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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

Le plaisir de servir chez les bédouins (16)

 

ـ 18 ـ

نهاية مسألة «الشعب الفلسطيني» وبداية مسألة «الشعب العربي».

أو لنَقُل بصيغة أخرى: نشهد اليوم مرحلة تاريخية جديدة: نهاية «المسألة الفلسطينية»، وبداية «المسألة العربية».

ـ 24 ـ

بعضهم، عربٌ وأجانب أصدقاء، يخترعون للعرب أسلوباً في التحرر، لم تعرفه أيّة أمّة في التاريخ. هذه خلاصته:

لكي تكون وطنيّاً يجب أن تدمّر وطنك وأن تقتل، خصوصاً، أبناءه النابغين.

ولكي تكون حرّاً يجب أن تكون عبداً.

 

-18-

« Fin de la question du peuple palestinien et début de la question du peuple arabe

Ou bien, disons-le, d’une autre manière: nous assistons aujourd’hui à une nouvelle étape historique: la fin de la question palestinienne, et le début de la question arabe. »

-24-

« Certains, arabes et amis étrangers, inventent pour les Arabes un style de libération, dont aucune nation dans l’histoire a entendu parler et qui se résume en ce qui suit :
Pour être patriote, il faut détruire ton pays et tuer, en particulier, ses fils valeureux. Et si tu veux vraiment être libre il faut que tu sois le serf de quelqu’un. » !!!

                                                                                                                                 ADONIS

 

M. Obama, apprenez à dire mieux vos mensonges !

Selon le quotidien le Monde du 16.01.2014 les républicains accusent l’administration de Barack Obama d’avoir menti au sujet de l’attentat de Benghazi le 11 septembre 2012 qui a coûté la vie à Christopher Stevens et trois de ses collaborateurs. Les républicains, eux, croient par contre au caractère terroriste de l’attaque.

C’est dire que même les faucons républicains ne croient plus à des explications si simplistes et mensongères comme le font lesdites colombes du camp démocrate.

Cependant il ne faut pas croire qu’en démentant le régime d’Obama, les républicains disaient la vérité, non !

Au contraire ils cherchent à venir au secours, comme une autre roue, à l’impérialisme en panne d’imagination, en lui enseignant à dire mieux ses mensonges, s’il veut demeurer crédible.

Les républicains veulent une explication par « terrorisme », comme on dit « preuve par neuf » !

Comme si Obama et ses lieutenant ne savaient plus mentir ou n’arrivent plus à faire peur et à persuader donc le reste de la planète !

En expliquant l’attentat par l’absurde thèse de « la publication d’une vidéo islamophobe », le régime d’Obama avait pensé nous convaincre plus qu’il ne l’aurait pu avec l’éternelle rengaine du terrorisme islamiste.

Les républicains, eux, tiennent encore à ce filon qui leur a rapporté jusqu’ici de gros bénéfices inestimables : ils ont conquis des postes avancés stratégiques et à présent ils sont seuls maitres des séants encerclant et paralysant la Chine et la Russie !

Pour les démocrates la thèse du terrorisme est encore valable. Et ils ne comprennent pas pourquoi les démocrates s’en doutaient.

Leur critique est donc un rappel à l’ordre aux hommes du régime impérialistes de ne se tenir qu’aux thèses que le régime voit valides.

En fait le Monde conclut « … une thèse sur laquelle la Maison Blanche est depuis revenue. »

Bref toute cette comédie a été montée pour cacher la réalité vraie d’un tel acte qui pourrait être un acte de résistance de la part des Libyens contre les envahisseurs de leurs pays, destructeurs de leur Etat et de leur peuple.

 

Hypothèses sur la mort de l’ambassadeur américain à Benghazi

On peut avancer une autre hypothèse (absurde puisqu’on évolue dans un univers absurde comme l’empire et ses mensonges) : les massacreurs de M. l’ambassadeur voulaient se mesurer avec d’autres proies, après que le braconnage de leur propre peuple ait été devenu banal, ennuyeux et ne suscitant plus aucun héroïsme…

C’est comme s’ils étaient dit « Tuer un rat n’est pas un acte d’héroïsme, mais tuer un lion, comme ce Yankee-là qui vient ici nous commander en émir, cela pourrait bien être non seulement un acte héroïque, mais une grandeur, une gloire…

Quant à mourir après ça, cela n’aura pas de l’importance car après tout n’a-t-on pas tout perdu en ayant perdu notre pays et notre dignité ? »

Notre hypothèse sur la mort de l’ambassadeur américain à Benghazi, berceau de ladite révolution libyenne, relève de cette idée qui s’est toujours vérifiée dans l’histoire des guerres et de l’intelligence : l’infiltration.

D’abord il n’est pas possible qu’un ambassadeur a-mé-ri-cain puisse trahir son pays pour le bien d’un autre pays futile, voire indigne d’exister, qu’on ose à peine nommer ou qualifier sur le bout des lèvres de pays.

Ensuite - à supposer que cet ambassadeur ait trahi parce qu’il aurait perdu la raison, aurait été ensorcelé par ce peuple primitif de bédouins experts en magie noire, ou désorienté en ayant sniffé par exemple une overdose de quelque substance  narcotique… - il ne serait pas non plus concevable que le gouvernement a-mé-ri-cain recoure, comme s’il était une république bananière, à la liquidation physique de l’un de ses responsables et représentants.

La justice fonctionne encore en Amérique et il ne lui manque rien de ce qui fait sa force : la liberté d’enquêter et de juger, la sévérité de sanctionner et de punir et le pouvoir d’appliquer la loi sur n’importe quel délinquant (il suffit de penser au cas Stauss-Khan).

Enfin il est impossible pour l’A-mé-ri-que d’exposer au risque capital la vie d’un fonctionnaire d’état aussi important comme un ambassadeur a-mé-ri-cain dans un pays du Tiers-Monde. Ce serait une honte proportionnellement grande au statut des States.

Et alors ?

Et alors reste l’hypothèse de l’infiltration : les assassins, en dignes compagnons d’armes de M. l’ambassadeur US - n’ont-ils pas fait la guerre ensemble à Kadhafi ? - étaient bien introduits dans l’édifice de l’ambassade.

Ils connaissaient, pour ainsi dire, bien les lieux, les noms, les visages et les habitudes des habitants de ces lieux.

Le quotidien le Monde parle de « défaillances criantes de sécurité ». Et les républicains sont choqués par « la facilité avec laquelle les assaillants ont réussi à pénétrer dans l’enceinte diplomatique »

L’on pourrait dire qu’ils avaient les clés de la forteresse.

Ça se voit que lesdits terroristes – ou, selon la thèse d’Obama/Clinton, les hostiles au vidéo hostile à Mahomet - avaient acquis donc une liberté totale non seulement d’entrer ou de sortir de l’édifice quand et comme il leur plaisait, mais aussi de tutoyer jusqu’à l’ambassadeur ! et pourquoi ?

Et pourquoi pas ?!

Après tout ils étaient là, chez eux. Ou du moins ils étaient là et, vu le traitement d’égards qu’ils recevaient de la part des diplomates conseillers révolutionnaires, ils faisaient comme s’ils étaient chez eux.

Rien ne devrait alors les empêcher de faire ce qu’ils voulaient.

Ne les a-t-on pas armés et incités à tuer et à détruire ?

Mais le problème auquel le grand génie des Services de l’Intelligence yankee avait oublié pour un instant, c’était qu’il n’y avait plus de Kadhafi à braconner et à abattre.

En d’autres termes l’Intelligence yankee avait oublié le détail fatal que l’amour de massacrer qu’ils ont inculqué à ces hordes de bédouins, au nom d’une présumée révolution pour une présumée démocratie, allait se retourner contre les bons et charitables yankees !

Ils ont dressées ces hordes à tuer, ils les ont armées et les ont déchainées contre leur propre pays et leur propre peuple.

 

Gibier manquant

Une fois le gibier « tari », ces hordes retournèrent à s’ennuyer !

Mais désormais elles ont intériorisé la culture de massacrer et goûté à l’ivresse de se sentir des César et des Napoléon.

Le désir de massacrer chez ces bédouins, fondamentalement despotiques, s’était tellement grandi et est devenu tellement fou que la mort même du « roi de tous les rois », feu Kadhafi, n’avait pas su combler, apaiser, raffraichir…

Et alors, comme le poisson de Lorenz, ces ingrates hordes assoiffées de sang et dressées à tuer et à ruiner s’étaient retournées contre ceux-là mêmes qui les avaient armés jusqu’aux dents et endoctrinés et dressés à tuer et seulement tuer…

Alors pourquoi ne le feraient-elles pas volontiers voire même avec joie et plaisir ?!

Elles le feraient, et elles l’avaient fait, pour la simple raison (mais on est toujours dans le champs des hypothèses) que quelqu’un les ait introduites et les ait familiarisées avec les lieux et les visages après leur avoir appris à se déguiser en fous de dieu, à faire les terroristes, à massacrer et massacrer seulement ?!

Ainsi en introduisant lesdits révolutionnaires dans les temples sacrés de leurs cours, les services de l’Intelligence yankee, pensaient-ils les apprivoiser à outrance et les utiliser encore pour d’autres missions à venir.

Les Services yankee avaient oublié que ces hordes étaient capables de se révolter aussi contre eux.

Ils n’avaient pas hésité (ils n’hésitent pas encore aujourd’hui) à tuer leurs frères et sœurs, leurs amis et leurs voisins, leurs concitoyens en somme et leurs gouvernants… pourquoi devraient-elles hésiter de liquider un étranger qui veut leur imposer sa loi ?

Mais les services de l’Intelligence et les stratèges yankees ont fermé un œil, ou tous les deux yeux.

Car ce qui importe à l’empire (et les Services sont là justement pour servir l’empire) c’est de rendre plus vraisemblable l’existence du terrorisme international, qu’est une pure fiction bien entendu, pour continuer à l’utiliser encore comme talon d’Achille dans la bordellisation des pauvres pays enculés, comme alibi irremplaçable pour le moment pour rétablir leurs colonies perdues et en conquérir d’autres nouvelles.

C’est devenu courant, ce genre de manœuvres. D’ailleurs on ne le cache plus sous des rhétoriques nouvelles : but et scénario sont toujours les mêmes : déstabiliser de proche en proche les pays qui semblent tenir bon encore.

Seuls les idiots semblent ne pas s’en rendre compte ! Et ce sont ces mêmes idiots qui répètent, derrière leurs enchanteurs - qui ne cessent de les sodomiser à longueur des siècles -, qu’être anti-impérialistes et dénoncer cette grande mystification et ce carnage historique systématique, c’est être paranoïaques et croire dans lesdites théories du complot !

Le scenario consiste à créer un nom. Le présenter comme le nom d’un groupe, en faire un mouvement (nous sommes toujours dans le domaine de la rhétorique), puis une tribu ou tout ce qui peut servir à la stratégie, et c’est enfin au nom de cette organisation, à existence fictive, née déjà criminelle et criminalisée qu’on aura le droit de faire la guerre…

Seulement on ne lui fait pas directement à elle cette guerre, car tout simplement elle n’existe pas, mais au territoire où elle est supposée être implantée et où elle est supposée évoluer.

Bien évidemment, le territoire, lui, existe bel et bien : il est l’enjeu de toute cette fiction monumentale.

Et c’est justement pour s’approprier d’un tel territoire qu’on crée ce genre de prétextes et d’alibis.

 

L’enjeu des enjeux : évincer le Père éternel et prendre sa place

L’enjeu des enjeux, pour les pays prédateurs, consiste surtout à chaotiser les damnés de la terre pour préserver leur suprématie, garante des privilèges stratégiques comme :

se servir des matières premières,

vendre les armes en lubrifiant les rouages des usines et des marchés des armes,

écouler ensuite les marchandises civiles,

asservir leurs habitants et les cultiver - comme on cultive du coton ou des germes - pour s’assurer une main d’œuvre, des chieurs de leurs chiens, des mercenaires, de la chair à canon…,

leur arracher leurs enfants pour peupler leurs villes et leurs campagnes en voie d’extinction avec des rafles, enlèvements, séquestrations et déportations de mineurs… (voir à ce sujet un exemple terrifiant in : http://www.jeuneafrique.com/Article/JA2771p058.xml0/chomage-reunion-michel-debre-exode-rural-france-deportation-ces-droles-de-creusois-a-la-peau-sombre.html),  

servir d’organes de rechange,

faire de cobayes dans leurs laboratoires de recherches et d’expérimentation pour des armes et des poisons dernier cri et pour des méthodes de guerre et de combats,

faire ensuite de la charité et de la philanthropie !

Ah, surtout ça : il faut laver sa conscience pour plaire au seigneur dit de l’amour et de la clémence. Il faut aussi l’imiter et - pourquoi pas ? - l’évincer et prendre sa place.

Ne dit-on pas qu’on est faits à son image ? et alors cherchons d’être comme lui, cherchons d’être lui, plus que lui !

Et puis n’est-ce pas très important apparaître de bon cœur et humains et faire en sorte comme si le fait d’être homme n’était pas encore devenu synonyme d’être cruel et dangereux pour la survie de toutes les espèces !

D’une main on fait semblant de panser les blessures tout en versant quelques larmes pour laver les flots du sang que l’autre main armée et cruelle a fait, fait et fera couler.

Malheureusement le monde des hommes est fait mal, ou du moins c’est ce que l’empire et ses satellites de malheur nous confirment avec leur injustice et leur arrogance.

Comme écrit Katherine Mansfield :

« Si au moins on ne sentait pas que c’est un mal – c’est un mal ! on serait plus heureux si on pouvait croire que l’humanité est née pour souffrir.

Mais moi je sens que ce n’est pas juste – non, ce n’est pas juste.

C’est comme si l’on disait que l’humanité est née pour aller avec des couvre-chaussures sous les parapluies. »

 

Abdelmalek Smari

 

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