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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Une nouvelle de Sami Habbati (1)

الحدث

قصّة قصيرة : سامي حبّاطي، الجزائر

 

Un mot pour l’auteur

Bonjour Sami, je viens juste de regarder ta nouvelle الحدث – L’évènement.

Je voudrais attirer ton attention sur quelques petites règles – petites mais importantes - pour une présentation d’une manière claire et élégante (sans ambigüités fastidieuses) d’un texte arabe.

Arabe, car la langue de ton écriture a des particularités dont il faut être au courant et qu’il faut respecter et traiter avec tact et délicatesse.

Sami, le petit mot critique - que tu liras (avec nos lecteurs) et que ta nouvelle m’a inspiré – tourne autour de l’écriture en langue arabe.

Cela m’a porté à parler des problèmes objectifs de l’écriture en cette langue, en son caractère (graphie), et de la nécessité pour les nouvelles générations d’écrivains d’être un peu plus sérieux par rapport aux générations passées. Etre sérieux non pas seulement vis-à-vis de l’œuvre, mais aussi en ce qui concerne cet outil, le caractère, sans lequel il ne saurait y avoir d’œuvre, du tout !

D’abord, j’ai noté une grande absence des sheddeh ! manquement grave car il ampute tout simplement le sens et désarçonne le lecteur.

Ensuite, mais rarement, tu n’accordes pas trop d’importance au type de hamza qui intéresse ton texte.

Enfin tu omets de mettre les harakate là où il est impératif de les mettre, là où il y a risque de confusion du sens... là où l’on pourrait lire Toma pour Roma, comme disent les italiens...

C’est une petite négligence, certes, mais importante... petite, dans le sens que ton texte est très bien compréhensible malgré ces "omissions". Importante, car tu risques de t’habituer à ne lui accorder aucune importance... et le temps et le cumul de la production finiront par transformer cette petite négligence en d’énormes péchés littéraires.

J’espère que le texte critique (pas contre toi, mais grâce à toi, puisque c’est toi qui m’as donné l’occasion, ici aussi, d’exprimer des idées qui roulaient dans ma tête sans jamais tomber en pluie !)

J’espère que mon texte sera à ton goût et à celui de nos lecteurs.

Bien sûr, je les ai mises moi-même ces harakate et ces sheddeh... j’ai même osé déplacer une petite phrase, que j’ai jugée qu’elle serait ‘‘plus à l’aise’’, plus à sa place con/séquentielle et logique, trois lignes plus haut...

J’espère que tu me pardonneras cette effronterie ... elle est la seule... et je ne la referai plus...

C’est un texte qui m’a fait réfléchir beaucoup, surtout sur la langue arabe et sur le caractère qui la dessine...

A mon avis, il faut que nous apprenions à ne pas faire de fautes, même les plus légères, avec le prétexte qu’elles sont anodines ou futiles...

La langue, il faut d’abord la bien connaitre, puis on peut lui tordre le cou ou l’échine, si l’on osait, il n’en sortirait que nouvelle beauté et sens nouveaux. Mais le faire en ignorant, on ne fait que du mal et à nous-mêmes et à notre esprit.

Enfin… il suffit tout simplement de mettre une ou deux harakate là où il y a risque d’ambigüité.

Et c’est tout.

Je répète, ce ne sont pas des fautes mais juste une habitude - négative selon moi - que presque tous les écrivains et journalistes arabes ont contracté.

J’ai constaté que même s’ils en ont conscience, ils ne cherchent pas à s’en débarrasser !

Seules les nouvelles générations, j’espère, peuvent sauver cette belle langue.

Les vieux sclérosés – selon une belle et juste loi formulée par Max Planck - le diable ne tardera pas à les emporter loin de ce monde et leur médiocrité avec.

 

Abdelmalek Smari

 

قراءة ممتعة أعزّائي

 

ترجّل من المركبة بالقرب من المسجد. ترجّاه صديقه ليظلّ ويقلّه إلى غاية البيت. أبى وأصرّ على المواصلة سيرا على قدميه. شكر صديقه ومشى قليلا على الرّصيف. توقّف واستدار. وضع رجله اليمنى في الطّريق وهو ينظر إلى اليسار.

الطريق فارغ والإنارة خافتة. عمودان معطلان. اطمأنّ. خطا بضعة خطوات. دويّ كبير من جهة اليمين. ضوء قويّ يخطف الأبصار. الأرض تتزلزل من تحته. جسده يهتزّ. آخر الهزّة زعزعة في الرأس.

لا يسمع. لا يرى. فمه متشنّج. يحاول الوصول إلى الباب في غرفة هلاميّة جدرانها حمراء متموّجة. برق في السّماء.

تساءل كيف يرى البرق دون وجود نافذة.

قال في نفسه: "أين محفظتي؟"

تحلّق المصلّون حول جسد الشّابّ وعلامات الجزع على وجوههم. ينهون بعضهم بعضا عن لمسه. يدعون الله له. بعضهم اكتفى بهزّ رأسه أسفا. آخرون ينظرون بعيون مفتوحة ووجوه صفراء لا تعبّر عن شيء. سيّارة شرطة بأضوائها تشاركهم المكان. شرطيّ يشدّ بيده خرقة على بطن الشاب لوقف النزيف. أصبع مبتورة. محفظة ملقاة وسط الطّريق. حذاء على الرّصيف. قبّعة على الأرض. ازدحام مروريّ. فضوليّون يفدون من كلّ صوب. شفتا الضّحيّة ترتعشان ودم أحمر قاتم يغطّي أسنانه.

سائق سيارة "كليو" بيضاء يجلس على حافّتها مصدوما. يردّد: "لقد خرج من العدم. الأمر كذبة"

وصل عناصر الحماية. تهتزّ الغرفة المتموّجة. خفت البرق. عمّت أصوات الفوضى. ظنّها حربا أو ثورة. ساد السّواد المكانَ. فكّر في أفراد عائلته. يحاول أن يصرخ: "أين ذهبوا؟"

ضغطه ينخفض. فقد كثيرا من الدّم. يحقنون أمصالا في جسده. لا يزال الضّغط منخفضا. "لم يبق الكثير لنبلغ المشفى، لن نفقده".

ازداد المكان سوادا. تناقص عدد الهزّات. هدوء غريب. انتهت المعركة؟

تذكّر صديقته. هي تنتظر اتّصاله. يتمنّى لها نوما هادئا كلّ ليلة.

يحاول إخراج الهاتف. لم يجد ذراعيه. ساقاه ذهبتا. فمه ممتلئ بالكلام. لا وجود للّسان والأسنان. فكّر في كلّ شيء.

حزّ في نفسه تهجّم زميل في العمل عليه. سيبصق على وجهه عندما يستيقظ من هذا الحلم الغريب. نسي أمره.

أحسّ بأنّه ينزلق داخل ثقب أسطوانيّ لا نهاية له. تعب ونام. بلغت سيارة الإسعاف المشفى. وقف الطّبيب ودوّن في سجلّ بحجم اليد: وقت الوفاة على الساعة التّاسعة وأربعين دقيقة مساء. السّبب : نزيف حادّ في البطن. حالة الجثّة: سبابة مبتورة، كسر ثنائي في السّاق اليمنى، كسور وعظام مهشّمة في الحوض والذّراع الأيمن. الرّأس: إصابة سطحيّة في القفا ناجمة عن الوقوع.

حُوّل الجسد لمصلحة حفظ الجثث.

في اليوم الموالي شُيّعت جثّته فوق لوح خشبيّ، وقد لُفّت بخرق بيضاء. أُدخِل في حفرة ضيّقة بصعوبة. بكت نسوةُ الأسرة الفقيدَ وناحت صديقته بشكل هستيريّ.

اجتمع الكثير من الأشخاص في بيت عائلته. اختلفت أسبابهم، لكن علامات الحزن البادية عليهم كانت موحّدة كزيّ رسميّ. سعى بعضُهم للأجر وجذب الطّعامُ آخرين.

ذُكرت محاسنه. طُلبت له المغفرة من الله. اختفى المعزّون بعد اليوم الأربعين، ولم يتذكّر قصّة الميّت إلا قاضي المحكمة.

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