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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Du mal et de son BIEN (dernier roman La Trottola – Edizioni Selecta)

 

 

« Comment nous est-il possible de vivre si les éléments de la vie nous sont totalement incompréhensibles ? si nous sommes toujours insuffisants dans l’amour, incertains dans nos décisions et incapables face à la mort, comment est-il possible d’exister ? »

Maria Rilke

 

 

Le mal n'est pas utile (humainement parlant), mais il existe. Et c’est un fait indéniable, insurmontable. Et donc on n'a qu'à composer avec...
Dire qu'il y a des malins qui ont toujours cherché à en tirer profit et se le sont toujours inventé quand il ne répondait pas présent aux desiderata de leur égoïsme, de leur perversion ou de la confusion de leur esprit… dire ça et le reconnaitre serait une espèce d’invention de l’eau chaude. Car cet opportunisme (que surtout la Politique gonfle exagérément et exagérément rend nécessaire, l’exemple et la preuve en sont les stratégies de la tension, stratégies américaines par excellence, mais pas seulement américaines, cela va de soi), cet opportunisme – dis-je – lui aussi existe et il est lui aussi un fait indéniable, insurmontable, avec lequel on n'a qu'à composer...
Mais de là à dire qu'on l'invente pour que le bien fonctionne ou avance, ce ne serait qu'un lieu commun à ajouter au panier de la bêtise humaine.
Certes les plus belles fleurs dit-on sont filles des plus fétides des fumiers… mais ici aussi, ce n’est qu’une sorte de bon visage à méchant sort : ces fleurs poussées et pressées par l’impératif de vivre n’ont-elles aussi qu’à composer avec leur lot de « mal ».
Selon moi, la maffia est un corps politique - certes pervers – mais quand même un corps politique qui peine à émerger, à trouver une légitimité et à vivre normalement.
Il faut peut-être retourner à l’origine étymologique du terme et la réalité historique qui avait suscité ce terme pour en faire un nom, son nom.
On dit qu’il est d’origine arabe, de la racine ain, fa, ya (
ع ف ي). La signification de cette racine est sécuriser, protéger, épargner un individu de l’arrogance d’un autre individu, tenir sous contrôle cette nature qui est encore en l’homme, qui est encore l’homme. Nature obscène mais nécessaire par biologie et par histoire, qui veut que l’homme soit pour l’homme (et pas seulement pour lui) un loup ou mieux une hyène... essayer d’éviter un mal ou un préjudice, quoi.
Je fais l’hypothèse suivante : la quatrième forme de conjugaison de cette racine donne (أعفى), épargner. Le participe actif de la même donne moufin (masculin) et moufiah (féminin)
(معفٍ – معفية), celle qui épargne !
Celle ?

Et qui est cette celle ?
Une instance, une imposition, une taxe, bref, une règle qui a un nom féminin et qui a tendance à régler la vie d’une communauté en absence d’un pouvoir central ou sous son ordre (une espèce d’autogouvernement que les pouvoirs centraux accordent souvent aux menus pouvoirs des Estremaduras).
Attention, cela ne veut pas dire que toute bande de délinquants, de criminels ou d’escrocs soient des maffias.
La maffia est une organisation politique marginalisée, une espèce de Robin des bois perverti.

 

Abdelmalek Smari

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