Recherche

Calendrier

Février 2012
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29        
<< < > >>

Concours

Recommander

Mercredi 18 mai 2011 3 18 /05 /Mai /2011 23:39

 "Je te dois les récoltes plus fructueuses

de ma terre qui ne donne jamais un épis

et je te dois les mots comme l’abeille

doit son miel à sa fleur. Parce que je t’aime

chéri[e], depuis toujours, avant l’enfer

avant le paradis, avant même

que je fusses jeté[] dans l’argile

de mon corps couard. Amore mio

..."

Alda Merini

 

 

La culture politique et les Algériens en particulier

Quelque jour avant que la révolte tunisienne prît les proportions que nous savons maintenant, l’Algérie s’est rebellée et les gens de toutes les régions étaient sortis, d’une manière spectaculaire, dans les rues et dans les places pour protester contre l’augmentation du prix de quelques produits de consommation de base : l’huile et le sucre entre autres.

Cette insurrection, qui avait duré deux trois jours, avait secoué nos gouvernants qui avaient répondu immédiatement avec des mesures sages - dirais-je - et concrètes comme l’abrogation de la loi de l’état d’urgence (en vigueur depuis 19 ans!), l’augmentation des salaires pour quelques catégories de travailleurs précaires, la réactivation sérieuse et concrète de la lutte contre les bureaucraties assassines, l’ouverture concrète sur les problèmes de logement et de chômage, l’écoute ‘‘opérationnelle’’, active et effective des jeunes…

Ces mesures ont été non seulement concrètes mais aussi, chose inouïe, presque concrétisées! et ipso facto!!

Qui sait combien ces mesures vont-elles peser, à long terme, sur le trésor de l’Etat ?! car ce sont là sûrement des dépenses insupportables pour les capacités réelles du trésor public.

( Un mois après cette intuition, le FMI m'a donné raison; voir à ce propos le lien suivant: http://www.elwatan.com//economie/les-mesures-sociales-feront-baisser-les-revenus-fiscaux-de-l-algerie-09-06-2011-128001_111.php )

Mais les Algériens, comme le reste de leurs pairs les tiers-mondains, malheureusement ne sont encore qu’une agrégation de tubes digestifs et il ne leur importe guère que le trésor public soit vidé après avoir servi à remplir leurs gouffres de ventres ou leurs voraces poches sans fond. « Donne-moi la vie aujourd’hui – leur suggère leur voracité et leur inconscience historique – et ôte-la-moi demain ! »

Cette insurrection a eu un effet direct à l’intérieur de notre pays et un effet indirect, encourageant, à l’étranger comme en Tunisie, au Maroc, en Libye ou en Egypte.

Il y a celui qui a vu dans cette révolte les signes de continuation de la ‘‘guerre civile’’ algérienne qui ne se serait pas encore éteinte, qui n’arriverait pas ou ne devrait jamais s’éteindre!

Il y a celui qui y a vu une protestation contre les gouvernants;  selon la thèse manichéenne et tendancieuse, typique des experts algérologues, qui veut et insiste qu’en Algérie il doive exister d’une part un régime corrompu, oppresseur et brigand et de l’autre côté un troupeau de primates, innocents car déficients, aliénés, opprimés, volés, victimes absolues quoi !

Primates en plus sans conscience historique et sans responsabilité, sans sens d’indignation, sans capacité aucune d’opposer une résistance ou de mener une lutte.

Bien entendu il existe en Algérie une rupture réelle entre les citoyens et ceux qui les gouvernent, comme en Italie d’ailleurs, comme partout dans le monde, comme ça a toujours été durant toute l’histoire de l’humanité.

D’une part il y a l’individu avec son égoïsme, ses intérêts et ses aspirations à la liberté, et de l’autre côté il y a la collectivité qui, au nom de l’intérêt de la majorité, non seulement préconise mais impose certaines limites (réductions à des proportions « raisonnables ») aux libertés de l’individu, à ses intérêts et à son égoïsme.

Mais cette rupture apparait encore plus scandaleuse en Algérie pour la particularité historique de ce pays où - depuis le XVème siècle environ (avec l’occupation turque ottomane avant et celle française à partir de le1830) jusqu’en 1962, date de l’indépendance de l’Algérie -, les autochtones furent rigoureusement, systématiquement et sciemment exclus, bannis de l’histoire, infantilisés, imbécillisés, empêchés de faire politique.

Les Français poussaient cette exclusion abrutie et abrutissante jusqu’à délibérer dans leur Parlement la non appartenance de homo berbericus à la sphère de l’humanité!

Les choses ayant été ainsi, il est évident que les Algériens oublient (et ils ont oublié) complètement ce que le mot ‘‘politique’’ puisse signifier. Pis encore, il fut un temps où ils ne savaient plus si la politique existait !

Devant les pratiques racistes et génocidaires de ces régimes d’occupation et d’exclusion turco-français qui ont duré cinq siècles environ, l’Algérien a développé une attitude, pour ne pas dire une psychologie, fondamentalement hostile à chaque forme de pouvoir.

Pour l’Algérien, les gouvernants des deux ex-puissances occupantes étaient perçus et vécus – à raison - exclusivement comme des prédateurs, des oppresseurs et des humiliateurs.

 

Lève-toi et marche!

Quand plus tard l’Algérie arracha son indépendance au colonisateur français, elle s’est trouvée impréparée, incapable donc de concevoir la notion de politique et de se gouverner.

D’un côté les hommes et les femmes qui avaient une idée de la gouvernance moderne étaient peu et insuffisants alors qu’il lui fallait une vraie classe dirigeante (abondante) formée en et à travers les partis politiques ou dans les grandes écoles des sciences politiques, économiques et sociales. 

De l’autre côté, le peuple a commencé à se réveiller et à prendre conscience de sa condition de damné de la terre grâce aux activités de sensibilisation à la Res politica menée par le Mouvement national pour l’indépendance et le recouvrement de la dignité historique.

Ce réveil n’était justement qu’un réveil, car pour réintroduire un peuple dans l’Histoire après cinq siècles de mort historique et citoyenne, il nous faut un véritable "Lève-toi et marche!". 

Et c’est ce que l’école algérienne, avec une grande volonté, mais certes avec un insuffisant art, tâche de faire. Pour cela il nous faudra encore des lustres et des décades…

Les gouvernants autochtones ont hérité donc une situation invivable et presque impossible à gérer (l’on peut dire de même pour ce qui concerne les autres pays ex colonisés) : leur inexpérience dans l’art de gouverner, la conception ambiguë qu’ils ont de leur fonction même de gouverner (ils imitent le comportement du colonisateur; peut-être dans leur inconscient ils y prennent même un certain plaisir car ils ont l’impression d’avoir enfin l’occasion de se venger des colonisateurs!), le recours depuis les premières années de l’indépendance à un style de développement fondamentalement homologuant et autoritaire comme le socialisme forcé, imposé avec des endoctrinements et des matraques, la pauvreté du peuple, l’analphabétisme atroce, legs (bienfait ?) par excellence du colonialisme, l’inexistence du sens de citoyenneté… tout ça provoque nécessairement et seulement désunion sociale, indifférence citoyenne et chaos politique.

Et c’est ainsi que la manière qu’ont les Algériens de concevoir la politique, d’assumer leur responsabilité historique, de marier l’intérêt de l’individu avec l’intérêt général… tout ça s’est trouvé tragiquement altéré ! 

De son côté le peuple dressé, des siècles durant, à se soumettre, à subir les exactions et les injustices sans tirer le moindre souffle, à servir de bête de somme ou à servir de chair à canon, à voir dans le Pouvoir une espèce de brigandage et de guerre déclarée à son encontre… le peuple, dis-je, a perdu la confiance en ceux qui le gouvernent et ne croit plus à la politique en général.

En outre les pays prédateurs (ex et néo-colonialistes) ne cessent d’alimenter cette rupture entre gouvernants et gouvernés faisant entendre alentour que nos gouvernants seraient des corrompus, des brigands, des sanguinaires qu’ils auraient amassé des sommes colossales en les volant au peuple, en faisant main basse sur toutes les ressources naturelles du pays!

Vu que notre peuple, pour sa grande majorité, ignore les enjeux politiques et les intérêts stratégiques entre les nations et les groupes de pouvoir dans le monde et à travers l'histoire, il n’arrive pas encore à comprendre qu’il s’agit d’intox et de mystification distillées continuellement par les puissances prédatrices pour le diviser et semer en lui (en le peuple) le chaos et paralyser son esprit, sa volonté et ses forces actives…

Notre peuple croit en cette mystification, en cette fable noire, et voit donc dans ses gouvernants une bande de brigands sanguinaires. Et en ce, son élite ne diffère pas trop de sa plèbe ! Malheureusement pour lui… pour nous !

C’est pourquoi il (le peuple) les accuse d’être (les gouvernants) responsables de ses propres faillites, en jouant la victime.

Déjà, il oublie ou fait mine d’oublier, l’ingrat, qu’il ne paie pas les taxes tout en jouissant, et toujours gratuitement, de l’école, des hôpitaux, des services sociaux et d’autres protections et subventions et indulgences encore !

Et à la première occasion qui se présente, il s’enflamme hystériquement et commence à hurler et baver, à menacer avec des bâtons comme l’homme des cavernes, à saccager les biens publics, à voler son voisin, à attaquer son prochain (ses gouvernants, il ne les atteint pas évidemment) puis il demande - sans savoir à qui - la tête de ceux qui le gouvernent, ni pour quel motif, sans y bien réfléchir, sans préparer ou se préparer à la relève, sans penser aux conséquences des propres actes.

Souvent ce type de révoltes se boucle avec un échec et les révoltés reviennent à subir un système identique ou pire de celui "contesté."

 

Les bénéfices immenses de la chaotisation totale des pays du troisième monde voulue par des puissances prédatrices

C’est une espèce d’auto-flagellation enfin:  une folie agressive de tous contre tous; 

un pillage des biens privés et publics;

un règlement de compte non pas à un régime asservisseur (les gens communs n’arrivent jamais à se venger ou à se faire justice près leurs oppresseurs) mais les uns aux autres entre individus de la même condition socio-précaire (une guéguerre entre pauvres) ;

une chaotisation totale de leur pays pour préparer ainsi le terrain aux vrais oppresseurs, aux multinationales impitoyables et voraces, aux missionnaires en mal de caritas urget, aux mercenaires différents et autres "légions étrangères";

en peu de mots : ils ne font que préparer le terrain à l’invasion et à l’occupation de leur pays de la part de ces puissances prédatrices, voraces, néo-colonialistes, impitoyables...

J’ai en esprit le chaos indicible et récent dans lequel vivent des États passés par ce chemin de l’imbécillité et de la misère : des États comme la Somalie,

l’Iraq,

l’Afghanistan,

la Yougoslavie,

le Pakistan,

le Soudan mutilé,

et dans ces derniers jours la Libye en flammes,

les pays de l’Afrique

et du monde arabe en général…

Et il y a encore d’autres pays chaotisés, et il y en aura encore d’autres si les peuples de ces pays continuent - au nom d’une révolte improvisée et pilotée par les puissances prédatrices (pour leurs seuls intérêts !) contre une oppression relativement irréelle - à détruire leurs propres pays et les offrir sur un plat d’or à la voracité des puissances néo-colonialistes comme les Usa, l’Angleterre, la France, l’Italie et, dans une mesure réduite mais point inoffensive, à quelques puissances dites émergentes comme la Chine et l’Inde.

En fait, pour la survivance de l’Etat libyen, Kadhafi a invité avant-hier la Chine, l’Inde et la Russie  à investir dans les champs pétrolifères de la Libye comme rétorsion contre ces puissances prédatrices, hostiles, qui sont en train de lui faire une guerre sans merci pour le détruire totalement et le mettre à genoux le plus longtemps possible.

Rétorsions qui se sont avérées inutiles puisque aujourd’hui même le voici, le grand zaim, qui implore ces mêmes puissances qui sont en train de détruire son pays à venir prendre le pétrole au plus bas prix possible!!

Comme les autres haines destructrices perpétrées contre les pays faibles, stupides et misérables du tiers monde, cette guerre ne constitue pas seulement un précédent dangereux et isolé ou une occupation franche d’un pays souverain (la Libye dans ces jours) mais aussi et surtout la réouverture des brèches que les guerres contre les colonialismes avaient fermées - pour toujours, croyait-on.

Car le néo-colonialisme n’est pas seulement un système de destruction des pays et des Etats, de mystification, d’aliénation et d’exploitation des peuples mais il est surtout une grande stratégie, impeccable, avec une longue vue, infernalement organisée, scientifiquement menée, diaboliquement persévérante…

En chaotisant ainsi le tiers monde, pays par pays, passionnément, patiemment et inexorablement, la stratégie infernale des néocolonialistes ne visent que le retour à sa domination des pays du tiers monde ; domination totale, directe, impitoyable, sans contestation, comme au temps de l’exécrable, l’inhumain, l’infâme colonialisme classique.

Mais vu que la majorité des nations (la force meurtrière de la soi-disant communauté internationale) ont décidé du sort des nations faibles et stupides, les choses finiront d’une manière ou d’une autre par retrouver un certain équilibre et elles finiront sûrement par avoir raison de mes peurs de réactionnaire, de froussard.

Cependant la chose dont je suis absolument convaincu est que les changements qui auront lieu ne seront jamais aptes à brûler les étapes de l’histoire.

La prospérité et la démocratie (pain et dignité) revendiquées par les révoltés de ces derniers jours sont surréels ; dans le sens qu’elles n’arrivent à se réaliser qu’en poursuivant un long et continu processus de prise de conscience, de croissance, de persévérance dans le labeur et dans les luttes et de très lentes transformations.

Le pain et la dignité est une question de siècles et de millénaires et, l’on sait, la vie des nations est une question de siècles et de millénaires.

« La réussite - écrit le N° 224 de Sciences humaines de mars 2011 -, comme la richesse, en étant toujours relative, chaque accès à une marche supérieure ne peut produire que satisfactions provisoires et frustrations relatives;  que ceci concerne la réussite sociale, sportive, scientifique ou artistique. »

Les revendications de ces révoltés sont surréelles et chimériques aussi parce qu’elles ne se basent pas sur de vraies nécessités dictées par de besoins réels et authentiques mais sur l’illusion qui leur fait croire que le martyre ou le changement des emblèmes d’un régime suffiraient pour avoir pain et respect et accéder donc à la démocratie.

Mais vraiment suffirait-il qu’on vous déclarât démocrate pour que vous atteigniez le niveau de prospérité, de démocratie et de conscience des pays riches et dits démocratiques ?

A suivre

 

Abdelmalek Smari

 

 

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 10 mai 2011 2 10 /05 /Mai /2011 08:48

Clown-général

 

Continuez à raconter l’histoire

l’histoire des peuples vaincus,

vos clients succulents, vos sujets,

en vous faisant payer cher

avec l’une ou l’autre

des matières, brute ou grise,

ou toutes les deux à la fois.

Continuez à taire les autres 

Continuez à raconter l’histoire

de la silhouette d’un clown nu,

élevé au grade de général,

que vous avez habillé et armé

de la tête jusqu’aux pieds

pour lui faire ensuite un portrait,

relique étrange, papier de tournesol

que noircit votre tertre théorie

sur la solidarité humaine.

Aem Smari

 

 

« Même pas le mercure du baromètre est aussi variable que ces catégories de voyageurs qui, quand le navire fend l’onde superbement, ils pâlissent d’admiration et ils jurent que le commandant est le plus grand de tous les commandants jamais existés, et ils proposent même une souscription pour lui offrir une plaque souvenir;  mais si le lendemain la brise tombe et les voiles pendent inutiles ils hochent la tête et avec des lèvres serrés ils sifflent doutant que le commandant soit bien un marin, et ils ajoutent d’en douter profondément. »

Charles Dickens "Amérique"

 

Ça me ferait plaisir de savoir…

« p.s. :  Ça me ferait un grand plaisir de savoir ce que tu penses de tout ce qui est en train de se passer en Afrique du nord, dans ton pays! » Tu me demandais, chère Stefanie.

Merci pour ton intéressement… mais je ne sais pas malheureusement si je suis en mesure de répondre à ton expectative…

Sache seulement que, moi, je ne connais pas ces pays. J’ai été quatre ou cinq fois pour deux ou trois jours, quatre à la limite et de passage, à Tunis. 

De la Libye je savais seulement que c’était un pays arabe avec à son sommet, comme chef de l’Etat et leader suprême de la révolution de 1969, le colonel Kadhafi.

En Egypte, je n’y ai jamais été. J’avais par contre lu pas mal de sa littérature. D’ailleurs la littérature arabe est, presque, littérature égyptienne et vice versa.

Du Maroc, j’ai vu ses deux capitales en deux, trois jours. Imagine-toi un peu l’idée que je peux avoir eu de ce pays et de ses habitants en moins de 24 heures, si nous excluons le sommeil!

De l’Algérie, par contre, je sais ce qu’un citoyen politisé puisse savoir du propre pays, c’est-à-dire peu de choses et en plus imprécises; car la réalité reste plus opaque et complexe même si l’arrogance de l’esprit humain tente de faire croire qu’elle peut nous en définir la nature, en dévoiler les mystères et en simplifier le grouillement des complexités et des différentes imprévisibilités.

Au-delà de cette difficulté méthodologique, il en existe une autre, physique celle-ci:  il y a 20 ans que je me suis établi en Italie. Il y a 20 ans que je me suis éloigné de mon pays et le peu de jours, 20 à la limite, que j’y passe une fois l’an, ne me permettent pas de suivre de manière précise et pertinente les changements des coutumes et l’évolution de la conscience politique de mes concitoyens. 

En outre je ne voudrais pas jouer à l’expert, comme on voit dans ces jours en tv: des gens qui ne savent rien de ces pays mais qui avec effronterie font des (pseudo) analyses, avancent des (pseudo) hypothèses et concluent en décrétant des sentences et des prophéties si inexorables que la course du temps, le "renaître" du soleil ou l’attraction gravitationnelle!!!

Pour ce qui me concerne, je tâcherai d’exprimer mes impressions personnelles avec les réserves que j’ai formulées ci-dessus comme prémisses.

Maintenant je te fais une question, pour compléter et mieux expliquer ma réponse: Combien de siècles l’Allemagne, ton pays, a-t-elle mis pour conquérir d’une manière "définitive et irréversible" son progrès social, économique et politique? 

De l’unité de l’Allemagne jusqu’à nos jours ils sont passés déjà deux siècles environ. Mais déjà avant cette période même l’Allemagne, la grande Allemagne, avait un Fichte, un Goethe, un Hegel et bien d’autres grands esprits de la science, de l’art, de la politique, de l’économie, de l’histoire…

Maintenant je t’invite à aller chercher dans les pays de l’Afrique du nord les grands hommes et m’en citer au moins un.

Je suis sûr que tu ne trouveras personne sauf quelque lutin qui sache à peine sa propre langue, des malheureux et évidemment des martyrs, beaucoup de martyrs.

Et puis il n’est pas dit que l’évolution file toujours toute droite et lisse, sans arrêts ou régressions dramatiques parfois, malgré la présence historique ou effective de cette souche de grands hommes, de ces esprits universels.

« Rappelons-nous, écrit l’Algérien Rachid Mimouni, que c’était la démocratie de la république de Weimar à permettre l’accession de Hitler au pouvoir. »

Cette introduction, chère Stefanie, pour te dire que je ne crois pas beaucoup en ces soi-disant révolutions.

Avant de continuer, je t’invite à réfléchir sur ces citations :

1) Jean-Noël Ferrié écrit dans le quotidien Le Monde du 15-03-11 « Hosni Moubarak n’a pas été chassé du pouvoir sous la pression d’une opposition politique crédible, mais par une agrégation de mécontentements qui a pris corps après la chute de Ben Ali en Tunisie. Sans autre contenu idéologique. »

« La transformation en porte-parole des manifestants de la place Tahrir de l’ancien directeur général de l’AIEA, Mohamed El-Baradei, qui, jusqu’à l’an passé, ne s’était pas préoccupé de politique égyptienne, montre à quel point le pays ne disposait pas de figure d’opposant crédible. » ajoute Jean-Noël Ferrié.

2) « Il était devenu banal, écrit Alain Gresh (voir le Monde Diplomatique du mois de mars 2011), dans les couloirs de l’Elysée comme dans ceux des chancelleries occidentales, de ricaner de la « rue arabe ». Fallait-il vraiment tenir compte de ce que pensaient ces quelques centaines de millions d’individus dont on ne pouvait attendre, au mieux, que des slogans. »

Et pour cause !

Non, les événements en cours dans l’Afrique du nord ne sont pas des révolutions, pour la simple raison que les gens qui ont amorcé et mené le mouvement de rébellion ne s’étaient pas préparés et ils n’étaient pas non plus convaincus du résultat. Ces évènements sont certes des mouvements mais des mouvements browniens.

 

Au début les révoltés pensaient…

Au début les révoltés pensaient tout au plus conquérir si ce n’est des droits modestes, du moins des promesses comme d’habitude et des mensonges trompeurs.

Les révoltés n’étaient pas prêts ni matériellement ni stratégiquement à mesurer la portée de leurs actions ni à savoir que dans de brefs délais ils auraient effrayé et fait fuir du pays leurs dictateurs. Ils n’y voyaient pas, les pauvres, la main des States et de l’innocent ange Obama.

Ce ne sont pas des révolutions parce que ces gens n’avaient pas de projet de gouvernement, ni étaient eux-mêmes prêts à prendre la relève et à remplacer dans le « cas où » leurs gouvernements déchus.

Il ne faut pas être un Bismarck ou un Léo Strauss pour comprendre que les gens que nous trouvons aujourd’hui au sommet de l’État tunisien ou celui de l’Egypte, après les révoltes des derniers mois, ne font pas partie des révoltés mais ils sont les mêmes hommes qui jusqu’à hier faisaient partie de l’ex nomenclature qui tournaient autour des ex dictateurs, les obéissaient et servaient avec un zèle rare leurs régimes.

Il est évident que, opportunistes et caméléons comme ils sont, ces serfs des dictateurs étaient prompts à tourner la veste et à montrer qu’ils n’avaient rien à voir avec le régime ancien.

La révolution est, fondamentalement et avant toute considération, une prise de conscience historique; 

elle est la volonté et la capacité lucide de toutes les couches précaires d’une classe majoritaire et opprimée de combattre une poignée d’hommes de pouvoir qui constituent une classe exploiteuse et oppressive;

elle est ordre dans les idées et dans les actions; 

elle est une entreprise sérieuse porteuse d’espoirs et de prospérité non du chaos;

elle est un ciment de militantisme politique qui devrait lier ensemble les opprimés et leur donner unité et force;

elle est un projet de lutte et de société conçu et réalisé par les enfants de la nation même en révolte;

elle est préparation des hommes de la relève;

elle est un déracinement de tous les hommes du vieux régime et de toutes leurs pratiques d’exploitation et d’oppression;

elle est une lutte contre les exclusions sociales et toute forme de ségrégation de couleur, de sexe, de classe, d’âge, de langue et de confession;

elle est une lutte pour le respect des droits de la majorité (et de toute autre minorité) non pas pour remplacer une minorité exploiteuse par une autre et donner ainsi un nouveau souffle au système d’injustice et d’oppression…

Personnellement je ne crois pas que les révoltes des Tunisiens, des Egyptiens ou actuellement des Libyens jouissent de ces critères de "révolutionnité".

Puis le cas de la Libye a enlevé le voile qui couvrait l’implication des States:  c’est le même Obama qui s’est révélé un clown, un ogre, un terrible serviteur de la guerre et de la mort… c’est lui le vrai fauteur de ces soi-disant révolutions arabes et ce pour servir le Capital.

Il y n’y a pas donc de révolution en ce sens que, dans l’âme et dans la pratique de ces populations en révolte, il manque un arrière-plan culturel,

il manque encore quelque siècle de temps (il n’est de toute façon pas encore temps),

il manque encore une vision historique et géostratégique,

ils manquent encore les instruments épistémologiques et la sérénité méthodologique nécessaires pour s’orienter dans l’histoire,

ils manquent encore une vision unie, une autonomie, un projet social original et clair et des moyens logistiques pour pouvoir réaliser tels programmes et miracles.

Puis il y a trop di divisions et de factions entre ces dits révolutionnaires ! signe de chaos, d’incohérence, d’irresponsabilité, d’inconscience, d’immoralité… !

Il a y eu finalement dans le passé récent ou lointain de ces pays plusieurs tentatives et formes de ces insurrections mais comme nous voyons elles n’ont rien porté de concret; du moins les progrès espérés ou rêvés ont été insuffisants ou de peu d’importance.

Mais il y a eu quand même, relativement aux ambitions de ces peuples et à leurs potentialités réelles et concrètes, des changements astronomiques (!). Changements qui demeurent invisibles cependant, vu l’immensité des réalisations qui restent encore à faire: comme le fait de marcher pour un nouveau-né, comme le fait de parler, comme le fait de grandir: 

Oui, comme les étapes de croissance de l’enfant qui tout en grandissant, et malgré toutes ses métamorphoses radicales et extraordinaires, reste encore enfant.

Et c’est bien insensé que de vouloir comparer les performances de cet enfant en croissance (sa capacité de marcher, son acquisition de la langue, des règles sociales, de la force physique et des capacités mentales…) avec celles d’un adulte déjà fait, les juger et y voir ensuite une imbécilité chez l’enfant…

Ces événements, ça va de soi, ne seront jamais perdus de la mémoire de ces peuples.

Ces événements seront capitalisés et sommés aux autres expériences déjà acquises et aux autres crises de croissance déjà vécues.

Ces événements doivent donc être considérés comme des expériences de vie avec de beaux jours et d’autres misérables.

Combien de fois l’enfant tombe avant d’apprendre à marcher!

Combien de rues doit faire un Etranger en Italie pour apprendre la langue italienne décemment!...

Au long de leurs chemins historiques quelques-uns de ces pays y laissent la ghirba, d’autres résistent mais jamais ils réussissent tous et à tous les coups.

De toute façon dans la vie d’un peuple il faut beaucoup de secousses ou de révoltes historiques pour que ce peuple réussisse à capitaliser l’expérience des décades et les tribulations des siècles qui devraient propulser directement ce peuple dans l’âge mûr…

A suivre

 

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 27 avril 2011 3 27 /04 /Avr /2011 23:36

"Les humains étant ce qu’ils sont, personne ne peut affirmer que nous soyons à la veille de sortir enfin de la barbarie et des ténèbres historiques. Nous devons en revanche les dénoncer."

Albert Memmi

    

Ô révolutionnaires

 

Vous aurez vous aussi

Votre carte de moudjahid

Et votre pension de chahid

Même pour ceux parmi vous

Qui ratent la mort et le martyre

Même pour ceux parmi vous

Qui savent se cacher

Et arrondir le dos.

Vous aurez des salaires de roi

Vous aurez un logement, deux

Peut-être ou trois, c’est gratuit

Et quelques lots de terrain

A vendre ou à louer

Et une licence pour importer

Un véhicule particulier

Une autre pour avoir un taxi

Dont vous pourrez même faire le chauffeur

Ce sera de votre plein droit.

Vous aurez vous aussi le droit

Comme vos vaillants pairs

De prendre les armes en bons soldats

Pour nettoyer votre cité

Votre propriété privée

De la peste et de la mauvaise herbe

Des traîtres et des réactionnaires.

Vous aurez vos panses gonflées

De rapines et vos yeux de haine et d’arrogance

Vous aussi vous aurez vos saints

Vous serez vous-mêmes des saints

Vous serez récompensés dans cette vie

Par les filles ou les femmes mûres

Encore en grâce,

Encore belles et croquantes

De vos compagnons d’armes

Tombés sans vous

Aux champs de mars

Vous laissant orphelins

Et vous en pleurerez… de joie

Et une fois dans l’Au-delà

Le seigneur dieu, mourant d’impatience

De vous voir, vous accueillera

Et là alors vous aurez encore

D’autres dons et d’autres honneurs

Vous aurez droit aux musiques du ciel

Aux louanges des anges

Au regard toute lumière et grâce

du seigneur dieu

Et à tout ce que jamais œil n’a vu

Et jamais oreille n’a oui.

Ô révolutionnaires,

Félix et béats révolutionnaires

Quand est-ce que vous partirez

Pour le maquis ?

Quelqu’un parmi vous

Deviendra ministre, un autre colonel,

Un troisième ambassadeur ou parlementaire

Il y aura même quelqu’un parmi vous

Qui deviendra intellectuel

Spécialiste de votre légende

Il écrira surtout vos mémoires

Que seules les mains d’un clochard

Puant et qui meurt de crasse

Aimeront peut-être feuilleter.                                                                Milan 27-04-11

 

 

P.S: Que voulez-vous "La minute de vertu permet de gommer des decennies de turpitude"!!!

Serge Halimi a raison.

 

Abdelmalek Smari

 

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 8 avril 2011 5 08 /04 /Avr /2011 12:17

 

 

Pagliaccio-generale

 

Continuate a raccontare

la storia dei popoli vinti,

vostri cari clienti,

facendovi pagare

con l’una o l’altra delle materie,

grezza o grigia, o entrambe.

Continuate a tacere le altre …

Continuate a raccontare

l’aspetto armato di un pagliaccio,

una specie di generale, nudo,

che avete vestito

e armato dal capo ai piedi

per fotografarlo poi,

strana reliquia, cartina di tornasole

della vostra tetra teoria sulla solidarietà umana.

Abdelmalek Smari 

 

 

“Nemmeno il mercurio del barometro è variabile come queste categorie di passeggeri che, quando la nave solca superbamente le acque, impallidiscono d’ammirazione e giurano che il comandante è il più grande di tutti i comandanti mai esistiti, e perfino propongono una sottoscrizione per offrirgli una targa ricordo; ma se la mattina dopo la brezza è calata e le vele penzolano inutili tornano a scuoter la testa e a labbra strette sibilano di sperar bene che il comandante sia un marinaio, e aggiungono di dubitarne profondamente.”

Charles Dickens “America”

 

 

Mi piacerebbe sapere…

“p.s. :  mi piacerebbe tanto sapere cosa pensi tu di tutto ciò che succede in nord africa, nel tuo paese!” mi chiedevi, cara Stefanie.

grazie per l’interessamento… del resto il tuo silenzio, riguardo a tutto ciò che succede in Nord-Africa, mi avrebbe stupito… ma purtroppo non so se sono in grado di rispondere alla tua aspettativa…

Sappi solo che io, quei paesi, non li conosco. Sono stato quattro o cinque volte per due o tre giorni, quattro al massimo e di passaggio, a Tunisi.

Della Libia sapevo solo che era un paese arabo con al suo vertice Gheddafi come capo supremo e leader della rivoluzione del 1969.

In Egitto, non ci sono mai stato. Invece avevo letto parecchio della sua letteratura perché la letteratura araba è (quasi) letteratura egiziana e vice versa.

Del Marocco, ho visto le sue due capitali in due, tre giorni… pensa un po’ che idea posso aver avuto di questo paesi e dei suoi abitanti in meno di 24 ore, se escludiamo il sonno!

Dell’Algeria invece so ciò che il cittadino politicizzato possa sapere del proprio paese, cioè poche ed imprecise cose; la realtà rimane molto più opaca e complessa anche se l’arroganza della mente umana tenta di farci credere di poter definirne la natura, svelarne i misteri e semplificarne il brulicare delle complessità e le varie imprevedibilità…

Oltre a questa difficoltà metodologica, ne esiste un’altra, fisica questa: io vivo in Italia ormai da 20 anni. Sono 20 anni che mi sono allontanato dal mio paese e i pochi giorni (20 al massimo) che vi spendo una volta l’anno non mi permettono di seguire in modo preciso e pertinente i cambiamenti dei costumi e l’evoluzione della coscienza politica dei miei concittadini.

Perciò non vorrei giocare all’esperto, come si vede in questi giorni in tv: gente che non sa nulla di quei paesi ma che con sfrontatezza fa delle (pseudo) analisi, avanza delle pseudo ipotesi e conclude sentenziando con delle profezie così inesorabili come la corsa del tempo, il risorgere del sole e della luna o l’attrazione gravitazionale!!!

Per quanto mi riguarda, cercherò d’esprimere le mie impressioni personali con le riserve che ho posto qui sopra come premesse.

Adesso ti faccio io una domanda, per completare e spiegare meglio la mia risposta: Quanti secoli, la Germania ha messo per conquistare in un modo “definitivo e irreversibile” il suo progresso sociale, economico e politico?

Dagli albori dell’unità della Germania fino ai nostri giorni sono già passati due secoli circa. E già prima di quel periodo la Germania (la grande Germania) aveva un Fichte, un Goethe, un Hegel e ben altri grandi spiriti della scienza, dell’arte, della politica, dell’economia, della storia…

Ora t’invito ad andare a cercare nei paesi del Nord-Africa i grandi uomini e a citarmene uno. Son sicuro che non troverai nessuno tranne qualche spiritello… e dei martiri, ovviamente.

E poi non è detto che l’evoluzione vada sempre liscia, senza arresti o regressioni a volte drammatici, nonostante la presenza storica o effettiva di questa stirpe di grandi uomini, di questi spiriti universali. “Ricordiamoci, scrive l’algerino Rachid Minmouni, che è stata la democrazia della repubblica di Weimar a permettere l’accessione di Hitler al potere. »

Questa premessa, cara Stefanie, è per dirti che io non ci credo molto in queste cosiddette rivoluzioni.

Prima di proseguire, t’invito a riflettere su queste citazioni che ho pescato ne:

1) Le monde del 15-03-11’’ di Jean-Noël Ferrié che dice “Hosni Moubarak non è stato cacciato dal potere sotto la pressione di un’opposizione politica credibile, ma da un’aggregazione di malcontenti che ha preso corpo dopo la caduta di Ben Ali in Tunisia. Senza nessun altro contenuto ideologico.” …

“La trasformazione in portavoce dei manifestanti di piazza Tahrir del vecchio direttore generale dell'AIEA, Mohamed ElBaradei, che, fino all’anno scorso, non si era preoccupato della politica egiziana, dimostra a che punto il paese non disponeva di figura di oppositore credibile.”

2) Le monde diplomatique, marzo 2011; Alain Gresh dice :

“Era diventato banale, nei corridoi dell’Elisio come in quelli delle cancellerie occidentali, di sghignazzare di la “Strada araba.” Bisognava veramente tenere conto di ciò che pensavano questi alcune centinaia di milioni di individui di cui non si poteva aspettare, per il meglio, che degli slogan.”

Già!

No, gli eventi in corso nel Nord-Africa non sono rivoluzioni, per la semplice ragione che la gente che ha innescato il movimento di ribellione e lo ha condotto non si era preparata e non era nemmeno convinta del risultato. Sono movimenti sì, ma movimenti browniani.

 

All’inizio i rivoltosi pensavano…

All’inizio i rivoltosi pensavano tutt’al più di conquistare se non dei diritti modesti, almeno delle promesse come al solito e delle menzogne ingannatrici.

I rivoltosi non erano pronti né materialmente né strategicamente a misurare la portata delle loro azioni né a sapere che da lì a poco avrebbero spaventato i loro dittatori da fare loro scappare via dal paese. Non ci vedevano, poverini, lo zampone degli States e dell’agnellino Obama.

Non sono rivoluzioni anche perché quella gente non aveva un progetto di governo, né gente già pronta a prendere la relève, a sostituire nel caso il governo decaduto.

Non bisogna essere un Bismarck o un Leo Strauss per capire che le persone che noi troviamo oggi al vertice dello Stato tunisino o di quello egiziano, dopo le rivolte dei due ultimi mesi, non fanno parte dei rivoltosi ma bensì sono uomini che facevano parte della ex nomenclatura che girava attorno agli ex dittatori e che servivano con raro zelo i loro regimi.

È ovvio che da opportunisti camaleonti come sono, queste persone servitrici dei dittatori erano svelte a voltare gabbana e a far vedere che non avevano niente a che vedere con l’ex regime.

La rivoluzione, fondamentalmente e prima di ogni considerazione, è una presa di coscienza storica; è la volontà e la capacità lucide di tutti gli strati precari di una classe maggioritaria e oppressa di combattere una manciata di uomini di potere che costituiscono una classe sfruttatrice ed oppressiva; è ordine nelle idee e nelle azioni;

è un’impresa seria portatrice di speranze e prosperità non di caos;

è un cemento di militanza politica che lega assieme gli oppressi e da’ loro unità e forza;

è un progetto di lotta e di società concepito e svolto dai figli della nazione stessa in rivolta;

è la preparazione degli uomini della relève;

ed è uno sradicamento di tutti gli uomini del vecchio regime e di tutte le loro pratiche di sfruttamento e d’oppressione;

è una lotta contro le esclusioni sociali ed ogni forma di segregazione di colore, di sesso, di classe, di età, di lingua e di confessione;

è una lotta per il rispetto dei diritti della maggioranza (e di ogni altra minoranza) non per sostituire una minoranza sfruttatrice con un’altra e dare così un nuovo fiato al sistema dell’ingiustizia e dell’oppressione…

Personalmente non credo che le rivolte dei tunisini, degli egiziani o attualmente dei libici, abbiano questi criteri, pur essendo criteri scarni.

Il caso della Libia poi ha tolto il telo che copriva il proprietario dello zampone di cui parlavo sopra: è lo stesso Obama che si è rivelato un pagliaccio, un orco, terribile… è lui il vero fautore delle cosiddette rivoluzioni arabe per servire il Capitale.

Non c’è quindi rivoluzione per il fatto che nell’anima e nella prassi di queste popolazioni in rivolta manca un background culturale, manca ancora qualche secolo di tempo, manca ancora una visione storica e geo-strategica, mancano ancora gli strumenti epistemologici e la serenità metodologica per orientarsi nella storia, mancano ancora una visione unita, un’autonomia, un progetto sociale originale e chiaro e dei mezzi logistici per poter realizzare tali programmi e miracoli.

Infine ci sono state nel passato recente o lontano di questi paesi tante di queste insurrezioni ma come vediamo non hanno portato nulla di concreto; o almeno i progressi sperati o sognati sono stati scarsi o di poco rilievo.

Ma ci sono stati comunque dei cambiamenti astronomici(!); cambiamenti invisibili però visto l’immensità delle realizzazioni che rimangono ancora da fare: come il fatto di camminare per un neonato, come il fatto di parlare, come il fatto di crescere…

Sì, come le tappe di crescita del bambino che, nonostante tutti le sue metamorfosi epocali e straordinari, il bimbo pur crescendo rimane ancora bimbo.

E sbaglia di grosso quello che si mette a paragonare le performance di questo bambino in crescita (il suo camminare, l’acquisizione della lingua, il suo crescere) a quelle di un adulto, giudicarlo e concludere alla scemenza del bimbo…

Quindi questi eventi non andranno mai persi dalla memoria di questi popoli. Questi eventi saranno capitalizzati e aggiunti alle altre esperienze già acquisite e alle altre crisi di crescita già vissute. Questi eventi nella vita di una nazione devono essere considerati anche come degli sperimenti di vita con dei giorni belli e altri pessimi.

Quante volte il bimbo cade prima di imparare a camminare! Quanta strada deve fare lo straniero in Italia per imparare decentemente la lingua italiana!...

Durante i loro cammini alcuni di questi paesi ci lasciano la ghirba, altri resistono ma non di certo riescono a tutti i colpi.

Comunque nella vita di un popolo ci vogliono tante scosse o rivolte storiche perché ci si riesca a capitalizzare l’esperienza dei decadi e le tribolazioni dei secoli che dovrebbero propulsare quel popolo direttamente nell’età matura…

 

La cultura politica e gli algerini in particolar modo

Qualche giorno prima che la rivolta tunisina prendesse le proporzioni che sappiamo ormai, l’Algeria si era insorta e la gente di tutte le regioni era uscita nelle strade e nelle piazze in un modo spettacolare per contestare l’aumento del prezzo di alcuni prodotti base (olio e zucchero).

Quella insurrezione, che aveva durato due tre giorni, aveva scosso i nostri governanti che subito avevano risposto con delle misure molto sagge e concrete come l’abrogazione della legge dello stato d’emergenza (in vigore da 19 anni!), l’aumento di stipendio per alcune fasce di lavoratori lese, i provvedimenti seri e concreti per combattere la pesantezza delle burocrazie sclerosate, l’apertura concreta sui problemi di casa e di lavoro, l’ascolto operativo e serio dei giovani…

Queste misure sono state non solo concrete ma anche, cosa inaudita quasi, concretizzate! ed ipso facto!! Chissà quanto pesano queste misure, a lungo termine, sul tesoro dello Stato, perché sono sicuramente delle spese insopportabili per le capacità reali del tesoro pubblico?!

Ma purtroppo gli algerini, come il resto dei terzomondani, non sono che un’aggregazione di tubi digestivi e non si curano per niente che il tesoro pubblico sia svuotato dopo essersi servito a riempire i loro voragini di pance o le loro bucate tasche.

Quella insurrezione ha avuto un effetto diretto all’interno del nostro paese e un effetto indiretto, incoraggiante, all’estero vicino (Tunisia, Egitto, Marocco e Libia).

C’è chi vi ha visto i segni di continuazione della cosiddetta guerra civile che non si sarebbe ancora spenta, che non arriverebbe o non dovrebbe mai spegnersi!

C’è chi vi ha visto una contestazione contro i governanti; secondo la tesi manichea, tipica degli esperti algerologi, che vuole e insiste che in Algeria esista da una parte un regime corrotto, oppressore e brigante e dall’altra parte un gregge di primati, innocenti perché scemi, alienati, oppressi, derubati e senza capacità di coscienza, di indignazione e di resistenza o di lotta.

Che sia ben inteso che una reale rottura tra i cittadini e chi li governa esiste in Algeria, come esiste qui in Italia, come esiste dappertutto nel nostro mondo, come è sempre esistito nella storia.

Da una parte c’è l’individuo con il suo egoismo, i suoi interessi e le sue aspirazioni alla libertà, e dall’altra parte esiste la collettività che, nel nome dell’interesse della maggioranza, non solo chiede ma impone coercitivamente certi limiti alle libertà dell’individuo e certi ridimensionamenti ai suoi interessi e al suo egoismo.

Ma questa rottura è più scandalosa in Algeria per la particolarità storica di questo paese che dal 1500 circa (con l’occupazione turca ottomana prima e quella francese a partire dal 1830) fino al 1962 (data dell’indipendenza dell’Algeria), gli autoctoni furono rigorosamente, sistematicamente e scientemente esclusi ed impediti di fare politica.

I francesi deliberavano nel parlamento l’esclusione degli indigeni addirittura dalla sfera dell’umanità!

Le cose essendo state così, è ovvio che gli algerini dimenticano (e hanno dimenticato) del tutto ciò che la parola politica possa significare. Anzi ci fu un tempo in cui non sapevano più se essa esistesse!

Di fronte alle politiche razziste e ai genocidi di quei regimi di occupazione e d’esclusione turco-francesi per cinque secoli circa, l’algerino ha sviluppato un atteggiamento, per non dire una psicologia, ostile ad ogni forma di potere. Per l’algerino, i governanti delle due potenze occupanti erano visti come dei meri predatori, oppressori e sfruttatori.

Quando, più tardi, l’Algeria strappò la sua indipendenza ai colonizzatori francesi, si è trovata impreparata per governarsi.

Da un lato gli unici uomini o donne che avevano un’idea della governance moderna erano pochi ed insufficienti mentre ci voleva una vera classe dirigente (abbondante) formata in e attraverso i partiti politici o nelle grandi scuole di scienze politiche, economiche e sociali.

Dall’altro lato, il popolo ha cominciato a svegliarsi grazie alle attività di sensibilizzazione alla politica che il movimento nazionale per l’indipendenza svolgeva.

Questo risveglio era solo risveglio, perché per re-introdurre un popolo nella storia dopo cinque secoli di morte storica e civile, ci vuole un vero e proprio “Alzati e cammina!”.

Ed è ciò che la scuola dell’Algeria, con grande volontà ma scarsa arte, sta cercando di fare. Ma ci vogliono ancora lustri e decadi…

I governanti autoctoni hanno quindi ereditato una situazione invivibile e quasi impossibile da gestire (lo stesso si può dire dei paesi ex colonizzati): la loro inesperienza nell’arte di governare, l’ambigua concezione che hanno della loro funzione stessa di governare (imitano il comportamento del colonizzatore; forse nel loro inconscio vi prendono piacere perché da’ loro l’impressione di avere finalmente l’occasione di vendicarsi dai colonizzatori!), il ricorso fin dai primi anni dell’indipendenza ad uno stile di sviluppo fondamentalmente omologante ed autoritario come il socialismo forzato ed imposto con indottrinamenti e manganelli, la povertà del popolo, l’analfabetismo atroce, la scarsità del senso di cittadinanza che provoca solo dis-unità e caos nel concepire ed assumere l’interesse comune…

Dal suo lato il popolo, educato per secoli a sottomettersi, a subire le esazioni e le ingiustizie, a servire da bestia di some o a servire da carne da cannone, a vedere nel potere una specie di brigantaggio e di guerra dichiaratagli… il popolo ha perso la fiducia in chi lo governa e nella politica in generale.

Inoltre i paesi predatori (ex e neo colonialisti) non smettono di alimentare questa rottura spargendo voci in giro che i nostri governanti sarebbero dei corrotti, dei briganti, dei sanguinari che si sarebbero ammassati delle fortune colossali rubandole al popolo facendo man bassa su tutte le risorse naturali del paese!

Visto che il nostro popolo, per la sua grande maggioranza, ignora i giochi politici e strategici tra le nazioni e i gruppi di potere, non riesce ancora a capire che si tratta di intox e di mistificazioni distillate ininterrottamente da potenze e/o classi predatrici in gioco per dividerlo e seminare in lui (il popolo) il caos e paralizzare le menti e le forze attive…

Il nostro popolo crede in questa mistificazione, in questa favola nera, e perciò vede nei suoi governanti una banda di briganti sanguinari, li accusa d’essere responsabili dei propri fallimenti, fa quindi il vittimista e (già che rinuncia a pagare le tasse pur godendo di scuole, ospedali, giustizia e varie protezioni tutto a gratis!), alla prima occasione che gli si presenta, s’infiamma istericamente e comincia ad urlare e sbavare, a minacciare con dei bastoni come l’arcaico uomo delle caverne, a spaccare i beni pubblici per prima cosa, a derubare il vicino di casa, ad aggredire il suo prossimo (i governanti, non li raggiunge ovviamente) poi chiede la testa di chi lo governa, senza sapere a chi né per quale motivo, senza rifletterci bene sopra, senza preparare o prepararsi alla relève, senza pensare nemmeno alle conseguenze dei propri atti perché spesso questo tipo di rivolte falliscono ed i rivoltosi ritornano a subire lo stesso sistema “contestato”.

 

I benefici immensi della caotizzazione totale dei paesi del terzo mondo voluta dalle potenze predatrici

Insomma è una specie di autoflagellazione: una follia aggressiva di tutti contro tutti; un saccheggio dei beni privati e pubblici; un regolamento dei conti non a un regime oppressore (la gente comune non ci arriva mai a vendicarsi o, se vogliamo, a farsi giustizia presso i loro oppressori) ma gli uni agli altri individui della stessa condizione social-precaria (una guerra tra i poveri); una caotizzazione totale del loro paese per preparare così il terreno ai veri oppressori, alle spietate e voraci multinazionali, ai missionari in male di caritas urget, ai vari mercenari ed altre “legioni straniere”; in parole povere: preparare il terreno all’invasione ed occupazione del loro paese da parte delle potenze colonialiste…

Ho in mente l’indicibile e recente caos in cui vivono Stati che erano passati per questa strada; Stati come la Somalia, l’Iraq, l’Afghanistan, il Pakistan, il Sudan mutilato e in questi giorni si sta tentando con la Libia e i paesi del Nord Africa…

E ce ne sono altri paesi caotizzati, e ce ne saranno altri ancora se i popoli di questi paesi continuano, nel nome di una chimerica rivolta contro un’irreale oppressione, a distruggere i propri paesi e offrirlo su un piatto d’oro alla voracità delle potenze neo colonialiste come Usa, Inghilterra, Francia, Italia e, in una misura ancora minore ma non innocua, ad alcune potenze dette emergenti come la Cina e l’India.

A proposito, Gheddafi ha invitato l’altro ieri Cina, India e Russia ad investire nei campi petroliferi della Libia… come misure di ritorsione contro gli Stati che gli sono stati ostili in questi ultimi tempi difficili per la sopravvivenza del suo regno.

Ma poiché la maggioranza (la forza micidiale della cosiddetta comunità internazionale) lo vuole, le cose, in un modo o in un altro, finiranno sicuramente per riassestarsi e sicuramente finiranno per avere ragione delle mie paure da reazionario fifone.

Tuttavia la cosa di cui non mi potrò illudere è che i cambiamenti che avranno luogo non saranno mai in grado di bruciare le tappe della storia; perché la prosperità e la democrazia (pane e dignità) rivendicati dai rivoltosi di questi giorni sono surreali nel senso che non avvengono che dopo un lungo e continuo processo di crescita e di lente trasformazioni: è una questione di secoli… sono surreali perché tutto è relativo.

« Il successo – scrive Sciences humaines N° 224 di marzo 2011 -, come la ricchezza, essendo sempre relativo, ogni accesso ad un gradino superiore non può produrre che soddisfazioni provvisorie e frustrazioni relative; che ciò concerni il successo sociale, sportivo, scientifico o artistico.”

Le rivendicazioni di questi rivoltosi sono surreali e chimeriche anche perché esse non si basano su vere necessità dettate da bisogni reali ed autentici ma dall’illusione che gli fa credere che basterebbero il martirio o il cambiamento degli emblemi di un regime per avere pane e rispetto ed accedere quindi alla democrazia; e che gli basterebbe che si dicesse di loro che sono democratici per raggiungere il livello di prosperità, di democrazia e di coscienza dei paesi ricchi e endogenicamente democratici!

Sono endogenicamente democratici perché fuori dei loro paesi (e purtroppo hanno sempre uno zampone fuori cioè: nei paesi vinti ed alienati del terzo mondo), questi Stati detti civili si comportano da tiranni, da oppressori, da sanguinari, da sanguisughe…!

Comunque, gli autori di queste rivendicazioni non hanno un progetto adatto alla loro condizione ma le immagini di questi paesaggi alpini puri, di queste strade pulite e belli, di questi visi rosa sorridenti e ben portanti con cui la pubblicità martella loro la coscienza perennemente, giorno e notte ed in ogni modo e attraverso vari strumenti ed agenti (tv, internet, i turisti, i missionari, le varie O.N.G…)

Gli autori di queste rivendicazioni pensano che una volta Ben Ali, Mubarak o Gheddafi cacciati via, i loro popoli diventino di colpo, per miracolo, ricchi, sapienti, sani, rispettati e rosa con capelli biondi ed occhi azzurri o verdi!!

Ecco cosa hanno in mente quando parlano di cambiamento: una distorsione completa della realtà! Ed ecco perché le loro imprese e agitazioni non sono e non possono essere una rivoluzione.

Oddio, ci vuole anche l’illusione e l’utopia per fare il mondo…

I cambiamenti ci saranno quindi – speriamo che siano nel senso giusto – ma non di sicuro saranno tali da propulsare quei popoli dal giorno all’indomani nell’olimpo dei paesi della ricchezza, della democrazia, della potenza e degli occhi azzurri e verdi… per questo, bisogna correre ancora.

No! Non ancora: a jack is a jack, a king is a king.

“Ma - dice il giornalista Kharroubi Habib del Quotidien d’Oran 02 marzo 2011- ci sono anche l’America e l’Occidente i quali l’avvento della democrazia nel mondo arabo non entusiasma oltremodo, malgrado le loro dichiarazioni di principio che fa credere alla loro soddisfazione di vedere questa regione sconvolta dalle rivendicazioni che vanno in questo senso.”

Il consigliere di Obama per le questioni del MOEAN, Ross, in un’intervista, qualche settimana fa, riconosce in qualche modo lo zampone dell’America nell’agitare e favorire questi eventi:  “Seguivamo con molta attenzione, da tempo, le sfide nei nostri confronti nella zone. E operativamente in agosto 2010 Obama ha firmato una direttiva che ci ordina di fare degli studi governativi circa le riforme politiche nel Medio - oriente e nel Nord-Africa . E allora durante mesi e mesi facevamo riunioni settimanali per dibattere le questioni delle riforme politiche in quei paesi…” Il quotidiano arabo El-Hayat 03-03-11

Lo stesso articolo spiega il ruolo degli USA: si tratterebbe di mettere dei freni alla macchina repressiva su cui si appoggiavano i governi, teatro delle recenti rivolte arabe. Perciò i dittatori di quei paesi si sono trovati abbandonati dai loro potenti e quasi naturali sostenitori e fornitori di arme (USA e Europa occidentale) e sono diventati di fatto vulnerabili ed esposti all’ira dei loro popoli spesso oppressi e frustrati.

Quanto ai generali dell’esercito, loro fanno quelli che hanno il compito di “convincere” i dittatori della necessità di partire. E infatti è così che quegli scenari si sono svolti in Tunisia e in Egitto e si stanno svolgendo nello Yemen e nella Libia.

Ma perché gli States creano questi caos nei paesi già sciagurati dalle vicissitudini della storia e dalle potenze predatrici?

Secondo me per vari motivi che sono poi alla fin fine esigenze o necessità vitali per la sopravvivenza degli Stati Uniti stessi (in testa):

la coesione interna fra le centinaia di etnie che compongono i loro abitanti,

la crisi economica,

l’apertura dei mercati internazionali,

l’accesso facilitato ai mercati,

l’assicurarsi una mano d’opera docile e a buon mercato,

l’assicurarsi dei luoghi dove ci si sbarazza con costi minori dei rifiuti nucleari e chimici,

la tratta dei bambini e delle donne,

il traffico di organi umani,

il traffico di armi,

le sperimentazioni delle armi nuove e delle strategie e tecniche nuove di combattimento,

l’egemonia culturale,

l’affermare insomma la supremazia di quella “stirpe” di potenze egoiste, predatrici, neo-colonialiste che sono al servizio del Capitale e delle multinazionali.

Questi vantaggi non lasciano indifferenti i cittadini di quei paesi: li vedono di buon occhio, con orgoglio, perché anche loro in qualche modo possono approfittane:

sentirsi fare parte di quelle nazioni forti è gradevole,

oppure avere la possibilità per un pezzente con mezzo stipendio di fare delle vacanze da re,

senza parlare di turismo sessuale dove persone anziane e flosce possono permettersi di nicare con giovani ventenni,

fare dei safari di caccia e recitare Indiana Jones,

procurarsi per le loro collezioni private dei pezzi interi (!) di musei e d’archeologia,

rubare varie opere d’arte…

Si capisce quindi quando una persona dice che gli States e l’Europa dell’ovest non vogliono la democrazia nei paesi del terzo mondo.

Non vogliono stabilità, non vogliono sviluppo, non vogliono pace, non vogliono lucidità né coscienza storica in quei paesi…

Detto questo, non intendo giustificare la mediocrità politica né discolpare i mediocri politici di quei paesi sciagurati; al contrario io aborrisco la dittatura e i dittatori di destra o di sinistra, dei paesi del terzo mondo o di quelli del primo mondo indipendentemente dal colore della pelle, dalla cultura, dalla forma e dal vestito.

Quanto alla dittatura dei paesi detti democratici, essa non si vede perché è applicata prevalentemente alle nazioni deboli.

Sembra che essere dittatore sia (ed è, secondo me) la regola fondatrice della natura umana: chi non è dittatore a casa propria, è dittatore a casa dei vicini. Altrimenti come potremmo chiamare le crudeltà e l’ingerenza nei paesi altrui?

Segnati dal sistema coloniale e dai suoi nostalgici, segnati dal proprio fallimento di sviluppo, segnati dall’inaudibile umiliazione di marzo 2003 per opera del regime di Bush, gli arabi non tarderanno a comprendere che i loro governanti sono anch’essi vittime delle macchinazioni del Capitale internazionale e dei suoi diversi servi (le grandi potenze) e allora là ci sarà una vera presa di coscienza, ci sarà una vera rivoluzione, ci sarà un vero cambiamento…

E allora là l’intox dei mistificatori che ingannano gli alienati si spegnerà da sé.

E allora là gli arabi respireranno aria buona e profumata di libertà e di dignità.

 

Post scriptum IN VICTORIA VEL IGNAVIS GLORIARI LICET;…

E la vittoria, cara Stefanie, sarà americana o non sarà. Quanto al popolo libico, esso ritornerà a leccare beatamente gli stivali dei nuovi padroni…

Il grande giornalista egiziano Hassanein Haikel, che conosceva profondamente il sistema che regge la politica estera degli Stati Uniti, aveva dimostrato in un suo libro che ogni presidente americano ha e deve avere la sua o le sue guerre; da questo punto di vista Obama non fa eccezione. Eccolo che inaugura anche lui la sua guerra.

Scommetto che ci prenderà gusto e non si fermerà alla Libia perché bisogna prima di tutto mantenere un nemico esterno, unica strategia per mantenere coese le popolazioni e etnie degli Stati uniti.

È quello che ha dichiarato Jean Ziegler al quotidiano algerino El Watan du 5-11-10: “Obama ha un linguaggio molto dolce, ma in fondo, la dottrina americana non si è mossa d’un iota sia per quanto riguarda la Palestina, sia per quanto riguarda l’Afghanistan… la stessa maniera di guardare il mondo! Al Cairo, Obama si è volto all’insieme  dei mussulmani e non ha fatto che confermare, ancora una volta, che lui stesso era chiuso nelle tesi di Huntington sullo scontro delle civiltà.”

In secondo luogo gli USA “devono” cacciare i pericolosi concorrenti cinesi ed indiani che stanno invadendo il mondo arabo e l’Africa.

Bisogna anche, con quest’onda di caotizzazione, dare da fare per qualche cent’anni ancora agli “oziosi” paesi del Nord-Africa (e non solo): così quei mercati di mano d’opera, di materie prime, di mercati aperti… saranno proprietà privata degli Stati uniti e dei loro vassalli e vari sub-appaltatori...

E poi queste guerre atroci contro i paesi deboli servono ad appagare la brama perversa della nostra società moderna affamata ed assetata, sempre di più, di spettacoli di violenza, di crudeltà, di cronache nere e di guerra… spettacoli dal vivo e gratis! Che vogliamo di più?!

La supremazia dei paesi predatori è sempre in vigore anche se è stata sviata per un po’ di tempo dalla scossa bolscevica.

Il petrolio, lo consumano loro con il prezzo che vogliono; e non è certo la tua o la mia intelligenza o resistenza che glielo impediscono. È da quando lo hanno scoperto che è loro.

Non fanno la guerra per averlo quindi, no. Idem per le basi militari; con Gheddafi o con un altro, l’avrebbero avuta, loro.

Sai perché? Perché hanno la forza (una forza che Cesare stesso non sognava) e quindi il diritto assoluto. Ah la forza, unica legittimazione delle azioni umane. Forse i collaborazionisti e gli alienati (alleati,sub-appaltatori) facilitano anche un pochino la bisogna...

Gheddafi per loro è un fumo che soffiano con efficacia negli occhi dei vari alienati e collaborazionisti loro malgrado. Essere un cattivo cittadino è cool, quando si è alienato.

Detto questo, è tutta la Libia che vogliono. E sarà la chiave per tutta la regione… come ieri in Iraq, come nei tempi classici delle colonizzazioni.

 

Vendita delle armi

Jeune Afrique 10/03/2011 à 17h:07 di Constance Desloire il X° salone internazionale di difesa (Idex), oraganizzato ad Abou Dhabi, è stato un grande successo… alcuni Stati potrebbero abbandonare gli armamenti pesanti a favore strumenti (armi) antisommossi. Le compagnie britanniche hanno esposto tutta una gamma di granate lacrimogene e di pallottole di gomma,…” ecco anche a che cosa serve la guerra.

“Libia – è il titolo del giornale Le monde del 22-03-11 -: gli insorti, in mancanza di armi e di benzina.” Ecco; corra a vendere chi ne ha!

Solo la guerra, ahimè, è una costante della natura umana!!

 

“Ma la bellezza dei campi (sembravano tanto piccoli!), delle siepi e degli alberi; le villette, le aiuole, le antiche chiese, le magioni e ogni cosa ben nota; e tutte le delizie di quel viaggio che addensava nel troppo breve giorno d’estate le gioie di tanti lunghi anni nella gioia di riprender contatto con la patria e con tutte le cose che ce la rendono cara: tutto ciò, né la mia lingua né la mia penna sarebbero sufficienti a descriverlo.” Charles Dickens “America”

 

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 29 mars 2011 2 29 /03 /Mars /2011 08:41

Ou de la vraie force de l'Amérique

 

 

Quand l’Amérique toussote, c’est en quelque sorte le monde entier qui se prépare à prendre la parole

Chères lectrices, chers lecteurs je suis en train de lire un livre très intéressant qui traite de la culture, la culture dominante de notre époque historique.

Un livre sorti chez Flammarion il y a à peine une année qui est encore frais et il restera toujours frais tant que la culture gardera sa valeur et son importance dans la vie des hommes : individus et nations confondus.

C’est un livre qui parle donc de notre culture moderne. Notre, car il n’y a déjà presque personne sur la face de la terre à laquelle cette culture soit encore étrangère, presque personne qui ne s’en sente concerné.

Cette culture est appelée de toute façon à relever le défi de la globalisation, en devenant justement elle même globale, en acquérant des proportions à la mesure et à la hauteur d’un tel défi.

Il se trouve que pour le moment le seul pays capable de faire vaincre à cette culture sa bataille de la globalisation est l’Amérique.

Et ce n’est pas certes parce que l’Amérique est une superpuissance militaire qu’elle domine les cultures du monde (même s’il lui arrive de voyager avec les bombes, les caramels, les tomahawks et la coca-cola…).

Mais c’est grâce à sa capacité économique, à son prestige, à son savoir faire, à sa volonté de faire la locomotive de notre époque, et surtout aux apports des différentes ethnies et cultures (parvenues de tous les coins de la planète) qui constituent le tissu social de cette Amérique.

En fait, de par leurs origines diverses, ces mosaïques de peuples et de cultures qui forment la nation américaine se trouvent à représenter d’une manière ou d’une autre tous les peuples de la planète.

Quand l’Amérique toussote, c’est en quelque sorte le monde entier qui veut prendre la parole.

L’Amérique c’est un peu la capitale du monde : elle est grande, puissante, cosmopolite, arrogante et importante, comme Alger pour les Algériens ou Paris pour les Français.

Cette grande culture globale, commune à tous les habitants de la planète, l’auteur du présent livre l’appelle "culture mainstream".

Il est écrit à ce propos à la quatrième de couverture :

« Mainstream [’meinstri:m] adj. - mot d’origine américaine: grand public, dominant, populaire. L’expression « culture mainstream » peut avoir une connotation positive, au sens de « culture pour tous », ou négative, au sens de « culture hégémonique ». Un film mainstream: qui vise un large public; un média mainstream: media de masse; un produit mainstream: qui se vend massivement; « il veut être mainstream » : il veut plaire à tout le monde. »

 

Bonne lecture !

 

Extrait du Chapitre 8 « USC, l’université du mainstream »(*)

Pour comprendre la puissance des industries créatives aux Etats-Unis, dans le cinéma comme dans la musique, l’édition ou Internet, il faut s’intéresser aux universités américaines.

Il y a en Amérique plus de 4 000 établissements d’enseignement supérieurs dont 1 400 universités, et le pays leur consacre environ 3 % de PNB quand, en Europe, l’enseignement supérieur est deux  fois moins riche, en moyenne, avec environ 1,5 % du PNB.

Pourtant, le système universitaire américain n’est pas, contrairement à ce que l’on croit souvent, un marché, ancré dans le secteur privé : 77% des universités américaines sont publiques, généralement financées par l’un des cinquante Etats (c’est le cas d’UCLA, de Berkeley  ou de l’Université du Texas à Austin).

Les autres établissements ne sont pas non plus des entreprises a visée commerciale, mais des associations à but non lucratif (Harvard, Yale, Stanford, USC).

Toutes ces universités, qu’elles soient publiques ou à but non lucratif restent cependant très onéreuses pour les étudiants qui doivent s’acquitter de frais de scolarité exorbitants, entre 20 000     et 40 000 dollars par an par exemple a USC (sans la pension, selon les diplômes et le niveau d’études).

Les étudiants américains ont cependant accès à des bourses et des emplois rémunérés (« work-studies »), ce qui explique le paradoxe des universités qui sont à la fois plus chères et socialement plus diverses que leurs équivalentes européennes.

82 % d’une classe d’âge entre dans l’enseignement supérieur aux Etats-Unis (quand ce pourcentage stagne a 59 % au Royaume-Uni, 56% en France et 48 % en Allemagne).

En revanche, si l’accès à l’université est plus ouvert aux Etats-Unis qu’ailleurs, le nombre d’étudiants qui sortent diplômés au bout de trois ans est en déclin, notamment dans les universités publiques et les scolarités courtes des « community colleges » (moins de 50 % en moyenne actuellement, soit l’un des plus mauvais taux parmi les pays industrialisés, seule l’Italie faisant encore moins bien). Les graduate schools, en deuxième et troisième cycles, ont de meilleurs résultats.

Au-delà des statistiques, toujours difficiles à comparer, un point  indiscutable est la vitalité culturelle des campus américains qui hébergent 2 300 salles professionnelles de théâtre et de musique, 700 musées d’art ou galeries professionnelles, des centaines de festivals de cinémas, 3 527 bibliothèques (dont 68 avec plus de 2,5  millions de livres, dont celle d’Harvard qui est la seconde au monde après la bibliothèque du Congrès), 110 maisons d’édition, environ 2 000 librairies, 345 salles de concerts de rock, plus de 300 radios universitaires et autant de labels de musique indépendants. Toutes choses qui créent un environnement favorable à la création et des interactions constantes avec les industries créatives comme à USC.

« Nos enseignants sont uniquement des professionnels de l’industrie du cinéma et de la télévision, poursuit Elizabeth Daley, et les étudiants sont incités à travailler au sein de ces industries en permanence. Si vous venez à USC, c’est que vous aimez Hollywood. Vous n’en avez pas peur, vous n’êtes pas réticent à travailler pour un studio : au contraire, c’est votre but. Et ici, ce sont les professionnels qui viennent à vous. Parfois, un étudiant obtient tout à coup, au cours de sa scolarité, parce qu’il a été repéré par un de ses professeurs, un stage ou un job chez Disney ou chez Dream Works : alors, on le laisse partir, pour travailler, et puis on le laisse revenir par la suite, au bout d’un an. Nous sommes très souples.

L’école de cinéma de USC, qui compte I 500 étudiants, n’est pas une école d’acteurs. Les plus réputées sont ailleurs, à Harvard, à Yale, Columbia. Les spécialités de USC concernent plutôt le business, la réalisation, le numérique, le montage et le son. Dans le seul département « production de films », il y a l50 professeurs, dont 50 à temps plein, pour seulement 600 étudiants.

En visitant le campus, on a une idée des moyens à la disposition des élèves qui ont chacun leur bureau personnel, accessible 24 heures sur 24.

L’université est organisée comme un véritable studio, mêlant constamment la théorie et la pratique, et mobilisant les ressources internes pour réaliser de véritables films : l’étudiant en production coordonne un projet que tourne l’étudiant en réalisation, dans lequel jouent des acteurs professionnels, et que filment les étudiants cameramen, etc.

Techniquement, tous les équipements des studios, depuis les salles de montage, jusqu’aux mix-rooms, en passant par les editing rooms, sont ultramodernes; ils ont été offerts à USC par Sony, Hewlett Packard ou IBM.

Sur la gauche du campus, les bâtiments se succèdent : la Steven Spielberg Music Scoring Stage (salle d’enregistrement de musiques de film), le Carlson Television Center, le Jeffrey Katzenberg Animation Building (un studio réservé aux films d’animation), l’USC Entertainment Technology Center et, un peu plus loin, la Stanley Kubrick Stage.

Au centre, près des bâtiments de la direction, il y a le «  magasin » où les étudiants peuvent emprunter librement et sans autorisation l’une des 80 cameras Arriflex 16 mm, l’une des 50 cameras Mitchell 16 mm, ou 1’une des 500 cameras digitales.

Au cœur du campus, fierté des étudiants, il y a le nouveau bâtiment portant le nom de George Lucas. En offrant 175 millions de dollars en 2008 pour construire ce bâtiment prestigieux, M. Lucas, tel Luke à la fin du premier Star Wars qui réalise son destin en devenant un ]edi, a été promu parrain principal de USC.

Pour expliquer ce don philanthropique de grande ampleur, aussitôt qualifié à Los Angeles de « blockbuster gift », George Lucas a dit simplement : « J’ai découvert ma passion pour le cinéma dans les années 1960 lorsque j’étais étudiant à USC, et mes expériences sur ce campus ont modelé toute ma carrière. Je suis très heureux aujourd’hui de pouvoir aider USC à continuer à former les cinéastes de demain. comme USC l’a fait pour moi. »

(Outre Lucas, les studios Warner Bros., Fox et Disney ont également financé ce bâtiment, comprenant salles de cours et de montage, à hauteur de 50 millions de dollars.)

Plus loin sur le campus, je visite la Doheny Memorial Library, la bibliothèque de USC, qui rassemble les archives de nombreux cinéastes, producteurs et, par exemple, l’intégralité des archives de Warner Bros. Beaucoup de bâtiments sont massifs, ils ont gardé un peu de la grandeur des jeux Olympiques de 1984 qui ont eu lieu notamment sur ce campus.

Au département d’écriture de scenarios, Jack Epps Jr., son directeur, lui-même un professionnel (il a fait le scenario de Top Gun) me reçoit.

« Ici, on apprend aux étudiants à être des écrivains, avant de devenir des scénaristes. Il n’y a pas de règles pour écrire un bon script, nous aidons à la fois les étudiants a développer leurs techniques et en même temps nous les laissons très libres. »

A USC, la formation est très interdisciplinaire, et les futurs scénaristes sont également formés à la production et à la réalisation afin qu’ils se rendent compte, m’explique ]ack Epps, de ce que signifie concrètement tourner un film qu’ils ont écrit. Leur travail principal consiste à produire des pitchs de télévision et des pilot-es de cinéma, comme dans le monde réel.

Avec sérieux, et un brin d’humour, Jack Epps ajoute : « Nous avons même un cours spécialisé dans le "re-writing". Les étudiants réécrivent les scenarios des autres étudiants qui n’ont pas été jugés bons. Ça peut servir, car à Hollywood, le "re-writing" est un métier à part entière. »

Les scénaristes des séries Grey? Anatomy ou des Sopranos, parmi d’autres, sont d’anciens élèves de l’université et ils interviennent régulièrement comme professeurs à USC.

Les films réalisés sur le campus sont innombrables et tous les examens et diplômes consistent en une présentation d’un produit culturel professionnel achevé.

Les etudiants obtiennent des budgets pour tourner ces films : en moyenne, chacun reçoit 80 000 dollars pour faire un film, financé par le département « business » de USC où les étudiants-producteurs collectent des fonds pour les étudiants-réalisateurs.

La plupart de ces films sont tournés avec des acteurs professionnels et, grâce à un bureau appelé Festival Office, que dirige sur le campus un agent de la William Morris Agency , ils sont projetés dans les festivals professionnels, notamment a Sundance, l’alternative « indie » à Hollywood.

« Chaque année, je reçois des centaines de films provenant de ces écoles de cinéma, des films collectifs ou très personnels, qui racontent des histoires étonnantes et différentes, souvent écrites par de jeunes latinos, de jeunes noirs, des gays. Il est là le sang neuf du cinéma américain », confirme Geoffrey Gilmore, alors directeur du festival de Sundance, interrogé à Los Angeles.

Ces passages entre l’université et le monde culturel réel sont permanents, dans le cinéma, mais aussi dans la musique ou l’édition.   

Lorsqu’on visite USC ou les écoles concurrentes, comme UCLA et Tisch School de NYU, on est frappé pat l’énergie, l’innovation  constante et la créativité des étudiants.

L’une des clés du système culturel américain est la multiplication des passerelles entre ces universités et la culture underground qui les entoure : les petites galeries d’art des universités, les centaines de radios et de télévisions libres sur les campus, les milliers de festivals de courts métrages à travers les Etats-Unis, les showcases du théâtre expérimental d’off-off Broadway, les myriades de clubs et de cabarets plus ou moins louches avec leurs « open mic sessions » ou les ateliers de « creative writing » dans l’Arts incubator tout proche.

Partout, près des campus, j’ai vu des cafés « arty » qui proposent des projection de films ou des restaurants végétariens avec, dans une arrière-salle, des concerts alternatifs de rock hybride ou de rap latino. Souvent j’ai découvert des petits magasins qui vendent des DVD amateurs ou des librairies qui, pour survivre, se sont transformées en coffee-shops et proposent des lectures de scénarios ou de poésie.

Toute cette vie artistique est baptisée « street-level culture », mêle les genres et on a du mal à y distinguer le professionnel de l’amateur, le participant de l’observateur, l’homogénéité de la diversité, et l’art du commerce.

Sur tous les campus, j’ai vu ce dynamisme culturel époustouflant : la culture y est « messy » (bordélique), « off hand » (désinvolte), « Fuzzy » (confuse) et toujours « indie » (indépendante).

Le marché, pourtant, sait parfaitement récupérer ces niches culturelles et communautaires : en dépit, peut-être, de leurs intentions, beaucoup de ces étudiants « indépendants » contribuent en fin de compte à nourrir les industries créatives, ils seront récupérés par le commerce et, à partir d’un art authentique et a but non lucratif, finiront par produire une culture mainstream.

L’Amérique nous prouve qu’il est souvent difficile d’être juste à moitié commercial.

 

(*) - « Mainstream – Enquête sur cette culture qui plaît à tout le monde » de Frédéric Martel - Editions Flammarion, 2010

  

Choisi pour vous par : Abdelmalek Smari

 

 

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés