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Dimanche 5 février 2012 7 05 /02 /Fév /2012 15:36

« … D’innombrables fichiers sur des enquêtes

et interrogations de la part de la C.I.A., du

F.B.I. et pas seulement eux… l’on parle,

entre autres choses, du la raison pour

laquelle Pinochet fut choisi pour le coup

d’état au Chili : il fut l’unique général de

religion mormone, comme sa femme ; les

mormons détenaient les grandes mines du

cuivre au Chili, comme la ‘’Anaconda’’

qu’Allende voulait nationaliser, … »

Marco Dolcetta – Il fatto quotidiano 04-02-2012

 


 

Certaines causes
Les causes de ce malaise sont nombreuses. Pour ma part, je pense que si aujourd’hui nous sommes arrivés à criminaliser la poussée légitime de la vie, c’est-à-dire stigmatiser le fait de bouger pour se sentir vivre, c’est surtout parce que les gouvernements des pays que, paraphrasant Kateb Yacine, j’ai appelé rose bonbon, se sont laissés commander, malmener et chanter par les avides, les impitoyables multinationales.
Après avoir spolié, via le système colonial, les pays faibles, ces pays rose, sous l’empire des multinationales et au service du capital, ont mis en place le nouveau colonialisme qui a appauvri davantage les pays et les classes les plus pauvres.
Mais, malgré tout, dans les années 80 du siècle dernier, il y avait encore pour les peuples à la recherche d’un boulot une certaine possibilité de choisir, parmi de nombreux pays, le pays qui leur convient. Ces pauvres gens se réfugiaient dans les pays ex et néo colonisateurs mêmes.

Et puis dans la même période, il y avait des pays qui s’étaient enrichis grâce au pétrole. Ces pays ont eu alors un grand besoin de main-d’œuvre et ont absorbé, des années durant, d’énormes flux ininterrompus de main d’œuvre issue des autres pays du tiers monde.
Malheureusement (et c’est là la deuxième cause) la non moins vorace et cruelle industrie de la guerre (des pays rose, oh oxymore !) a créé et ne faisait que créer des guerres dans ces pays nouvellement enrichis par le pétrole mais fragiles afin de les soumettre à leur diktat et leur vendre leurs produits particulièrement létaux.
Ainsi donc les pays rose ont-ils créé les successives guerres du Golfe de la première (Iran / Irak) à celle de Bush père qui avait épuisé à mort l’Irak, le Koweït, l’Arabie saoudite et autres émirats  qui accueillaient et abritaient alors des centaines de milliers, si ce n’est des millions, d’immigrés, jusqu’à least but not last la Libye dans son actuel état de totale dévastation et destruction.
Le Yémen, la Tunisie, le Soudan, la Syrie, ainsi que les pays des Balkans et ceux connus comme pays de l’est ne sont pas en mesure d’employer et d’accueillir d’autres immigrés ; bien au contraire, ce sont eux qui viennent maintenant à gonfler les rangs des candidats à l’immigration qui frappent avec éducation( ?) aux portes des pays rose bonbon.
Malheureusement, ces Etats tampons (pétrolifères) ont été détruits directement ou indirectement, et tous les immigrés qui y vivaient sont allés chercher des opportunités dans d’autres pays stables et garants d’un emploi sûr et décent.

Et où peut-on trouver, en ce moment de terrible chaotisation qui a mis à genoux les pays tampons, un endroit où l’on peut vivre sans risque de guerre et de fiasco économique si ce n’est justement dans un pays rose bonbon ?

Une tranche considérable de ces pays rose bonbon sont sans aucun doute les premiers responsables de cette chaotisation du monde.
Nous ne devrions même pas être honnêtes pour le reconnaître. Et les avantages que ces états prédateurs peuvent tirer de ce chaos artificiel n’est plus un secret pour personne, sauf pour les encore-aliénés, les mystificateurs ou les opportunistes.
Ces pays riches ont créé le désastre que nous voyons dans les pays des damnés de la terre et ont fermé leurs frontières. Et voici ici la troisième cause de notre mal international.
Pour ceux qui le font en toute bonne foi, se trompent ; car en agissant de la sorte ils font abstraction de certaines simples mais combien fondamentales règles de la psychologie humaine comme la règle que nous avons dans notre ADN qui nous contraint à défier les difficultés, bien que parfois, paradoxalement, nous risquons et nous perdons volontiers notre vie.
En fait cette règle procède de la volonté de vivre. Et pour cause : si l’être vivant devait jeter l’éponge face à la moindre difficulté qui se dresse sur le chemin de sa vie, les espèces vivantes se seraient éteintes déjà dès l’aube de leur première existence.
  
Que faire?
Donc, si nous voulons vraiment éradiquer toute problématicité des phénomènes humains, trop humains, comme celui de la mobilité humaine (et la vie, dirais-je, parce que d’autres espèces vivantes partagent avec nous ce prurit de la bougeotte), il est nécessaire que les ONG, les citoyens, la société civile, les politiciens, les intellectuels, les artistes de nos pays réciproques, prédateurs et proies( !), travaillent près nos gouvernements respectifs pour les porter à renoncer à l’économie de l’exploitation et à la culture belliciste, ces deux poumons de l’injustice internationale.
Pour ce qui concerne les états des pays rose bonbon - qui se disent civilisés – qu’ils s’arrêtent d’abord de créer des guerres dans les pays de la misère.
Qu’ils s’arrêtent de faire semblant de les aider en leur vendant des armes et des poisons et des venins radioactifs et d’autres instruments de mort et de destruction.
Si vraiment, de la hauteur de leur Olympe, ces pays cruels bien que rose (ces pays pourtant déjà civilisés, déjà non plus barbares) voulaient bien aider les damnés de la terre, il pourraient par exemple commencé par leur libérer leurs terres fertiles, les libérer de leurs jougs, leur procurer des livres et leur enseigner une bonne éducation à la paix et au respect entre les peuples.

Or qu’est-ce qu’ils font, ces béats habitants de l’Olympe ? ils enseignent à leurs parents pauvres l’art de mourir écrasés ou de vivre humiliés.

Et ici aussi il n’y a de secret pour personne : tout le monde sait qu’il n’y pas écoles plus pertinentes que ces deux injustices pour cultiver chez les peuples opprimés l’amour de la haine et de la médiocrité et le désir pervers de la cruauté et de la vengeance.
Que les pays rose bonbon acceptent parfois eux aussi de cueillir  un peu de mauvaises cerises, si ce n’est que pour en libérer l’arbre ; se faire l’autocritique, reconnaître leurs responsabilités passives ainsi que celles actives, surtout, dans la production et l’alimentation de ce type de problèmes et fléaux et assumer enfin leurs propres échecs et erreurs ...  

Post-scriptum:
« L’immigration clandestines [Eh oui même Berbericus se donne des airs d’être une grosse tasse !!!] : la LADDH dénonce de nouvelles expulsions de subsahariennes » est un article paru au quotidien algérien El Watan le 14.12.11. Il parle du risque pour cinq femmes subsahariennes avec leurs enfants d’être expulsées à leur tour après les cinq autres femmes refoulées juste une semaine auparavant.
Ce type de mesure, ce gardiennage, n’est pas nouveau pour les pays de la rive sud de la Méditerranée ; il est en effet une tâche dont les pays rose bonbon ont chargé leurs vis-à-vis de la rive misérables en en faisant des appendices de leur géographie territoriale, des outre-territoires !
La Libye de Kadhafi en sait quelque chose. Ne s’est-elle pas acquitté parfaitement de cette exécrable tâche ?

Souvenons-nous... et souvenez-vous, vous aussi chers lecteurs… de ce qu’était la récompense pour cet agent de garde, pour sa famille et pour son pays avant tout.

 

Abdelmalek Smari

 

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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 21:48

La piccola Anna

 

L'onda del tempo

passa sulla spiaggia

della memoria …

e ripassa.

La piccola Anna,

la magia negli occhi

e la bacchetta in mano,

incide e guarda

segni e disegni,

mentre la brezza all'alba

le accarezza i capelli,

d'oro come il sole e la sabbia,

come i campi nella loro stagione.

E il mare canta con la bimba,

che, trascinata dai sogni,

si lascia andare sull'onda

del tempo …

lontano.

 

 

Abdelmalek Smari

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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 00:03

 

Fils des Chouhada, Albert Camus est aussi Algérien que vous et moi.

En plus de par son universalité il nous appartient en tant que grand esprit de l'humanité.

Quant à ce qu'il avait dit à Stockholm, le quotidien arabophone El Khabar (25-01-12) se trompe quand il affirme que les Algériens lui en veulent pour avoir préféré la justice à sa mère : c'est plutôt sa mère qu'il préférait à la justice et pas le contraire.

Enfin il faut être raisonnables, oh Fils des chouhada, avec le cœur grand et généreux comme celui de vos pères et vos mères martyres et martyrs, et apprendre à aimer l'art et les artistes et à vous aimer, vous-mêmes, en aimant une partie de vous-mêmes.

Oui Albert Camus n’est pas propriété exclusive de la France, il est aussi un peu vôtre, nôtre, un peu chair de votre, notre chair.

N’a-t-il pas – autant que vous, nous et nos aïeux - été nourri de votre, notre terre ?

N’a-t-il pas respiré le même air ?

N’a-t-il pas bu la même eau et aimé la même mer et le même soleil ?

Albert Camus n'a pas été contre les Algériens, il avait seulement peur de perdre une terre, une patrie, qu'il avait toujours considérée justement et légitimement comme sa terre, sa patrie ; d’ailleurs il était en ça pareil à des Algériens qui se disent Arabes et considèrent l'Algérie justement et légitiment leur terre et leur patrie.

Et puis, Messieurs les fils des chouhada, soyons honnêtes; il avait tant défendu les Algériens, Kabyles entre autres.

Ergo ?

 

Abdelmalek Smari.

 

 

« L'ambassadeur de France à Alger, M. Xavier Driencourt, et le consul général à Annaba ont effectué, avant-hier, en compagnie des autorités locales, une visite dans la wilaya d'El-Tarf à l'occasion du 52ème anniversaire de la mort d'Albert Camus, né le 07 novembre à Dréan dans la wilaya d'El-Tarf.

Ravi par l'accueil des écoliers, Xavier Driencourt a prononcé une petite allocution à travers laquelle il a mis en exergue le profil humaniste d'Albert Camus, son engagement contre l'injustice du colonialisme, appuyant ses propos par des articles de presse publiés entre le 5 et le 15 juin 1939 sur la misère de la Kabylie. » A.Ouelaa du Quotidien d’Oran 25-01-2012

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 23:53

« Dans cette coexistence des hommes, pleine de fautes

et de souffrances qu’est-ce qui peut nous réconforter

de plus, si ce n’est la foi authentique et l’affection

réciproque de bons et vrais amis?

(Agostino, La città di dio. XIX, 8)

 

Cherry picking

Que ce soit ici ou ailleurs, les cerises se recueillent de la même manière :  « Les beaux fruits dans ma corbeille, les abîmés à l’arbre. » 

C’est l’art de la mystification par excellence. 

Et une mystification est toujours le nom respectable d’une injustice ; ainsi, par exemple, l’assassinat des deux Sénégalais à Florence est présenté d’emblée par une agence de presse, puis reprise par un journal télévisé respectable, comme l’acte isolé d’un fou !

L’agence ne le présente pas comme une personne (si nous ne voulons pas nous substituer à la justice) ni comme un assassin criminel (si nous voulons exprimer, en tant qu’êtres humains, notre solidarité avec nos semblables en malheur)… non ; elle le présente comme un fou.

Fou, comme pour dire :  « Mais qu’est-ce que ça peut faire !? N’exagérons pas… Après tout… !”

Fou, comme pour dire que son crime crapuleux était un acte isolé ; alors qu’il est le fruit amer du conditionnement à la haine et à la xénophobie systématiques, de cachet fasciste, hélas

souvent opéré à l’intérieur même de certains parlements européens si non sponsorisés par certains locataires de ces parlements (je me réfère par exemple aux discours venimeux, obsessifs, de certains représentants de la Lega nord ici en Italie).
Mais il n’y a pas que le «racisme institutionnel» qui loue et incite les frustrés à se faire de véritables guerres entre eux, des guerres impitoyables, continues, éternelles...
Il y a aussi le monde des médias qui, lui aussi, a une responsabilité non indifférente : Vittorio Feltri, par exemple, éditorialiste au quotidien de la famille Berlusconi, Il Giornale, a tenté de relativiser la portée du massacre de Florence où deux jeunes sénégalais furent assassinés avec sang froid de la part d’un Italien : « Nous sommes seulement en présence d’un individu qui (...) avait déjà montré qu’il n’était pas sain. Un fou, rien de plus. » Jeune Afrique 18/12/2011
Mais qui est ce criminel ?

 Il s’agit de « Gianluca Casseri, qui était un membre de « Casa Pound »,  organisation néo-fasciste fanatique aux thèses [identitaristes] qui stigmatisent les étrangers et dont le nom se réfère au poète américain Ezra Pound qui, dans les années 1940, avait ouvertement soutenu les théories racistes du dictateur fasciste Benito Mussolini. » J.A. 18/12/2011
De toute manière Feltri, comme beaucoup d’autres intellectuels et publicistes de plusieurs médias, pense comme pense Sébastien Manifitat, directeur des relations publiques à Casa Pound qui avait annoncé que l’assassinat était l’acte d’« un fou, un homme qui a perdu sa raison. » J.A 18/12/2011
  
Excuses post-mortem
On dit aussi (J.A. 18/12/2011) que le Président de la « Casa » raciste Gianluca Iannone a exprimé à l’ambassadeur du Sénégal à Rome, « sa condamnation entière et inconditionnelle du fou [encore!] geste qui a ensanglanté Florence. »
Et les excuses post-mortem, servent-elles ? vraiment ?

N’est-ce pas mieux éduquer les gens et leur apprendre le respect des autres ?

N’est-ce pas mieux censurer les idéologies de haine et de violence et prendre des mesures sévères et systématiques afin de réduire au silence une fois pour toutes les discours de haine au lieu de banaliser l’horreur ?

Certes, si les deux malheureux pouvaient ré-avoir le pouvoir de parler, mettons, comme les personnages de Spoon River, ils diraient: « Comment en sommes-nous arrivés à cette tragédie ? Qui nous l’a-t-il fait faire ?! A quoi bon quitter notre pays, nos familles, nos amours pour venir mourir ici injustement comme des chiens errants ? »
S’ils pouvaient, nos deux malchanceux, retrouver la force de leur volonté et la clarté de leur conscience, ils prendraient tout simplement leurs cliques et claques et s’en iraient sans jamais plus re-songer à aller chercher un pays rose bonbon ou à prétendre à un tel luxe ... mortel.
Mais quand bien même ces damnés de la terre eurent eu effectivement, dans leur vie, la force de volonté et la clarté de conscience, celles-ci leur auraient été obscurcies par leur forte propension instinctive à bouger, à s’en aller, quoi qu’il eût pu leur arriver et à aboutir nécessairement quelque part, loin de chez eux.
L’instinct est aveugle et sourd aux sons et aux couleurs de la géographie artificielle, des frontières artificielles, du faux territoire.
Le seul territoire que l’instinct reconnaît et sent est le territoire éthologique, biologique : le territoire mobile qui se déplace avec l’organisme auto-mobile et avec tout ce qui constitue et l’espace vitale et les moyens de vie et de survie inhérents à cet organisme.
Bien sûr, chez les humains, il y a ceux qui ne peuvent que répondre rigoureusement, sans relâche, à l’appel de ces instincts.
Mais il y a aussi ceux qui n’y répondent pas puisqu’ils entendent l’appel d’un autre instinct qui est contraire aux premiers et qui les dissuade donc et les distrait de répondre aux premiers...
  
Une formidable mécanique de l’instinct
Les calculs économiques-mathématiques ont peu à voir avec cette terrible mécanique de l’instinct. Car quoi qu’on en dise, l’homme est encore essentiellement un être biologique, primitif comme les émotions et les passions qui le gouvernent et régissent sa raison même ; sinon il n’y aurait plus ni crime ni châtiment, ni guerres justes ni guerres illégales ...
Le problème qui se pose n’est donc plus : « Pourquoi un Sénégalais ou un Algérien ou même un Italien ou un Américain devraient quitter leurs pays pour aller vers un autre qui leur est hostile ou n’en veut pas d’eux ? » mais « Pourquoi une personne choisit-elle justement ce pays et pas un autre ? »

C’est vrai que, dans le cas d’une personne originaire d’un pays du tiers monde, il y a un certain prestige dans le fait de choisir l’Italie, la France ou l’Angleterre plutôt que de choisir un autre pays où il est probable de trouver un emploi...
Mais il n’est pas dit que tous les candidats à l’émigration aient les mêmes préférences, les mêmes conceptions ou les mêmes capacités ; cela dépend de la sensibilité de chaque hôte/intrus et surtout du profil psycho-culturel, économique et social de chaque migrant.
L’histoire récente des mouvements migratoires dans le monde montre que la plupart des migrants conçoivent leur propre migration, bien que strictement nécessaire, comme condition de vie temporaire liée donc à un projet précis avec une échéance à plus ou moins court terme, à plus ou moins long terme : obtenir un emploi pour améliorer leur niveau de vie...
Peu importe si l’accueil n’est pas garanti ou laisse à désirer... cela n’est pas grave car pour le migrant il s’agit d’un sacrifice… nécessaire comme tout autre sacrifice.
Et puis, la peine n’est pas éternelle ; ce qui compte c’est le résultat… En fait, une fois cet objectif atteint, le migrant retourne chez lui.

L’émigration algérienne en France par exemple a été de ce type (temporaire) jusqu’aux années 80 du siècle dernier.
Ceux qui ont émigré, sans un fort désir de retourner furent une infime minorité et pour des raisons assez sophistiquées (culturelles, politiques, philosophiques ...).
Ces migrants sophistiqués, eux, pouvaient choisir de s’établir au pays hôte plus durablement et peut-être définitivement. D’ailleurs ils sont là pour ça.

Quant à leur intégrité identitaire, leur préparation intellectuelle et culturelle les tient plus ou moins à l’abri de toutes les formes d’aliénation ; et le groupe, leur communauté, souvent leur fait confiance pour leurs fortes personnalités immunisées.

Ils n’ont donc pas à craindre l’assimilation, car tout ce à ce quoi leur parcours migratoire les expose serait une intégration qui ne peut être que équilibrée et donc honorable ; dans ce sens qu’ils ne peuvent qu’enrichir leur personnalité avec les valeurs et idées du pays d’accueil et enrichir ce dernier de leurs valeurs et idées d’origine...
  
Les bons moments de la migration ...
Dans les deux cas le pays hôte, la France, ne se sentait pas affecté : en effet cette dernière et tous les pays européens (qui étaient alors en pleine reconstruction après la seconde guerre mondiale) profitaient alors de la main d’œuvre à bon marché, des compétences techniques et intellectuelles et des différentes opportunités démographiques, économiques et culturelles que les hôtes/intrus véhiculaient et dont ils jouissaient et jouissent encore.

Il ne faut pas oublier que l’homme est en soi une ressource inépuisable, même si il est nu et n’a pas le sou ; il suffit de savoir l’orienter et en apprécier les potentialités illimitées.
Et ça c’est le rôle de la politique. Mais, malheureusement, en étant sous la forte pression des forces hostiles et égoïstes, celle-ci se comporte comme si elle n’était pas au courant de ces richesses virtuelles, tout à fait possibles ; comme si elle n’avait aucune envie de les rechercher et les exploiter pour le bien commun des citoyens qu’elle est censée administrer...
Malheureusement!
Au lieu de développer une culture positive qui sème et récolte l’amitié et l’affection mutuelle entre les peuples mallin-ed-dar et leurs invités, diafs, on a tendance à remplir les pays et les cœurs des citoyens de préjugés, de peur et de souffrance.
Comment en est-on arrivé à cette situation absurde et presque intenable où tous les candidats à l’émigration dans le monde choisissent un nombre très limité de pays (toujours les mêmes : les pays rose-bonbon) ?
Objectivement, il est vrai, ces pays en ont marre non pas parce qu’ils sont mauvais ou parce qu’ils n’ont pas la bonne volonté ou la bonne foi, mais seulement parce qu’ils n’ont pas les forces suffisantes pour accueillir et prendre en charge ce déluge ininterrompu d’immigrants.

Cette situation est exaspérante car elle déborde les forces des autorités publiques de ces pays d’accueil et dépasse leurs compétences réelles suscitant ainsi un véritable malaise chez leur population ; malaise qui va de l’hostilité passive ou du sourire poli de l’impatience bien-élevée, à l’hostilité active qui peut générer des évènements tragiques comme ceux de ces derniers jours qui ont ensanglanté Turin et Florence pour n’en citer que quelques-uns des plus frais, ici en Italie.
Dans ce cas, des discours sur la racismité ou non de tel peuple ou d’un tel autre ne servent point ;  ce qui reste en revanche extrêmement pertinent c’est espérer, ou plutôt exiger que la justice fasse son travail et punisse les coupables et les criminels. Basta !
  

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 20:38

Vai anche tu e torni?

Soffia il vento d'autunno lento

e alza la polvere dell'estate,

folle passione, morta.

Danza la tenera cenere,

come un sottile velo

e, pallida, all’anima in agonia

sussurra foglia su foglia:

dormi ricordo e non piangere.

Un sogno ricorrente sono,

una cometa, vado e ritorno.

Vai anche tu e torni?  17/08/97

A/M Smari

 

Fragment d’un jour : 02-01-09 

Le voici donc, le nouvel an ! et dans quelques jours, dans quelques instants, il n’en sera plus rien de lui, le pauvre ! Il lui arrivera ce qui est arrivé à ses prédécesseurs qui pourtant se comptaient par millions de millions…

Où sont-ils maintenant ? disparus, morts, anéantis, irresuscitables.

Les gens ont fêté, disent-ils. Mais ils n’ont fait que créer un vacarme pour couvrir le bruit horrible du passage de cet énième char… funeste.

Les gens ont fêté ?

Et qui veulent-ils tromper ?

Moi ?

Les autres ?

Eux-mêmes ?

Ou tous à la fois ?

Moi de toute façon je l’ai passé avec des crampes dans l’estomac et un certain déchirement dans l’âme, qui continuent jusqu’à présent à me faire mal, atrocement mal.

Certes, moi aussi, j’arrive parfois à contourner avec une maigre consolation cette misère comme par exemple me dire : « Tant que je me sens bien, je m’en f… ».

Mais ça ne fonctionne pas à tous les coups. Hélas !

Souvent c’est l’habitude-à la misère qui nous fait accepter cette même misère.

D’autres mystères, il n’y en a point. Je dis ça, tout en restant convaincu que le temps n’existe pas. Alors pourquoi tout ce tintamarre ? – diriez-vous.

C’est parce que c’est un grand pan de ma dignité – que dis-je ? - de ma vie qui s’en va.

Et si j’utilise le mot An, c’est pour atténuer l’horreur de la lente extinction de mon âme, inexorable, en la déplaçant sur toute autre chose pourvu que cette chose ne soit pas mon être.

Et poussons donc avec les autres et disons quand-même : que ce nouvel an nous porte de bonnes surprises, en attendant la grande non-surprise…     

A/M Smari

 

 

رأيتُ

رأيت و قد داهمني الشّيب

وأنا يافع الشّباب

و جور الأمور الحوالك

رأيت الحياة و قد وئدت

و غول الموت بعد الحصاد

يسدل السّتار على الأموات

رأيت الملوك و الأباطرة

أمواجا طاغيّة تنكسر

و تذلّ بعد تدلّل تترا

الواحد تلو الآخر

رأيت آصال التّبر

الباكيّة نورا

تموت مع النّهار

رأيت هناء الخليقة

و الأعياد و العذابات

أساطير تنقلب

ترويها اللّيالي

عند عتمة المآتم

في أنفاق اللاّرجعة

و ظلمة الآباد

رأيت للموت

تقام التّهاليل تماثيل

و يسبك الدّمع تعاويذ

وتتلاشى الحياة و تفنى

و الموت باق

رأيت الرّعاة ترعى

و القطعان جوعى

و سائر الأحياء

فلن تمطر السّماء رحمة

و لن تبكي الأقدار

دمعة                                                  عبدالملك سماري

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