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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

De la richesse, des eaux noires et sales et du miracle chez les Algériens de rester propres !!

  الفوخ  والزّوخ  و... عشانا بولبّوخ 

 

« Et comme il était prévisible que ces notions défaillantes

(nation, Etat et révolution libératrice) produiraient, chacune,

son contraire, l’Algérie s’est retrouvée, ces dernières années,

précocement à bout de souffle, inconnue à elle-même, ignorée

de ses enfants qui, tablant surtout sur des critères étrangers très

peu universels et des modes de pensée et de recherche identitaire

non-maghrébins, ne reconnaissaient plus leur pays du double point de

vue de son histoire, même récente, et de sa légitimité révolutionnaire…

Cependant les responsabilités dans cette abdication flagrante sont

partagées entre l’Etat et ses ressortissants, autrement on ne comprendrait

pas qu’un minimum de sens national ne puisse animer les citoyens… »

 

Mostefa Lacheraf « Les ruptures et l’oubli » Casbah Editions, Alger 2004


 

Comme des chenilles au printemps

Imaginez le peuple algérien (la population active entière) comme un anneau énorme où un individu est relié à un autre comme ces chenilles qu’on voit souvent dans les campagnes quand arrive le printemps, toutefois avec cette différence près : au lieu de s’enculer l’un l’autre, les Algériens se mangent chacun la chair de l’autre !

En suivant persévéramment cette chaîne interminable, l’on se rend compte que c’est justement la bouchée de chair, qu’un individu donné arrache de l’épaule ou du derrière de celui qui se trouve devant lui et à sa disposition, qui fera la richesse … de ce type de zombis.

En fait si vous allez demander à l’une de ces hyènes de chenilles immondes « qui est le riche dans cette suite d’enculant-enculés ? » Elle vous répondra, la hyène, entre une bouchée et l’autre « tel, celui qui a la bouche pleine ! » Et elle te le jurera aussi sur la tête de sa mère et sur celles de dieu et de ses walis intègres.

Les Algériens ont une psyché malade de richesse : son voisin, a-t-il une voiture ? ça y est, il est déjà riche. Connaît-il un bidon d’employé dans une banque ou dans les offices des finances ? il est puissant et ce n’est plus lui qui convoitera l’argent et la richesse, mais le contraire. Est-il le voisin d’un inspecteur de douanes ou d’un gendarme ? c’est que tous les affaires de l’Etat désormais marchent selon son plaisir et sa volonté. Siège-t-il dans quelques assemblées ou quelques commissions locales ou nationales ? c’est lui qui ferait tomber la nuit et lever le jour. Vit-il dans les jardins ou sous les ponts de Paris ou de Milan ? il est sorti de la gharqa, de la boue ; pourvu qu’il fasse briller quelque métal précieux comme l’euro ou une quatre roue… !

C’est ainsi que le ayyouh ennas, le commun des mortels parmi les Algériens, conçoit et définit la richesse, relayé dans ce genre d’inepties par une classe d’intellectuels du bled et d’ailleurs qui en veulent à mort au gouvernement et à l’Etat algériens. Institutions pourtant légitimes et respectables que ces hyènes tendent à comparer avec celles injustes et illégitimes du Système colonial tel qu’il a sévi en Algérie avant Novembre 54.

Oui, ces hyènes avec leurs protecteurs d’ici et d’ailleurs accusent nos gouvernants de tous les maux et de toutes les perversions. Ils les accuse d’avoir miné criminellement l’évolution historique du peuple algérien. Ce serait la faute à nos gouvernants si le peuple algérien n’avait pas encore réussi à introjecter le sens du civisme, du compter sur soi et surtout la décence d’être honnête et responsable. Ce serait de leur faute encore si ce peuple était resté confiné dans un stade d’humanoïdes sans foi ni loi pataugeant, insensibles et presque morts, dans les eaux noires de la misère morale et de la médiocrité.

« Mais – comme le dit si bien Mostefa Lacheraf – le simplisme perfide et subtil de la propagande ennemie persuade les citoyens du pays retardataire « qu’ils méritent mieux que ça », qu’ils ont tord de regretter la tutelle du système colonial défunt, etc. »  

Les Algériens savent-ils qu’au fond ils ne sont producteurs d’aucune richesse concrète ? Et c’est justement ça la source généreuse et intarissable de leur marasme existentiel. Et la Sonatrach ? - me diriez-vous.

La Sonatrach est une vache unique qui produit, certes, des richesses immenses - heureusement pour nous autres misérables - mais sa production reste modestement locale et, paradoxalement, improductive. La Sonatrach mange et s’habille étranger et tout ça est coûteux.

En plus elle est une multinationale, même si elle a gardé encore un peu d’honnêteté et de niya puisqu’elle accepte volontiers et souvent de faire l’aumône pour engraisser une pléthore interminable de ces misérables de parasites et d’ingrats qui se nourrissent l’un de l’autre, qui se mangent l’un l’autre et qui ne finissent pas de pleurnicher en accusant un Système présumé imposteur et oppresseur qui les opprime et les spolie de leurs droits présumés naturels ou historiquement gagnés au prix d’efforts et des sacrifices.

 

Des Algériens propres, dans le bartite et entourés d’ordures

Observez ces dites victimes  d’Algériens, observez-les à leur sortie de la maison, du bureau, du bar ou de la mosquée ; vous noterez quelques ordures sur leur passage. Laissez passer un peu de temps, un mois ou deux, puis retournez à les observer, à observer ces mêmes pleurnichards de fausses victimes du destin et de tous les systèmes et vous verrez qu’ils n’ont entre temps rien fait pour nettoyer leur passage, leur environnement commun. Jugez-en ensuite de leur dignité, de leur solidarité ou plutôt de leur victimisme. Vous verrez les mêmes ordures encore intactes, sinon de la main du temps !

Ce n’est pas que les Algériens aient le nez bouché ou les yeux ravis par quelques inspirations de l’intelligence ou de la transcendance, non ; ce n’est pas qu’ils n’aient pas vu ou connu ce que c’est qu’une ordure, non (ils peuvent savoir vous indiquer du plus petit chaouch corrompu jusqu’aux voleurs et escrocs de marque parmi les grosses légumes du Système comme tel et tel général ou même le président de la république) ; non.

Bien au contraire, ces pleurnichards parasites, ces menteurs et présumés violés et spoliés de présumés droits par leur propre gouvernement voient très bien ces ordures mais ils refusent de les enlever de leur passage, sciemment, avec préméditation, pour la simple raison qu’ils sont égoïstes et avares comme des trous noirs. Ce serait là un alibi en plus pour accuser le gouvernement, avec raison… et de quoi, cette fois ? de leurs propres saletés !

« Piove, governo ladro ! » - avons-nous dit précédemment ; « Notre environnement et nos rues sont pleines d’ordures, et c’est l’Etat qui passe chaque jour avec ses camions pour les remplir d’ordures et les asperger d’eaux noires ! » - devrons-nous dire maintenant pour contenter ces incapables qui, semble-t-il, ne peuvent vivre que dans un environnement sale et nauséabond. Et puis s’ils sentent vraiment la nécessité de s’en débarrasser, s’ils en ont vraiment envie, pourquoi jettent-ils et continuent de jeter leurs ordures là même où ils vivent et végètent ? Car qui d’autres qu’eux produisent et stockent sur nos trottoirs ces ordures et d’autres encore (morales celles-ci) ?

 

Le riche ? C’est l’autre !

Mais qu’est-ce que la richesse pour un Algérien ? Qu’est-ce qu’un riche ? « C’est l’autre, en tout cas pas moi ! » - entendez-vous répondre par les très très bien intentionnés parmi les Algériens actuels !

Personnellement j’ai demandé un jour à l’un de mes amis, enseignant et plus tard responsable suprême dans une école, ce qu’il entendait par richesse. Sa réponse fut pareille et égale à celle d’un rocher ! Peut-être que le rocher vous daignerait-il d’un écho ; mon ami, lui, n’était même pas capable de me renvoyer la question. Pourtant c’était lui qui accusait certains de nos amis communs, alors récemment élus conseillers au niveau de notre très modeste baladiya, de s’être enrichis sur le dos des pauvres gens de Hamma Bouziane et des hammis !

Pour l’Algérien, le riche n’est pas celui qui sait parler, écrire, faire ses comptes et être libre et honnête sans l’aide aucune d’aucun auxiliaire ; mais bien celui qui possède quelques têtes de moutons aux environs de l’Aid ; qui a une voiture quand son voisin se levant tard découvre qu’il est vachement en retard pour aller au chantier ou au bureau ; qui est médecin alors que le voisin a besoin d’un certificat médical pour justifier son retard et sa paresse ; qui est douanier alors que son proche ou parent trabendiste se trouvent dans l’exigence extrême de faire passer une marchandise ou une poignée d’euro ou de dollars sans les détaxer…

On ne le répètera jamais assez : le malheur de l’Algérie vient de cette aversion innée, viscérale, immorale, stupide de contribuer au maintien de la Cité, à être solidaire avec sa propre communauté, à payer quelques sous, non pas pour un abstrait intérêt public, mais pour les innombrables services qu’il reçoit souvent mais qu’il ne mérite pas dans la plupart des cas. Le malheur de l’Algérie est dû à l’avarice et au parasitisme stupides des Algériens.

 

De la théorie du bon Algérien

Pourquoi l’Algérien a-t-il horreur de payer les taxes ; une horreur inversement proportionnelle à son zèle de faire la prière ?! La raison en est que celle-ci ne lui demande rien que des paroles. Ne passe-t-il pas ses jours interminables à parler comme un moulin qui tourne à vide, comme une cascade que la force naturelle et gratis de la gravitation fait tourner et mugir ?

En fait sa prière ne l’engage en rien au plan moral : il continue de se masturber, de mentir, de prendre un salaire qu’il ne mérite point, de grignoter effrontément le bien du Baylek, d’abuser de son rôle (qu’il confond avec des privilèges qu’il distribue grâce à sa magnanimité), de vivre dans les ordures, de forger des épées (à l’aube du XXI° siècle !!!) pour se bagarrer à sang avec ses frères et ses amis, de mépriser les gentils gens et les âmes indulgentes (les femmes surtout), de vénérer les arrogants, d’accuser les autres de corruption et d’escroquerie non pas parce qu’ils sont tels mais tout simplement parce qu’il les croit riches, …

Quelqu’un m’objectera que l’Algérien n’est pas aussi avare que ça : la preuve est qu’il s’empresserait de payer volontiers la zakat si les autorités ou le régime impies daignaient les instituer. N’est-ce pas depuis déjà l’indépendance du pays qu’il le ré(pro)clamait ? Cet objecteur ajouterait – seulement, voilà que les autorités impies se sont révélées voraces et immorales en prétendant de lui faire payer et les impôts de César et la zakat de dieu !

Est-ce juste, cette injustice ? certainement pas ! Et puis est-ce ainsi qu’on récompense la bonne foi et son corollaire la bonne volonté du doux et bon Algérien ? Non, non, non ! Les autorités impies sont cruelles, insensibles et ingrates. Tout de même !!

 

Bien au contraire… l’Algérien n’est pas bon

Plaisanterie à part, l’Algérien plaide pour la zakat car il sait pertinemment qu’il ne la paierait jamais : tout son foin d’argent ne réussira jamais à passer un an entier dans les entrailles de ses oreillers ou de ses matelas, ensuite il fera en sorte qu’il ne pourra jamais obtenir le quorum, niçab (autre condition sine qua non de la zakat avec le bouclement de l’année zakatile), car il suffit qu’il formule la niya que tout son argent soit un non-bien et tout se trouve résolu : le fard et le fardeau de vouloir faire la zakate se trouve être levé (lavé ?) comme par enchantement.

D’autre part, même si l’Algérien n’arrive pas à autant de manœuvres, il ne pense pas que les autorités scandaleusement impies auraient la présence de l’esprit de mettre des mécanismes fiscaux pour identifier les gens zakatibles et les distinguer de ceux pas zakatibles. L’Algérien, n’étant pas honnête et ne sachant pas tenir ses comptes, pense que les autorités soient, elles aussi, malhonnêtes et dans l’impossibilité de faire leurs comptes. L’Algérien, ainsi, n’espère pas seulement dormir sur les oreillers et matelas de son foin d’argent moisi, mais surtout aussi sur la chimère de ne point payer aucun service social.

Honnêtement et pieusement nos concitoyens préfèreraient obéir à dieu « El ghaniou el hamid » qui, lui, n’a que faire de leur argent qu’à César qui, lui par contre étant homme et mortel, est tout avide de ce papier ou de ce métal précieux.

En réalité, ce n’est pas qu’ils sont pieux ou honnêtes - et ils se savent être tout sauf honnêtes et pieux – mais ils savent grâce à une science viscérale, bien particulière à eux, que le bon dieu est « Ghaforon rahim » ; il est fait donc pour être berné et roulé, alors que César est impie et impitoyable et ne peut se laisser rouler ni cède au chantage par le sentiment de charité que comptent susciter ces paresseux de pleurnichards et de parasites, cette plèbe informe d’être horizontaux pour paraphraser une heureuse terminologie bien algérienne (Moncef  Wafi).

D’ailleurs ils ne savent pas faire leurs comptes, comment voulez-vous qu’ils sachent ce qu’ils sont ou quelle est la place que l’homme, dans son habit politique, occupe au plan civil et moral ? et même s’ils formulent le vœu de s’acquitter de leur devoir civil d’une manière religieuse, soutanée, ils ne tiennent jamais parole !

Ah la parole, vertu des vertus ! Et dire qu’il y a de mauvaises langues (des gens dits civilisés et modernes) qui nous en attribuent injustement l’apanage et le respect - comme pour se moquer de nous ! Nous, peuple naïf, primitif et imbécile, sciure d’une humanité triturée par la médiocrité de l’histoire et par notre égoïsme ; nous qui sommes restés sans dignité ni consistance morale ;  nous les combien arrogants et ignorants ; d’où est-ce que ça nous arrive le respect de la parole ?! Il n’y a pas de doute que les mauvaises langues de ces gens civils et civilisés nous veulent conforter dans notre bêtise et notre assoupissement.

Qu’on considère comment on traite le temps chez nous pour avoir une idée du respect qu’on accorde à la parole. Qu’on considère ces constructions et ces projets avortés, jamais conclus. Que sont-ils sinon des paroles manquées, trahies, jetées là par caprice.

Ce n’est parce que l’Algérien - comme tout homme ambitieux qui n’a pas les moyens de son ambition - accouche plus gros que ne le permet son intestin ; mais tout simplement il pense que le fait d’avoir une table de bonbon, quelques moutons, une voiture ou un garage l’exempte de la responsabilité d’avoir une maison fonctionnelle et esthétiquement décente, une cour ou un patio, une devanture, une rue propre, enfin tout ce qui fait d’une agglomération, un paysage doux, agréable et décent.

Pourtant il ne cesse, l’Algérien, l’inconscient, l’incohérent, le type horizontal, de nous vanter les habitations des pays de la rive nord de la méditerranée !!

 

Tarbaqa ou nass-adjar !

Pourquoi l’Algérien préfère-t-il chausser une tarbaqa (changla) qui lui noircit les pieds et s’habiller d’un demi voile ? Cherche-t-il à nous épater ? à nous faire croire qu’il couvre implacablement sa vergogne ? il ne fait qu’exhiber sa parure de bouffon.

Outre à ces exécrables puces de chiens malades et puants que sont les paraboles, le paysage algérien se distingue par ses avortons d’habitations horriblement laides - non pas inachevées ce qui inviterait à espérer - mais structurellement inachevables !! Outre à ceci, ce paysage se distingue par cette mode importée des pays des bédouins, le pays des valets couronnés (Lacheraf).

Une manière pour berbericus d’afficher sa dépendance de tout et de tous sauf de sa propre toison et de son propre génie !?

On les voit sillonner, ces bédouins par vocation, nos semblants de boulevards avec des claquettes laides, soulève-poussière et ces body-tents ou qamis qui peinent à atténuer ou balayer la poussière soulevée.

Ce n’est point ici mode ni génialité d’un habit qui facilite et incite à  la prière mais un véritable frein voulu sciemment pour justifier la paresse et le parasitisme. Imaginez un tailleur de marbre avec un qamis ; ça fait rire les poules, n’est-ce pas ?

Je n’émis aucun doute sur la piété des Algériens. Bien au contraire, dans l’anecdote qui suit je dirai ma stupeur désarmante devant la piété algérienne qui a dépassé celle de toutes les nations, sauf peut-être celle de leurs maîtres les valets couronnés. Jugez-en vous-mêmes :

Une fois, les opérateurs du grand aéroport Houari Boumediene qui se veut international et de la grande Air Algérie qui se veut une compagnie plus maligne d’Alitalia, ont dû arrêter tout le mouvement du ciel pour aller assister aux funérailles de l’un de leurs collègues et l’accompagner jusqu’à sa dernière demeure !

Comment pourrais-je après ça douter de la piété des Algériens et de leur solidarité… ? Que veut-on de plus à ces pauvres hordes d’horizontaux ?!!

Ce n’est pas qu’ils soient incapables de faire les moines, mais sincèrement ils ne le sont tout simplement pas ni ne le seront jamais.

 

Puisse Novembre…

« Les êtres inférieurs dont la virulence était naguère limitée, sitôt installés dans l’appareil de l’Etat, se voient pourvus du plus redoutable pouvoir et ont licence de tout soumettre à leur caprice, pourvu qu’ils demeurent dociles et rampants… Ils forment vite dans la nation une hiérarchie de despotes qui, partout présents et soupçonneux, servent à tout connaître, à tout exécuter ».

On peut me traiter de suppôt du pouvoir ou dudit régime, mais c’est Roger Caillois qui parle (cité par Mostefa Lacheraf) et c’est des ayyouh ennas qu’il s’agit ici : quand ils rejoignent quelque secte qui prend le pouvoir. Une manière de dire que nos gouvernants sont chair de notre chair. S’ils sont bons c’est que le peuple est bon, s’ils sont méchants et escrocs, c’est que le peuple l’est encore davantage.

Mais les dénigreurs de nos gouvernants sont en réalité les dénigreurs de notre société. C’est l’Etat algérien qu’ils veulent abattre. Abattre l’Etat algérien signifie abattre la société algérienne. C’est criminel et c’est intolérable. Un crime intolérable !

Moncef Wafi a bien cerné la personnalité algérienne par cette image d’un pays, le nôtre ‘‘où les «horizontaux » sont plus nombreux que les « debout » et les « debout » sont davantage fatigués.’’

Puisse Novembre, celui-là même qui a dérouté l’occupant colonial, remuer une seconde fois les eaux fétides et stagnantes qui sont retournées à noyer le bon sens des Algériens. Puisse-t-il remuer ces eaux noires de l’indifférence et de la médiocrité arrogante des Algériens !

Personnellement je n’en veux pas à mes concitoyens, et si je dis tout de même des mots cruels et amers ce n’est pas que je les haïsse ou que je les méprise – je suis moi-même algérien ! – mais c’est que je ne supporte pas notre bassesse morale et notre médiocrité intellectuelle.

Laissez-moi donc, chers compatriotes, rêver d’une Algérie propre et intelligente. Rien que de ça !

Enfin “Les capacités critiques supérieures – disait Karl Popper - nous permettent d’éliminer les théories au lieu de nous éliminer réciproquement les uns les autres ”.

 

Smari Abdelmalek

 

 

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