plus, que la vie même leur impose!

Demain ces hommes rassérénés prendront leurs bambins et leurs aïeux et se dirigent vers les fleuristes, aux portes des cimetières.

Demain ces hommes achèteront des bouquets de fleurs et iront se recueillir sur la mémoire de leurs chers défunts et leur dire qu’ils sont encore en vie et que la vie se porte bien et qu’eux, ils peuvent se reposer en paix, sans soucis…

Demain nous aussi, Algériens, honorerons nos morts qui avaient sacrifié leurs vies pour que vive notre pays.

Demain, qui avec un soupir de nostalgie, qui avec un poème, qui avec une prière, qui avec un sourire d’orgueil, qui avec des gerbes de fleurs, qui avec des salves de baroud, qui avec des youyou d’amour, qui avec des mots de reconnaissance et d’admiration…,

Demain nous aussi nous saluons nos martyrs…

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Les morts

Ils sont là

Ils ont grandi

Les morts

Sous l’œil doux de l’espoir

Ils ont joué

Ils ont aimé

Ils ont connu la joie

De guérison après la maladie

De prospérité après la misère

Du réveil après le cauchemar

Ils ont causé et rigolé

En sirotant du thé ou du café

Avec les friands biscuits

Et les douces brises

Des tendres saisons

Dans les mois d’été

Ou durant les veillées d’hiver

Devant les kanouns

Qui palpitaient de chaleur

Ils ont chanté enfin

Et puis ils se sont tus

Avec les indifférents

Et ceux qui tout oubliaient.

 

Abdelmalek Smari

 

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