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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

ENTRE LE CŒUR ET LA RAISON - Partie I – (1)

 

 

De Kamel Daoud je vais vous parler

 

Errance…

Les gens ne sont plus analphabètes. Ils n’ont plus besoin de papes ou d’imams pour leur faire des sermons et encore moins pour les leur expliquer.

C’est ce que je crois avoir compris des entreprises et des œuvres des grands artistes et écrivains.

Je crois que Kamel Daoud – dont l’écriture et les opinions font l’objet de cette série d’articles – fait partie de ces grands de la culture.

Il l’a prouvé, comme nous le verrons.

C’est le Kamel Daoud de cette vidéo que j’admire et que mon présent écrit cherchera à en cerner les contours et la substance (contours et substance de son art) : https://www.lemonde.fr/festival/video/2018/10/09/kamel-daoud-il-y-a-beaucoup-plus-de-femmes-opprimees-dans-le-monde-arabe-qu-en-occident_5366902_4415198.html?utm_medium=Social&utm_source=Facebook#Echobox=1539097753

Je vous invite donc, chers amis avant d’entamer la lecture du présent texte, de visionner ce document audiovisuel. Ça vous servira, je pense et souhaite, de comprendre l’apparente ambiguïté que personnellement j’éprouve envers cet écrivain, pourtant de grand talent prouvé, affermi !

Eh bien, ce sont justement cet esprit critique, cette faconde, cette belle langue (la sienne), cette lucidité, ce courage de dire les mots, même ceux qui blessent, et surtout cette cohérence et cette élégance des idées et du raisonnement… toutes ces qualités combinées à une fougue et à une rage qui semblent de la provocation et qui frôlent parfois l’insulte et l’insolence qui suscitent – je crois – une sorte d’indignation, voire du ressentiment sinon une espèce d’exécration chez le lecteur.

Ce sont donc ces qualités qui me font louer l’homme.

Et ce sont ses âpretés, ses chutes, qui me déconcertent, me déçoivent.

Toutefois avec une telle interview, Daoud a montré qu’il est capable de se relever, d’être attentif à l’autre et bienveillant, tout en en voulant à sa médiocrité, à ses chutes.

Daoud est homme, un grand homme dans l’apogée de sa grandeur.

Donc dans cette série d’articles je vais parler de cet écrivain sans toutefois m’arrêter sur sa biographie, que le lecteur pourrait trouver un peu sur le net surtout.

Je vais parler pêle-mêle de cet auteur original (il est très difficile de suivre les reliefs du paysage de la trempe de ces auteurs) de ses opinions, de ses idées et de sa poétique et des réactions qu’elles ont suscitées et continuent à susciter aussi bien chez ses amis que chez ses critiques et pourfendeurs, de son œuvre (Contre-enquête), de son Camus avec son Etranger et enfin de son style ou les esquisses de son style (étant donné la jeunesse de l’auteur).

Un beau programme, ambitieux, fort ambitieux même, n’est-ce pas ?

Mais je vais quand même tenter ma chance, car l’écriture est avant tout et toujours un défi. Elle est un flot de tentatives continues, un continu apprentissage sur le tas, un ouvrage têtu qui peine à quitter le giron de son métier, bravant le temps, l’énergie et la langue de celui qui l’entreprend et qui le mène.

Je dirais d’emblée que moi je fais partie à la fois de ces « amis » et de ces critiques.

Donc, que mon lecteur se garde de crier au scandale de mon ambigüité ou – c’est selon – de mon hypocrisie… d’autant plus que tout mon écrit sera là pour motiver cette apparente ambigüité ou hypocrisie.

Et puis, Daoud est homme, et l’on sait que tout homme est contradictoire… donc le suivre, c'est en quelque sorte buter contre les ambigüités les contresens que son âme charrie et s’en imprégner aussi.

Pour aider le lecteur dans ce pêle-mêle d’idées, je l’avise que je vais approcher le phénomène Daoud (auteur, désormais personnage publique, et œuvre) à partir de deux interfaces qui correspondront à deux parties :

Partie I – Daoud le journaliste, opinioniste.

Partie II – Daoud le fictioniste.

 

Abdelmalek Smari

 

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