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BERBERICUS

Vues et vécus en Algérie et ailleurs. Forum où au cours des jours et du temps j'essaierai de donner quelque chose de moi en quelques mots qui, j'espère, seront modestes, justes et élégants dans la mesure du possible. Bienvenue donc à qui accède à cet espace et bienvenue à ses commentaires. Abdelmalek SMARI

De ses pages encore blanches !

 

Intervalle

 

Soussou, Soukayna Idoudi, est une amie que j’ai connue à travers le web. C’est une jeune poétesse qui enseigne à l’université de Tunis. Elle m’avait envoyé, pour le plaisir de les lire (en guise de carte de visite ?) ces deux poèmes que vous trouverez, chers lecteurs, dans le présent article.

Poèmes que personnellement j’ai fort appréciés, et alors l’idée d’adouber mon blog de leurs couleurs rieuses et de leurs beaux sentiments m’a poussé à demander à l’auteure l’autorisation de les publier.

Généreuse et sensible comme seuls les poètes vrais et fins savent l’être, elle a accepté, tout simplement, gentiment. La sienne est une générosité dont non seulement moi mais chaque lecteur, je pense, lui saurons un grand gré.

Merci Soussou ! Malik

 

Premier poème

Comme les mains et les gants

Sa main et son violon sans aucune pareille comparaison

Immense attachement à un mystère,

une lumière très profonde.

Ne jugez pas la rime et son ennui

La poésie n'a pas d'abîme, ni de nausée

La liberté a honte de la liberté de l'art

Jugée chimérique, hors toute pratique

Ô mon bonhomme, la symphonie parle à tes veines, et les dompte

Touche ton cœur et l'enchante

Sans que tu te rende compte

Transcendé entre chasteté et luxure

La mélodie te guérit les brûlures.

Dédicace à mes parents, mes amis , à .... !!! Je vous aime très fort. Soukayna Idoudi

 

Deuxième poème

Filles de neige corps de flammes

Le temps résiste à vos armes

Et comme les contes de fée

Caressent la peau lisse de la nuit

La fable des jours heureux m'indiffère

Un désormais gravé sur le front du bonheur

Et ma candeur qui s'incline devant la honte

As-tu senti ce souffle légendaire

Qui hante tes velléités masculines

Filles de neige corps de flammes

Le temps résiste à vos armes

Muse cruelle attise mes maux

Ta sérénade rythmera mes insomnies

Et ôtera le sommeil aux yeux

Qui lâchement t'ignorent

Regard clandestin de ce visiteur furtif

De mes pages encore blanches

Le gris du ciel porte dans son grain

L'empreinte assassine d'un quidam

Qui déroba du conte

La fin heureuse

Filles de neige corps de femmes

Le temps fond aux pieds de vos âmes.

Crépuscule 18 décembre 2011, 03:22 ( Soukayna Idoudi ) 

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