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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Le plaisir de servir chez les bédouins (21 et fin ? trêve !)

 

« À Bamako, personne n’a oublié

la générosité du "Guide"

ni l’identité de celui qui l’a fait tomber.

Nicolas Sarkozy y est aussi impopulaire

que le chef libyen est regretté. »

Dorothée Thiénot et Joan Tilouine - Jeune Afrique

 

 

Ghardaïa, une autre Ghaza ?!!!

Dans leur manie de briller ou de servir leurs maitres (du moment), nos bédouins de journalistes -avons-nous dit précédemment - ne craignent pas de se couvrir de ridicule quand ils vont jusqu’à comparer l’intervention des services de l’ordre algériens pour apaiser les troubles de Ghardaïa à la féroce répression israélienne récente contre les Palestiniens de Ghaza et au massacre des enfants, surtout, qui s’en est suivi.

Nos journalistes nous présentent les choses de sorte que la situation à Ghardaïa devienne insoluble… sauf intervention étrangère ! Intervention, cela va sans dire, dont seul l’empire et ses lieutenants seraient capables grâce à leurs forces de frappe aveugles, dévastatrices et impitoyables, aidés dans leur sale besogne par les mercenaires, les missionnaires, les goumiya et autres bachaghas collaborationnistes locaux… toutes ces destructions et ces massacres, ne l’oublions pas, sont enfin financés par les pétrodollars que l’empire et ses hyènes récoltent via chantage chez les riches et idiots bédouins.

Il n’est pas bête l’empire, comme ils sont pas bêtes non plus ses lieutenants : ils savent très bien, après chacune de leurs razzias, quels succulents butins les attendent…

Au lieu d’avoir ne serait-ce qu’un grain de dignité, nos journalistes et intellectuels se comportent comme ce « bachagha qui suggérait à De Gaulle, en visite à Constantine, de ne pas construire de logements pour les Arabes, mais qu’il fallait donner des armes… pour les tuer. »

http://djamazz.centerblog.net/3472057-Maitre-Benbraham--avocate-et-porte-parole-d-association

Il ne faudrait pas donc, selon ces journalistes bachaghas, sans dignité, que les émeutes de Ghardaïa soient résolues.

Il ne faudrait surtout pas qu’elles soient reportées à leurs dimensions naturelles : des protestations citoyennes tout à fait normales pour nos temps modernes contre un marasme social que vit d’ailleurs toute l’Algérie et qui plonge ses racines dans les séquelles de cinq siècles de domination étrangère ; domination qui nous a bannis de l’histoire,

qui a tué en nous la culture politique,

qui nous a expropriés de nos terres et de notre culture algérienne,

qui nous a désappris l’art et la science de nous gouverner par nous-mêmes,

qui nous a détruit le gout de vivre ensemble en semant la zizanie entre Juifs et Musulmans et entre arabophones et berbérophones,

qui nous exclus enfin de la vie civile, juste, solidaire et responsable.

« Nous savons très bien - écrit l’universitaire Khaoula Taleb-Ibrahimi - que ce qui se passe à Ghardaïa trouve ses origines dans des problèmes sociaux, des problèmes de foncier, de promotion sociale. Voilà. »

http://www.elwatan.com//actualite/on-en-est-toujours-a-se-demander-c-est-quoi-etre-algerien-07-09-2014-270435_109.php

J’ai l’impression que ces bachaghas de journalistes soient complètement dépourvus de toute capacité de comprendre et de vouloir. Pourtant il leur arrive d’interviewer quelques esprits honnêtes ou du moins équanimes qui leur donnent d’autres versions sur l’actualité, mais puisque ces versions contredisent le crédo que leurs maitres ne partagent pas avec les Justes de ce monde (crédo que justement ils sont en train de combattre), alors nos bachaghas se comportent comme s’il n’existait qu’une seule et unique version des faits juste, celle de leurs De Gaulle...

Encore ne faudrait-il pas, toujours selon ces journalistes de malheur, que notre gouvernement ait une autorité sur les citoyens qu’il administre et une main dans la résolution de ce genre de conflits qui relève pourtant de la souveraineté de l’état algérien, de ses prérogatives tout à fait légitimes, puisque tout à fait constitutionnelles.

 

Quand le mensonge devient une science exacte, un produit de technologie de pointe !

Ces conflits - et j’insiste là-dessus - sont purement sociaux et point raciaux comme on présume et on se meurt à le faire croire.

Non, il n’est absolument pas question de race ici ; et s’il m’est permis d’user la terminologie cochonne de race, je dirai que la seule race qui peuple l’Algérie c’est la race berbère.

Et tôt ou tard le succès de notre gouvernement et la raisonnabilité de nos citoyens en conflit démentiront ces goumiya de plume et pulvériseront les mystifications et les mensonges de leurs mentors, les puissances colonialistes.

Je dis les mystifications et les mensonges de leurs mentors, car nos goumiya de journalistes et de pseudo intellectuels ne sont même pas capables de mentir dans une époque où le mensonge est devenu une entreprise stratégique, une science exacte dont le produit se conçoit à l’aide de l’ordinateur et se fabrique désormais dans des laboratoires sophistiqués suivant des procédés de pointe, trop compliqués pour que les petites têtes de nos journalistes bachaghas puissent y comprendre quelque chose ou, figurons-nous, en produire.

Notre histoire, notre tradition et notre culture de bon voisinage et de coexistence montrent et démontrent que les Algériens, dans leurs différences confessionnelles ou linguistiques, ne sont jamais arrivés à se faire la guerre entre eux pour des chimères. Tant bien que mal, ils ont toujours vécu ensemble dans l’entente et la compréhension, malgré leurs différences et leurs conflits.

Les Algériens ont des modes de dire particuliers pour rendre compte de la conscience d’être différents et de la nécessité de se tolérer les uns les autres : « Les doigts d’une même main sont différents » se répètent-ils souvent. Et un autre proverbe complète le premier « Même les intestins du même ventre, se font la bagarre ! » en fait parfois leurs cris de guerre arrivent jusqu’à nos oreilles. »

Cette culture de la coexistence dans la différence qu’ont les Algériens existe bel et bien et démentit les charlataneries de nos pseudo intellectuels et de leurs mentors.

Comme exemple de cette culture et de cette capacité des Algériens d’accepter l’autre et de s’accepter dans leurs différences, je cite les actions de bonnes offices que l’Emir Abdelkader avait entreprises juste après son installation à Damas.

En fait l’Emir avait contribué à résoudre les hostilités entre musulmans et chrétiens, créées et alimentées par les puissances prédatrices de l’époque (qui sont presque les mêmes d’aujourd’hui).

Et souvent il suffisait qu’un chrétien ou un Juif se sentaient lésés pour recourir au Prince afin d’avoir sains et saufs leurs vies, leurs familles et leurs biens.

Une telle tolérance avait rendu le Prince très populaire parmi les minorités religieuses dans la grande Syrie de l’époque et même en France.

Mais les autorités françaises (puissance prédatrice principale) dans la région avaient vu d’un mauvais œil cette tolérance de l’Emir et ses actions pondérées. Ces mesures les avaient irritées car elles rendaient caduque leur rôle de justicier dont elles raffolent justement… elles (les autorités françaises) qui ne se seraient pas gênées s’il avait été nécessaire, de créer de toutes pièces de faux conflits et de fausses dissensions entre les peuples vaincus pour justifier leurs invasions et leurs conquêtes… et c’est ces leçons de cynisme et d’arrogance que l’empire nouveau avait apprises à cœur, développées et pratiquées à merveille.

Malheureusement nos analphabètes de journalistes, vendus ou aliénés qu’ils soient, ne savent pas lire et interroger l’histoire.

Ils ne sont pas comme leurs mentors qui ont l’avantage de la plume éclairée : la conscience d’être dans l’histoire comme agents actifs, non comme des cafards parasites.

Nos bédouins de journalistes sont incapables d’une conscience historique authentique. Ils vont la chercher par contre ailleurs, à l’extérieur.

Ils pensent et ils attendent, les lâches, que la lumière de l’authenticité et de la dignité leur tomberait du ciel et qu’il leur suffirait pour cela de hululer envers les bombes de l’OTAN et ses drones pour solliciter l’aide du charitable empire ; et il suffirait de remuer leur queue pour remercier leur bourreau de bienfaiteur, l’exécrable empire !

 

Familia bellica : portrait fidèle

J’emprunte ici à l’agence de photographie italienne, La presse, l’expression Familia bellica pour désigner l’empire avec ses vassaux et serfs bédouins et autres.

J’ai essayé de parler jusqu’ici de l’empire de ses agissements cruels, de ses injustices, infinies et répétées envers les peuples qu’il vainc, soumet et asservit… je crois que j’y suis arrivé mais avec combien de fatigues, de tâtonnements et de détours de mots et de raisonnements…

J’espère seulement ne pas avoir trop ennuyé mon lecteur ou au moins ne pas lui avoir confus l’esprit avec mes essais et erreurs, mes ijtihadate, mes efforts de comprendre mon temps et les mœurs de ses gens et de partager avec lui (mon lecteur) les résultats de mes recherches et les conclusions de mes analyses…

Aujourd’hui je suis tombé sur cette longue citation tirée de la pièce théâtrale “L’Homme du destin” de George Bernard Shaw.

Citation que je trouve très intéressante car je crois qu’elle va m’aider à résumer ce que j’entends par le mot empire, alias Familia bellica : toute cruauté, injustice, égoïsme, domination, vol, opportunisme, parasitisme et mystification.

Je précise ici que ce que j’entends dans mon blog par le mot empire, c’est toujours l’empire du moment (l’empire américain des U.S.A.), car chaque époque invente son ou ses empires : au temps de Bernard Shaw - comme en celui dont parle sa pièce – c’est de l’empire anglais qu’il s’agissait…

Cette citation est importante car elle donne la parole à deux grands hommes, deux rares génies de l’humanité qui ont connu de très près, viscéralement dirais-je, l’empire anglais, pour pouvoir évaluer et définir les fondements, les détours et l’essence de cet empire… et partant, dirais-je, de tous les empires passés, présents et à venir.

S’il est vrai que les mots de la citation sont de Bernard Shaw, il n’est pas moins vrai que ces mêmes mots pourraient bien avoir été ceux de Napoléon aussi…

L’on sait que Napoléon Bonaparte, protagoniste de cette pièce de Shaw, fut dans l’histoire réelle un rival redoutable des Anglais et non moins l’as de tous les as dans le métier de faire la guerre ; une machine infernale de tuer et détruire à grande échèle.

Et à ce propos l’on pourrait tout dire sur Napoléon sauf qu’il méconnaissait son adversaire… pour preuve, il suffit de penser aux savants qu’il avait mobilisés durant son invasion de l’Egypte. Et ce n’était surement pas pour les beaux yeux de l’Egypte et de ses bédouins afin de les sortir de leur torpeur civilisationnelle, de leur jahiliya, qu’il l’avait fait.

S’il l’avait fait c’était pour connaître et dominer sans la moindre erreur, impeccablement, son adversaire et ce faisant, il avait pensé de devancer ses rivaux les Anglais…

D’autre part l’on sait aussi que l’auteur de la pièce qui dépeignit Bonaparte, George Bernard Shaw, était un grand philosophe et homme de lettres et, par-dessus le marché, il était irlandais. Et en tant que tel, il était victime séculaire, avec son peuple, de la domination anglaise...

Ceci pour dire que les deux hommes connaissaient bien les ressorts de l’empire anglais… Et quel jugement pourrait être plus précis ou plus pertinent que celui de tels génies ?

Voici la citation :

« Il est vrai - fait dire Bernard Shaw à Bonaparte - qu’il n’y a pas un Anglais qui ne soit pas sujet d’une certaine éthique qui fait de lui un homme sans scrupules.

Il est vrai aussi qu’il n’y a pas un Anglais qui - semble-t-il - manque d’un désir d’aristocratie qui fait de lui un homme capable de s’affranchir de la tendance à la tyrannie.

Cependant tout Anglais qui nait, a dans son cœur une capacité miraculeuse qui fait de lui, au moins selon son propre point de vue, un maître dans ce monde.

En fait quand l’Anglais désire obtenir quelque chose, il ne reconnaitra jamais l’existence d’un tel désir chez lui. Bien au contraire, avec beaucoup de patience, il va attendre que se faufile dans son âme - mais sans que personne ne sache comment ce faufilement aura lieu - la ferme conviction que c’est son devoir moral et religieux qui vont le contraindre à envahir ceux qui possèdent la chose désirée. Et quand cette conviction s’empare de lui, il devient intraitable…

Par exemple, quand il a besoin de nouveaux marchés où il compte écouler ses produits fabriqués à Manchester, il commence d’abord par l’envoi d’un missionnaire qui enseigne aux peuples primitifs et aux autochtones les principes de l’Evangile de l’amour et de la paix.

Ensuite il arrive que ces habitants-là vont tuer le missionnaire [personnellement je dirais que c’est l’homme anglais même qui va tuer le mercenaire]. Et alors les Anglais se précipiteront immédiatement à brandir leurs armes pour défendre leur religion.

Ils militeront pour elle, et pour elle ils vont envahir les pays des autres. Et comme récompense - une récompense divine - ils vont s’approprier du marché dont ils en avaient envie dès l’origine…

Ainsi découvre-t-on que tout ce que les Anglais réalisent, ils le réalisent par voie de principe.

C’est donc suivant le principe national qu’ils se jettent dans la bataille,

C’est selon le principe des affaires qu’ils vont te saccager,

C’est selon le principe de l’impérialisme qui font de toi un esclave,

C’est selon le principe royaliste qu’ils soutiennent leur roi,

Et c’est selon le principe de la république qui décapitent le roi.

Mais leur devise permanente reste le Devoir. »

http://alhayat.com/Opinion/Ibrahim-Al-Arees/4227744/«رجل-الأقدار»-لشو--لؤم-إرلندي-للسخرية-من-الفرنسيين-والإنكليز

quid de notre époque?

Paraphrasant Kamel Moulfi, disons que Obama, le chef de Familia bellica, frappe et Hollande et les autres vassaux parlent comme si les damnés de la terre, leur vie et tout ce qu’ils possèdent leur appartenaient.

 

Résister à Familia Bellica, est-ce possible ?

Savoir qui a tué Kadhafi, importe peu par rapport à savoir qui a été le mandataire d’un tel crime. C’est donc le pourquoi qui compte.

Malgré ses erreurs Kadhafi avait tenu bon face à l’arrogance de Familia Bellica. Il était en cela un vrai homme : la manière dont il avait affronté la mort l’avait confirmé.

En fait en plein acharnement de la horde qui allait le lyncher, il n’avait pas perdu sa dignité et il avait même eu la présence d’esprit de répondre avec éducation à de tels sauvages téléguidés, esclaves du corrompu fils du mercenaire, alors président de la France.

La mort de Kadhafi a rendu un grand service, non pas à ladite révolution libyenne qui, elle, n’existe pas - elle n’est que chaos introduit par des corps étrangers, que sont les néo-croisés et les mercenaires sakozoïoides - mais à la conscience des gouvernants arabes.

Ceux-ci ont compris finalement avec une précision mathématique que la Famille belliqueuse, (l’empire) et ses vassaux de l’Alliance atlantique, les font chanter ;

un chantage macabre, horrible, terrifiant, voilé à peine d’un masque, appelé printemps arabe ;

un chantage fouteur de bordels dans les pays arabes et dans ceux dits musulmans en général.

Si Ben Ali avait fui sa Tunisie et l’égyptien Moubarek abdiqué, c’est qu’ils avaient peut-être pensé ou espéré qu’il s’agissait là d’une vraie poussée ou désir de démocratie de la part de leurs peuples. Et donc puisqu’ils étaient désormais des personae non gratae, décrédibilisés et irrémédiablement diabolisés, ils avaient préféré lâcher la partie, presque de leur propre gré.

Ce qui est sûr c’est qu’ils avaient voulu épargner à leurs concitoyens de sombrer davantage dans le chaos. Mais cette prudence ne leur a pas servi à grand-chose, puisque Familia bellica et ses bachaghas, cancer et métastases, s’étaient déjà emparés des corps de ces pays abrutis, bien que martyrs et martyrisés.

Ben Ali et Moubarek ont cru faire comme avait fait dans son temps, janvier 1991, le président algérien Chadli Bendjedid.

Souvenons-nous avec quel fair-play et avec grande responsabilité Chadli Bendjedid avait démissionné. Ce ne sont pas les militaires qui l’avaient obligé à quitter le koursi du pouvoir - comme prétendent les lâches et crétins bachaghas qui ne voient le monde et les hommes que du point de vue de leur condition de lâches et de crétins, mais c’était sa conscience d’un vrai citoyen responsable qui avait compris et préféré les intérêts de sa nation à ses intérêts personnels.

Un tel comportement n’aurait pas dû nous étonner puisqu’il émanait d’un grand politique qui avait compris que l’empire aurait trouvé une brèche large comme l’océan pour fourrer son nez grouillant de vers puants, nauséabonds, dans les affaires algériennes.

La démocratie de Chadli Bendjedid, sa conscience historique, son engagement révolutionnaire, sa connaissance de la géostratégie, son honnêteté politique, son amour pour la justice et pour son peuple, sa dignité d’homme enfin… tout ça n’est plus à démontrer : l’évolution des évènements lui ont donné et lui donnent encore raison.

Conscient, juste et fin stratège, Chadli Bendjedid l’était sans conteste : il avait même donné des conseils dans ce sens à Kadhafi, le prévenant de cette famille de l’horreur, la Familia bellica.

Mais Le Guide, hélas, n’avait pas compris alors la vraie nature (prédatrice et belliqueuse) de la famille des ex et néocolonialistes et avait fini par recevoir les foudres d’un certain Ronald Reagan, une certaine année 1986.

Bref, les comportements de Ben Ali et de Moubarek n’ont pas été appréciés par leurs collègues et frères qui se sont trouvés dans leur même condition.

Kadhafi, le premier, avait alors reproché à ces dirigeants « lâches » leur capitulation (bien qu’en politique il n’y a pas place aux jugements moraux) devant les « moindres » difficultés.

Seulement, lui, il n’avait pas eu de chance. D’abord il n’avait pas pensé que Familia bellica des néocolonialistes l’avait mis en cible et avait déjà entamé ses organes vitaux, en tant que personne et dirigeant, et son pays pour les succulentes ressources dont il jouit.

Ensuite, étant d’une sensibilité narcissique qui frôlait ou sentait la manie délirante, il pensait que son peuple l’aimait, car lui, il aimait son peuple (ses concitoyens n’avaient-ils pas la paix, l’argent et la dignité ?)

Enfin il avait oublié qu’il avait rendu ennemi mezzo mondo, et donc à l’heure du besoin, ce n’était pas l’instinct de solidarité qui s’était déclenché mais celui de la vengeance.

La vengeance cruellement active de la famille belliqueuse, envieuse, rapace et prédatrice, puis la vengeance des bédouins du Golf qui, eux, ne lui avaient jamais pardonné ses critiques amères mais pertinentes envers leurs agissements de serfs et traitres, enfin la vengeance (bien que tacite) de l’Algérie pour l’affaire de ladite république du Sahara, de l’Egypte pour la guerre qu’il lui avait faite, de la Tunisie pour l’autre guerre sur les centaines de milliers des travailleurs tunisiens qu’il avait chassés de leur boulot et de la terre libyenne.

Et puis il y a la peur des représailles. Car qui, parmi ces peuples faibles et qui se trouvaient dans la cible, osait dénoncer - toujours qu’ils l’eussent compris à temps - qu’il s’agissait là d’un tsunami de bordellisation et d’anéantissement des enculés de la terre enclenché et supervisé par la Familia sacra et bellica des puissances prédatrices ?

Le président du Yémen avait compris le jeu et s’était mis au rang juste à temps pour sauver u moins sa peau, car son pays est encore là qui se désintègre, mais il semble mieux mis que celui des stupides et inconscients Libyens.

 

Résister à Familia Bellica ?  Yes We Can

L’intelligence de M. Assad n’est pas à démontrer : il avait su garder des alliances sûres et jusqu’à aujourd’hui - ne fut-ce l’imprévue donne Daesh/Isis (cheval de Troie dernier des stratèges infaillibles de l’empire) - il donne à voir qu’il a toujours en main la situation.

En effet ne fussent les flots des bédouo-dollars qui submergent et corrompent l’empire et ses mercenaires sakozoïoides, M. Assad aurait pu arriver à un accord honorable avec son peuple pour mettre fin à la folie destructrice qui s’est emparée des Syriens et de la Syrie.

Et ça ne relève point d’un miracle si l’état syrien tient encore bon même si les murs s’écroulent et les enfants de la Syrie se meurent.

Pourvu que la tête reste sur les épaules… et ma foi, que cherchent ces microbes de puissances prédatrices, si non de trancher cette tête ? que leur importe l’écroulement d’un immeuble s’il ne s’effondre sur la tête de qui l’habite ?

Déstataliser les pays victimes, c’est la stratégie de pointe de Familia bellica : une fois ce tertre objectif atteint et le bordel semé, tout devient butin d’une valeur inestimable :

les terres,

les bras pour les labourer,

les organes pour le trafic des organes,

les enfants pour les associations criminelles à la Zoé et sœurs,

l’expérimentation des armes,

le trafic des armes,

les marchés de ladite reconstruction des pays qu’on aurait détruits

et puis surtout le paiement des frais de la guerre…

Ah, les frais de la guerre, parlons-en, car là ce n’est point un joujou : tant que l’Etat demeure, il n’y aura point place à ce genre de rackets et de rapines.

Mais si un pays perd sa souveraineté en perdant la guerre, ses vainqueurs lui feront payer tous les frais, intérêts et principal et principal du principal.

Cela est en train de se passer, sous nos yeux aujourd’hui, en Somalie, en Afghanistan, en Irak, en Libye, au Mali et en d’autres pays qui ont gouté et continuent à avaler les affres de la bordellisation et déstatalisation

L’on peut même dire que Kadhafi avait inventé un style original, bien à lui, de résister quand il cherchait  à entretenir aussi par son côté bouffon-populiste et clownesque son peuple chantable et chanteur à la fois.

Selon Dorothée Thiénot et Joan Tilouine « Le Mali n’est certes pas le seul pays où Kadhafi a investi. Mais, dans les années 2000, il en était le premier bénéficiaire. »
http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2798p008-011.xml0/france-corruption-nicolas-sarkozy-mouammar-kadhafi-france-libye-france-libye-sarkozy-kadhafi-et-la-piste-malienne.html

En fait tant que l’argent libyen coulait à flots, les roitelets de l’Afrique sahélienne et les chefs de ses républiques bananières ne cédaient pas facilement aux chantages par les quelques douros étincelants que leur concédaient l’empire, le maitre de tous les chanteurs, et ses vassaux.

Mais maintenant que ces roitelets et bananiers n’ont plus cette garantie Kadhafienne, ce vrai parapluie financier, les voilà qui rampent volontiers, en véritables reptiles, sous les bottes de leurs maitres d’hier non seulement en acceptant de sacrifier le Mali, pays pourtant frère, mais en armant, votant, payant toutes les armadas de prédateurs, mercenaires et traitres pour qu’ils le ruinent et en assassinent les citoyens, les ressources et la dignité.

Ces roitelets et bananiers ignorent que c’est une nouvelle brèche qui sont en train d’ouvrir dans la forteresse de leur sécurité et de leur dignité.

Ils l’ignorent à tel point que parfois, il nous arrive de nous demander si eux, les enculés de la terre, sachent ce que liberté et dignité signifient… et il nous vient de nous demander si la vie en liberté leur intéresse-t-elle vraiment.

« Les pays arabes [autres grands enculés] – écrit Adonis – ont été étranglés, depuis la fin de l’empire ottoman, au nom de la libération et de progrès.

Aujourd’hui les étrangleurs continuent leur œuvre au nom de la libération et du progrès aussi.

C’est le colonialisme qui était l’architecte de la première phase.

Et c’est lui-même qui fait la phase actuelle, mais avec plus de ruse : il fait étrangler les Arabes par les mains des Arabes eux-mêmes. »

Certes il y en a d’autres enjeux car on ne bousille pas les peuples par le seul amour de les détrousser, on se sert de ce qui en reste, c’est-à-dire de la dépouille des détroussés, comme nous renseignent ces autres citations :

« La lâcheté des dirigeants des pays occidentaux – écrit avec amertume Kamel Moulfi - les a conduits jusqu’à armer les terroristes pour soi-disant renverser les régimes dictatoriaux arabes, alors qu’en fait, ils n’ont fait qu’aggraver la situation qu’ils tournent à leur profit, puisque le terrorisme islamiste leur permet d’entretenir la guerre hors de leurs frontières, de sauver l’industrie de l’armement de la banqueroute et de faire s’entretuer les musulmans et les Arabes entre eux. »  http://algeriepatriotique.com/content/trop-tard

« De 1963 à 1981, 1 600 jeunes Réunionnais furent contraints de s’exiler en métropole afin de repeupler les campagnes. »

Il s’est agi ici d’un véritable enlèvement et séquestration de mineurs, une véritable déportation.  http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2771p058.xml0/chomage-reunion-michel-debre-exode-rural-france-deportation-ces-droles-de-creusois-a-la-peau-sombre.html

« La présence de l’Alliance Occidentale en Afghanistan s’explique, entre autres, par le contrôle de l’opium dont 95 % de la production mondiale est concentrée dans ce pays. Quels sont les journalistes, dignes de ce qualificatif, qui ont informé le public quant au scandale gigantesque du blanchiment de centaines de milliards de dollars de l’argent de l’héroïne et de la cocaïne par les grandes banques internationales (23 / 24): HSBC, Wells Fargo, Bank of America....? » Dominique Guillet. http://www.liberterre.fr/liberterres/meta-mafia/avaaz.html

De sa part le président russe, Vladimir Poutine, accuse les Occidentaux, Familia bellica, d’agir dans les guerres qu’ils créent à ces damnés de la terre comme dans un laboratoire où ils se livrent à toutes sortes d’expérimentations, comme s’il s’agissait de rats, sans se soucier des conséquences.

 

J’aimerais chers Algériens, chers amis Justes, terminer cette longue série de dénonciations de Familia bellica et de ses hordes de mercenaires, de bédouins traitres et de bachaghas de plume ou de main… j’aimerais terminer avec la voix d’une grande révolutionnaire dont non seulement l’Algérie mais tous les pays des hommes et des femmes justes devraient etre fiers : il s’agit de la voix de Madame Zohra Drif Bitat.

 

« Notre devoir, votre devoir, vous qui êtes la génération de l’indépendance, qui avez eu la chance d’avoir une formation et une connaissance des réalités, vous devez faire prendre conscience à nos jeunes que l’indépendance du pays doit être protégée.

Protégée par le travail, par le respect de son Etat, par l’engagement de tous les jours pour consolider cet Etat, par le fait de donner à chaque chose son véritable poids et de comprendre les enjeux. L’indépendance n’est pas acquise si on ne la défend pas. Il est vrai qu’il existe des problèmes dans la construction de chaque Etat.

Il faut qu’ensemble, nous nous organisions pour affronter et régler ces problèmes. C’est de notre responsabilité à tous. Il s’agit de combats politiques.

Aux Algériens de connaître leur histoire.

Que les Algériens se mettent à lire leur histoire.

C’est le meilleur bouclier qu’on puisse avoir pour répliquer aux attaques contre l’Algérie. »

 

Abdelmalek Smari

 

 

 

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