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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Le luxe indispensable : Quand dieu fait un clin d’œil complice à homo berbericus ( 7 )

« Si en amour, il est plus doux de donner que

de recevoir, disent les psychologues, on pourrait

ajouter que dans le domaine politique, il peut

être plus grand de donner que de recevoir. »

 

Dr Ahmed Taleb Ibrahimi

 

 

Une affaire de fraude ordinaire

 « … rien ne grandit plus les hommes que le fait de reconnaître leurs erreurs pour y apporter les solutions adéquates. » - dit encore M. Ahmed Taleb Ibrahimi.

Nous avons parlé d’escroquerie dans l’épisode passé, en voici un exemple fourni par notre quotidien El Watan du 11-05-08 qui rapporte que 3760 milliards de centimes environ sont chipés tranquillement à une seule entreprise de l’Etat, la Sonelgaz.

Cette incivilité n’est pas certainement œuvre de M. Bouteflika ou de l’un de ses ogres de Ministres et de Généraux ; mais malheureusement elle est bel et bien l’œuvre de ces brebis de Citoyens qu’on ne cesse de nous présenter comme victimes des méchants gouvernants algériens. Des pauvres et innocentes victimes qu’on ne cesse de pleurnicher.

Messieurs les pleurnichards et les Piétistes, selon votre sagesse et votre bonne foi, qui est le voleur, le corrompu, l’escroc, le parasite ? L’Etat ou le simple Citoyen ?

Faisons un peu la somme des créances impayées qui s’élèvent à 3000 milliards de centimes et la fraude sur la consommation qui représente 6% du chiffre d’affaires de l’entreprise (qui est 12670 milliards de centimes – comme l’affirme son directeur M. Bouterfa -) : soit l’équivalent de 760 milliards de centimes ; nous aurons 3760 milliards de centimes qui appartiennent Halal mouhallal à la Sonelgaz, entreprise de l’Etat algérien mais qui se trouvent encore illégalement dans la poche d’une bonne part de nos concitoyens.

Avec leur piétisme borgne et déplacé, avec leur haine féroce et irrationnelle envers l’Etat algérien, nos journalistes et autres Père-éternels nous présentent ces parasites comme des samaritains, des bons samaritains.

Le beau de tout ça est que notre Etat, le principal lésé et dérobé, agit avec indulgence et compréhension. Pourtant il peut, s’il le veut, et il a le droit et les moyens de dénicher ces fraudeurs parasites, de les juger et de leur faire payer leurs dettes et leurs méfaits. Mais il préfère avec sagesse et humanité. D’où cette générosité et cette magnanimité qui le rendent légitime et digne de responsabilité vraie.

Il sait qu’il est là pour servir les Citoyens, pour les éduquer, même si souvent il y laisse des plumes. Il a surtout confiance dans le fait que l’Algérien - comme tous les peuples de la terre et de l’histoire - est capable d’apprendre à répondre au bien et à la générosité par le respect et la reconnaissance. Voilà pourquoi l’Etat sait patienter et sait être généreux même vis-à-vis des ingrats.

Ceci étant dit, je ne prétends pas faire à mon tour de nos gouvernants des samaritains. Dans tout et parmi tous il y a le pire et le meilleur.

« Le privé – se souciait l’Etat à travers le PDG de la Sonelgaz - pourrait ne pas prendre de concessions de distribution de gaz et d’électricité si le problème de la tarification n’a pas été réglé », sauf si « l’Etat s’engage à lui payer un différentiel (subvention) par rapport aux prix que le concessionnaire va proposer aux clients ».

Les Algériens apprendront incessamment – mais seulement quand il sera trop tard malheureusement – combien leur Etat et leurs gouvernants sont cléments.

En attendant, La Sonelgaz continue d’investir dans « la construction de nouvelles centrales électriques, de projets de dessalement de l’eau de mer, dans le but d’augmenter les capacités de production et répondre ainsi à la forte demande nationale en électricité qui suit une courbe ascendante. »

Voilà donc le genre de dépenses hémorragiques qui fait le cauchemar et la misère de l’Algérie. Ce n’est pas Bouteflika, le ministre X ou le Général Y.

 

A eux l’électronique…

J’aimerais introduire une anecdote sur l’irresponsabilité de homo berbericus qui suscite, même chez le plus indifférent parmi les lecteurs, la compassion plutôt que la consternation ou l’indignation.

Il n’est pas rare de voir quelques Algériens de Milan sillonner les quais des métro, les halls des gares ou les arrêts des bus à la recherche de quelques proies. Peu importe si c’est un Milanais, un touriste français, américain ou japonais ; pourvu que cette personne ait un portefeuille gonflé, un appareil photo digital ou un ordinateur.

Combien de fois j’ai personnellement assisté à ces cris brusques de profondes détresse et d’indignation qui fendent le roc ou l’acier ! Cris immédiatement étouffés dans la consternation extrême d’une victime qu’on démunit de tout ce qu’elle peut avoir de précieux : argents, documents, données emmagasinées dans la mémoire des téléphones portables ou conservées dans les entrailles des ordinateurs ! 

Un jour, l’un de ces funestes Algériens tomba sur un grand Monsieur japonais. Celui-ci, juste avant son malheur, était gai et digne comme un dieu dans les rues de Milan. Il contemplait les jardins et l’architecture, il observait les gens, il goûtait aux plaisirs des vacances méritées (après un labeur d’une ou deux années à la japonaise) et aux joies de la vie et des voyages.

Le Japonais ne suspectait pas qu’il y avait autour de lui des vautours de malheur, des gens insensibles aux beautés des jardins et de l’architecture, aveugles à l’élégance et à la bonne éducation des Italiens et à la splendeur de leurs vitrines qui sont à la hauteur de leur Mode, sourds à l’histoire qui ruisselait des murs et rayonnait des ages.

Le Japonais, lui aussi, ignorait jusqu’à l’existence de cet insecte venimeux qui était le chipeur, le parasite algérien.

L’Algérien était insensible, puisque justement il ne voyait des gens que l’étoffe d’une poche, la peau rouge ou ocre d’une maroquinerie et surtout le butin, tant rêvé et convoité (et que quelque moufti della Hidjra ou Ettekfir lui avait donné pour halal), enfin à la portée de sa main. Cet Algérien-là, s’il a un art ou une science c’est celle de pouvoir gober le bien de l’autre, sans que cet autre ne s’en aperçoive, pour enfin s’évaporer dans l’anonymat de la foule qui a toujours d’autres chats à fouetter.

« Le Seigneur leur a donné l’électronique, et à nous le cerveau ! » se vanta-t-il, devant ses compagnons, notre chevalier de l’infâme, une fois loin et à l’abri des poursuites.

Faire du prédateur une victime, dire qu’il faut comprendre (dans le sens d’excuser) et tolérer le voleur algérien, est une gymnastique de mode que les M. Caritas urget, avec nos journalistes en tête, brandissent.

Personne n’ignore que ces avocats des diables et de l’infâme sont les premiers à répugner cette bassesse morale. Mais ils font semblant de la tolérer malgré tout car c’est un alibi-sophisme pour attaquer nos gouvernants en leur endossant la responsabilité de la délinquance des gouvernés. C’est injuste, c’est contre productif, c’est mystificateur et ça fait rire les poules.

 

Un autre Algérien à Milan

Cette anecdote me fait venir à l’esprit une autre. Il s’agit toujours d’un Algérien à Milan avec cette différence qu’il n’est plus ce héro efficient et capable de chiper jusqu’à la fleur du génie de l’humanité : la race jaune ; mais un Algérien malheureusement perdant, vaincu, humilié, impuissant et tout à fait cassé.

En fait il arrive souvent qu’un pik-pocket berbericus soit pris par quelque policier la main dans le sac. Il arrive aussi que le policier lui donne une pair de gifles et le laisse aller. Cependant, une fois chez les siens, tout étonnés de son retour de sitôt, le chipeur ne s’embarrasse pas de leur raconter ses héroïsmes et ses fictives évasions rocambolesques.

Personnellement, j’ai assisté à une scène de ce type où le faiseur de mal paie di brutto : j’ai vu un jeune Algérien assis, à même le trottoir, et gardé par deux agents de police. A chaque fois qu’il essayait de se relever leurs godasses lui pleuvaient sur la tête, les épaules, en plein visage afin qu’ils le maintenaient à sa place. Sous d’autres cieux, il aurait fait pleurer les arbres et les rocs, comme on dit chez nous. Ici les gens le regardaient et passaient, qui indigné mais impuissant, qui indifférent, qui satisfait… Et puis tous avaient tant à faire et point de temps.

Les passants, comptaient-ils sur les capacités extraordinaires de cet être non électronique mais dont dieu a doté de cerveau ? Savaient-ils d’ailleurs qu’il était Algérien ?

Cette indifférence des Italiens face à la souffrance d’un Marocchino n’est qu’apparente. S’ils n’avaient pas intervenu, c’est qu’ils savaient que quelqu’un d’autre l’aurait nécessairement fait (une espèce de division sociale des actions morales ?)

En effet, une femme d’une cinquantaine d’années ne tarda pas à intervenir : « Cessez de le malmener – intima-t-il – aux policiers gonflés de zèle et de légitimité – Vous n’avez pas honte ?! C’est pour ça qu’on vous paie ? Nous ne vous donnons pas notre argent pour que vous traitiez les Citoyens de cette manière ! »

Elle ne s’est pas contentée de leur crier ces quatre vérités : elle s’est interposée entre les godasses et la chair martyrisée de l’homme algérien.

Les policiers savent que Madame a un pouvoir sur eux. Ils savent que si Madame ne paie pas ses taxes, eux ils iront à mendier par les rues de Milan ou à voler les vieillards impotents ou les touristes mal-avertis et désorientés.

Les policiers savent aussi et surtout qu’ils ne doivent en aucune manière salir de barbarie l’image de l’Italien et de l’Italienne trop jaloux de leur culture et de leur civilisation.

Les policiers enfin ont dû se ressaisir et l’Algérien a su qu’il vient d’être sauvé de l’humiliation par une femme qui - dans des circonstances meilleures (pour lui) – aurait été sa victime !

L’Algérien, en Algérie, serait-il capable de faire raisonner un policier ? Non, évidemment, car ce n’est pas lui qui le paie.

 

De l’insensibilité et de l’irresponsabilité de « verginelle »

Il n’y a pas que nos simples concitoyens qui se montrent irresponsables : une part non indifférente de nos travailleurs, techniciens, journalistes et dirigeants le sont aussi. C’est évident parce qu’ils sont les pans d’un même tissu. A cause de notre histoire malheureuse, nous sommes encore tous imbibés de l’exécrable culture du fatalisme, de l’irrationalisme, de la superstition, de la paresse technique, imaginative et morale. En outre nous sommes inconscients de la dangereuse dynamique des relations internationales et des enjeux déterminants pour la survie de la nation, de toute nation.

Le jour où – espère-t-on - nous comprendrons que s’il y a réussite dans notre vie, tout le mérite est nôtre, alors nous nous comporterons en responsables et en personnes honorables et dignes.

Mais tant que les Algériens ne sauront pas encore (car il s’agit bien de l’ignorance) que reconnaître le propre échec est en soi une sorte de se respecter soi-même ; tant qu’ils ne sauront pas encore assumer les conséquences de leurs entreprises existentielles et sociétales ; tant qu’ils n’y réagiront pas noblement en se remettant en question, en se révisant, en reconnaissant leur incompétence et leur torpeur civique, ils continueront à patauger dans les marécages de la misère et de l’infélicité.

Par contre le jour où ils cesseront de jouer les verginelle et les houri  ou, si vous voulez, les victimes ; le jour où ils s’affranchiront du joug de leurs sponsors et defensors, les Messieurs et Dames Caritas urget (journalistes du terroir et étrangers experts en piétisme) ; le jour où ils apprendront à demander des comptes d’abord à leur propre conscience puis à celle des autres ; le jour où ils apprendront à s’asseoir modestement autour d’une table pour se consulter démocratiquement ; le jour où ils sauront accepter les opinions et idées aigres (entendez « justes ») même si - ou justement parce qu’ - elles leur parviennent d’un subalterne ou d’un antipathique ; enfin, le jour où ils comprendront que tout Citoyen, tout en étant nécessaire, il ne sera jamais indispensable… ce jour-là la condition socio-économique et morale de l’Algérien, de médiocre qu’elle est, deviendra décente.

Ce jour-là l’Algérien lui-même aura honte de faire la victime, le parasite ou l’assisté et cessera de mettre les bâtons dans les roues de sa propre Cité pour en empêcher la bonne marche vers la prospérité et le progrès.

Voilà pourquoi nos réalisations resteront des entreprises jamais entreprises. Voilà pourquoi nos réalisations ont toujours l’air des fœtus avortés et jetés (même pas enfouis !) sur les tas des ordures, comme des mendiants ou des haitistes, qui garnissent et meublent nos rues et nos artères et voilà où notre argent et notre énergie vont mourir.

Ajoutons à ça d’autres dépenses inutiles et injustifiées (des fuites donc et des gaspillages) qui, dans ce cas de médiocrité généralisée, prendront l’aspect d’aumônes,  de vols, de rapines, de détournements et d’autres parasitismes. Malheureusement c’est statistiquement parlant la réelle constitution de l’Algérien de quelque sphère qu’il vienne ou descende (ouvrier, technicien, prétendu journaliste, intellectuel ou gouvernant qu’il soit).

Le comble est que les caisses de l’Etat - en plus de cette démission paradoxalement méthodique, théorisée et recherchée par la plupart des Algériens - devraient se charger des infrastructures publiques, de la santé, de l’éducation, de l’importation de tout (nécessaire et superflu confondus), des forces de l’ordre, de la défense, de l’emploi public… et de tous les secteurs improductifs.

Ces bouches voraces et ces parasites ne cessent de réclamer encore et encore des bouchées pour des trous sans fond, pour des tanières qui ne sauraient jamais être comblées ou bouchées. Et s’ils ont la bouche pleine, ce sont les Caritas urget qui se chargent de réclamer l’aumône à leur place !

Si parfois on a l’impression d’être heureux ce n’est la plupart du temps que de l’hébétude. C’est donc par cette espèce d’hébétude que l’Algérie semble tenir le coup, ne succombe pas et résiste stoïquement mais point sans douleur.

 

Taxes et bien-être social ou le dilemme Paie ou tu crèves !

In le quotidien italien L’Unità du 09-09-07, l’éditorialiste Furio Colombo dit de l’abaissement drastique des taxes proposé par ceux de la Droite que c’est une manœuvre qui « veut dire tailler, évidemment, écoles et hôpitaux. »

Il cite en exemple une expérience qui a eu lieu dans les années soixante-dix en Californie. Expérience qui se voulait pilote et modèle pour le monde entier « le fameux mouvement de la Proposition treize qui avait gagné un referendum qui a porté la Californie, sans police et sans services sociaux au désastre, à commencer par les bandes armées des ghettos jusqu’à la pénurie de l’énergie électrique, qui a duré des années, jusqu’au retour des taxes. »

Pour avoir une idée d’un tel désastre, il suffit d’aller regarder le récent film de Michael Moore « Sicko » (Maladie) qui montre bien le rapport, quasi naturel ou de cause à effet, qui existe entre la garantie de la santé publique et la contribution, via paiement des taxes, des Citoyens dans les Etats-Unis et partout dans le monde.

Toujours selon Colombo, 50 millions d’Américains sont complètements privés d’assistance médicale. Ce n’est pas que les Américains ne paient pas les impôts, ils les payent et comment ! Dans le sens que s’ils ont à payer quelque chose à l’Etat, ils le payent d’abord puis ils auront le droit de crever.

Et Furio Colombo se demandait sur ce que pourrait arriver « si un Citoyen américain de n’importe quel niveau ou rang économique, au lieu de payer, au jour et à l’heure arrêtés par la loi, il se met à réfléchir en public sur ce que puisse être la taxation juste. Il s’ensuit immédiatement l’intervention de l’Etat qui veut l’argent dû, d’une manière ponctuelle et sur le champ, et n’a aucun intérêt à la réflexion. C’est l’un des rares cas où les institutions américaines n’acceptent pas de cautions, d’échelonnements  ou de remises. »

Pourtant - comme le laissait entendre l’article de Colombo - les services manquent et sont scandaleusement défaillants mais personne ne se hasarderait à mettre en question les impôts. De toute façon (toujours en Amérique) c’est à une étroite classe aisée, c’est aux capitalistes prédateurs, que profite de plus la fraude fiscale, car le travailleur salarié : on lui prélève ses taxes sur la fiche de paie même. Il s’acquitte de ses taxes avant même qu’il reçoive son salaire.

En Algérie, qui profite des fraudes ? C’est toujours le privé qui souvent rime avec irrégularité. Seulement, il se trouve que chez nous, presque tous les Citoyens sont privés, puisque presque tous sont des apprenti-gargotiers !

A la page 10 du même numéro du même quotidien italien, on lit qu’il existe 90 députés au Conseil Régional de la Sicile. On leur reproche leur oisiveté coûteuse : de juin 2006 à septembre 2007, ils se sont réunis 66 fois pour approuver 17 lois pour un total de 78 heures de travail (une heure et demi par semaine). Le salaire qui leur revient est aligné sur celui du Sénat. Ils se portent donc quelque chose comme 15 milles euros par mois.

Si l’Italie est riche, elle ne consent pas un tel gaspillage. Sachant qu’en plus pour la seule Région de la Sicile on dénote un déficit de la santé qui dépasse un milliard d’euros. En tout, ces députés élus, outre leur salaire, ont à disposition pour indemnités de déplacement chaque année 400 000 euros, d’autres indemnités journalières de 150 à 190 euros, le remboursement des frais journaliers qui varient entre 300 et 400 euros et enfin 10.000 euros par an chacun.

Et le journaliste conclut non sans ironie éclatante que les Lorsignori de la Sicile ont assez de temps et d’argent pourquoi est-ce qu’ils doivent s’interdire de voyager ? Bien sûr il s’agit d’une véritable hémorragie de l’argent public. « S’ils ne voyageaient pas ils seraient des fous » dit-il.

La conscience hautement civile des Italiens, malgré le haut degré d’efficience du fonctionnement de leur système fiscal, fait qu’ils réagissent sévèrement contre ceux qui se moquant des impôts et contre leurs velléités de casser l’Etat et détruire donc toute la vie sociale et la dignité de la Cité.

Récemment la Ligue du nord - avec le soutien du Cardinal Bertone (il parait que le système politique italien peine encore à se laïciser !) - a appelé à évader le fisc et a qualifié de héros les fraudeurs ; ce faisant, elle a suscité des réactions d’indignation lucides, des débats et des prises de position pour ne pas toucher aux impôt, source principale et condition sine qua non de stabilité de l’Etat et de la société et moteur central de l’économie et de la prospérité.

Les dirigeants de la France et de l’Espagne, pourtant pays bien efficients, – observe encore Colombo – « n’ont jamais brandi ou promis la nécessité et l’urgence d’abolir les taxes ». Et il cite l’exemple des travailleurs français, allemands, belges, scandinaves qui seraient les premiers à redouter une telle démarche nihiliste et suicidaire.

Ces travailleurs lucides et politisés savent que, si l’on touche aux impôts, c’est en fait aux droits fondamentaux de l’individu et de la société qu’on touche, comme l’école, la santé, les routes, les services, la sécurité et l’environnement entre autres.

L’Algérien aussi est conscient du désastre qu’il vit quotidiennement mais son égoïsme, son aliénation et son fatalisme l’empêchent d’y voir là la conséquence logique de son comportement malade et aveugle.


A suivre

 

 

Smari Abdelmalek

 

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