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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 21:48

La piccola Anna

 

L'onda del tempo

passa sulla spiaggia

della memoria …

e ripassa.

La piccola Anna,

la magia negli occhi

e la bacchetta in mano,

incide e guarda

segni e disegni,

mentre la brezza all'alba

le accarezza i capelli,

d'oro come il sole e la sabbia,

come i campi nella loro stagione.

E il mare canta con la bimba,

che, trascinata dai sogni,

si lascia andare sull'onda

del tempo …

lontano.

 

 

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Jeudi 26 janvier 2012 4 26 /01 /Jan /2012 00:03

 

Fils des Chouhada, Albert Camus est aussi Algérien que vous et moi.

En plus de par son universalité il nous appartient en tant que grand esprit de l'humanité.

Quant à ce qu'il avait dit à Stockholm, le quotidien arabophone El Khabar (25-01-12) se trompe quand il affirme que les Algériens lui en veulent pour avoir préféré la justice à sa mère : c'est plutôt sa mère qu'il préférait à la justice et pas le contraire.

Enfin il faut être raisonnables, oh Fils des chouhada, avec le cœur grand et généreux comme celui de vos pères et vos mères martyres et martyrs, et aimer l'art et les artistes et nous aimer nous-mêmes en aimant une partie de nous-mêmes.

Oui Albert Camus n’est pas propriété exclusive de la France, il est aussi un peu nôtre, un peu chair de notre chair.

N’a-t-il pas – autant que nous et nos aïeux - été nourri de notre terre ?

N’a-t-il pas respiré le même air ?

N’a-t-il pas bu la même eau et aimé la même mer et le même soleil ?

Albert Camus n'a pas été contre les Algériens, il avait seulement peur de perdre une terre, une patrie, qu'il avait toujours considérée justement et légitimement comme sa terre, sa patrie ; d’ailleurs il est en ça pareil à des Algériens qui se disent Arabes et considèrent l'Algérie justement et légitiment leur terre et leur patrie.

Et puis, Messieurs les fils des chouhada, soyons honnêtes; il avait tant défendu les Algériens, Kabyles entre autres.

Ergo ?

 

Abdelmalek Smari.

 

 

« L'ambassadeur de France à Alger, M. Xavier Driencourt, et le consul général à Annaba ont effectué, avant-hier, en compagnie des autorités locales, une visite dans la wilaya d'El-Tarf à l'occasion du 52ème anniversaire de la mort d'Albert Camus, né le 07 novembre à Dréan dans la wilaya d'El-Tarf.

Ravi par l'accueil des écoliers, Xavier Driencourt a prononcé une petite allocution à travers laquelle il a mis en exergue le profil humaniste d'Albert Camus, son engagement contre l'injustice du colonialisme, appuyant ses propos par des articles de presse publiés entre le 5 et le 15 juin 1939 sur la misère de la Kabylie. » A.Ouelaa du Quotidien d’Oran 25-01-2012

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Dimanche 15 janvier 2012 7 15 /01 /Jan /2012 23:53

« Dans cette coexistence des hommes, pleine de fautes

et de souffrances qu’est-ce qui peut nous réconforter

de plus, si ce n’est la foi authentique et l’affection

réciproque de bons et vrais amis?

(Agostino, La città di dio. XIX, 8)

 

Cherry picking

Que ce soit ici ou ailleurs, les cerises se recueillent de la même manière :  « Les beaux fruits dans ma corbeille, les abîmés à l’arbre. » 

C’est l’art de la mystification par excellence. 

Et une mystification est toujours le nom respectable d’une injustice ; ainsi, par exemple, l’assassinat des deux Sénégalais à Florence est présenté d’emblée par une agence de presse, puis reprise par un journal télévisé respectable, comme l’acte isolé d’un fou !

L’agence ne le présente pas comme une personne (si nous ne voulons pas nous substituer à la justice) ni comme un assassin criminel (si nous voulons exprimer, en tant qu’êtres humains, notre solidarité avec nos semblables en malheur)… non ; elle le présente comme un fou.

Fou, comme pour dire :  « Mais qu’est-ce que ça peut faire !? N’exagérons pas… Après tout… !”

Fou, comme pour dire que son crime crapuleux était un acte isolé ; alors qu’il est le fruit amer du conditionnement à la haine et à la xénophobie systématiques, de cachet fasciste, hélas

souvent opéré à l’intérieur même de certains parlements européens si non sponsorisés par certains locataires de ces parlements (je me réfère par exemple aux discours venimeux, obsessifs, de certains représentants de la Lega nord ici en Italie).
Mais il n’y a pas que le «racisme institutionnel» qui loue et incite les frustrés à se faire de véritables guerres entre eux, des guerres impitoyables, continues, éternelles...
Il y a aussi le monde des médias qui, lui aussi, a une responsabilité non indifférente : Vittorio Feltri, par exemple, éditorialiste au quotidien de la famille Berlusconi, Il Giornale, a tenté de relativiser la portée du massacre de Florence où deux jeunes sénégalais furent assassinés avec sang froid de la part d’un Italien : « Nous sommes seulement en présence d’un individu qui (...) avait déjà montré qu’il n’était pas sain. Un fou, rien de plus. » Jeune Afrique 18/12/2011
Mais qui est ce criminel ?

 Il s’agit de « Gianluca Casseri, qui était un membre de « Casa Pound »,  organisation néo-fasciste fanatique aux thèses [identitaristes] qui stigmatisent les étrangers et dont le nom se réfère au poète américain Ezra Pound qui, dans les années 1940, avait ouvertement soutenu les théories racistes du dictateur fasciste Benito Mussolini. » J.A. 18/12/2011
De toute manière Feltri, comme beaucoup d’autres intellectuels et publicistes de plusieurs médias, pense comme pense Sébastien Manifitat, directeur des relations publiques à Casa Pound qui avait annoncé que l’assassinat était l’acte d’« un fou, un homme qui a perdu sa raison. » J.A 18/12/2011
  
Excuses post-mortem
On dit aussi (J.A. 18/12/2011) que le Président de la « Casa » raciste Gianluca Iannone a exprimé à l’ambassadeur du Sénégal à Rome, « sa condamnation entière et inconditionnelle du fou [encore!] geste qui a ensanglanté Florence. »
Et les excuses post-mortem, servent-elles ? vraiment ?

N’est-ce pas mieux éduquer les gens et leur apprendre le respect des autres ?

N’est-ce pas mieux censurer les idéologies de haine et de violence et prendre des mesures sévères et systématiques afin de réduire au silence une fois pour toutes les discours de haine au lieu de banaliser l’horreur ?

Certes, si les deux malheureux pouvaient ré-avoir le pouvoir de parler, mettons, comme les personnages de Spoon River, ils diraient: « Comment en sommes-nous arrivés à cette tragédie ? Qui nous l’a-t-il fait faire ?! A quoi bon quitter notre pays, nos familles, nos amours pour venir mourir ici injustement comme des chiens errants ? »
S’ils pouvaient, nos deux malchanceux, retrouver la force de leur volonté et la clarté de leur conscience, ils prendraient tout simplement leurs cliques et claques et s’en iraient sans jamais plus re-songer à aller chercher un pays rose bonbon ou à prétendre à un tel luxe ... mortel.
Mais quand bien même ces damnés de la terre eurent eu effectivement, dans leur vie, la force de volonté et la clarté de conscience, celles-ci leur auraient été obscurcies par leur forte propension instinctive à bouger, à s’en aller, quoi qu’il eût pu leur arriver et à aboutir nécessairement quelque part, loin de chez eux.
L’instinct est aveugle et sourd aux sons et aux couleurs de la géographie artificielle, des frontières artificielles, du faux territoire.
Le seul territoire que l’instinct reconnaît et sent est le territoire éthologique, biologique : le territoire mobile qui se déplace avec l’organisme auto-mobile et avec tout ce qui constitue et l’espace vitale et les moyens de vie et de survie inhérents à cet organisme.
Bien sûr, chez les humains, il y a ceux qui ne peuvent que répondre rigoureusement, sans relâche, à l’appel de ces instincts.
Mais il y a aussi ceux qui n’y répondent pas puisqu’ils entendent l’appel d’un autre instinct qui est contraire aux premiers et qui les dissuade donc et les distrait de répondre aux premiers...
  
Une formidable mécanique de l’instinct
Les calculs économiques-mathématiques ont peu à voir avec cette terrible mécanique de l’instinct. Car quoi qu’on en dise, l’homme est encore essentiellement un être biologique, primitif comme les émotions et les passions qui le gouvernent et régissent sa raison même ; sinon il n’y aurait plus ni crime ni châtiment, ni guerres justes ni guerres illégales ...
Le problème qui se pose n’est donc plus : « Pourquoi un Sénégalais ou un Algérien ou même un Italien ou un Américain devraient quitter leurs pays pour aller vers un autre qui leur est hostile ou n’en veut pas d’eux ? » mais « Pourquoi une personne choisit-elle justement ce pays et pas un autre ? »

C’est vrai que, dans le cas d’une personne originaire d’un pays du tiers monde, il y a un certain prestige dans le fait de choisir l’Italie, la France ou l’Angleterre plutôt que de choisir un autre pays où il est probable de trouver un emploi...
Mais il n’est pas dit que tous les candidats à l’émigration aient les mêmes préférences, les mêmes conceptions ou les mêmes capacités ; cela dépend de la sensibilité de chaque hôte/intrus et surtout du profil psycho-culturel, économique et social de chaque migrant.
L’histoire récente des mouvements migratoires dans le monde montre que la plupart des migrants conçoivent leur propre migration, bien que strictement nécessaire, comme condition de vie temporaire liée donc à un projet précis avec une échéance à plus ou moins court terme, à plus ou moins long terme : obtenir un emploi pour améliorer leur niveau de vie...
Peu importe si l’accueil n’est pas garanti ou laisse à désirer... cela n’est pas grave car pour le migrant il s’agit d’un sacrifice… nécessaire comme tout autre sacrifice.
Et puis, la peine n’est pas éternelle ; ce qui compte c’est le résultat… En fait, une fois cet objectif atteint, le migrant retourne chez lui.

L’émigration algérienne en France par exemple a été de ce type (temporaire) jusqu’aux années 80 du siècle dernier.
Ceux qui ont émigré, sans un fort désir de retourner furent une infime minorité et pour des raisons assez sophistiquées (culturelles, politiques, philosophiques ...).
Ces migrants sophistiqués, eux, pouvaient choisir de s’établir au pays hôte plus durablement et peut-être définitivement. D’ailleurs ils sont là pour ça.

Quant à leur intégrité identitaire, leur préparation intellectuelle et culturelle les tient plus ou moins à l’abri de toutes les formes d’aliénation ; et le groupe, leur communauté, souvent leur fait confiance pour leurs fortes personnalités immunisées.

Ils n’ont donc pas à craindre l’assimilation, car tout ce à ce quoi leur parcours migratoire les expose serait une intégration qui ne peut être que équilibrée et donc honorable ; dans ce sens qu’ils ne peuvent qu’enrichir leur personnalité avec les valeurs et idées du pays d’accueil et enrichir ce dernier de leurs valeurs et idées d’origine...
  
Les bons moments de la migration ...
Dans les deux cas le pays hôte, la France, ne se sentait pas affecté : en effet cette dernière et tous les pays européens (qui étaient alors en pleine reconstruction après la seconde guerre mondiale) profitaient alors de la main d’œuvre à bon marché, des compétences techniques et intellectuelles et des différentes opportunités démographiques, économiques et culturelles que les hôtes/intrus véhiculaient et dont ils jouissaient et jouissent encore.

Il ne faut pas oublier que l’homme est en soi une ressource inépuisable, même si il est nu et n’a pas le sou ; il suffit de savoir l’orienter et en apprécier les potentialités illimitées.
Et ça c’est le rôle de la politique. Mais, malheureusement, en étant sous la forte pression des forces hostiles et égoïstes, celle-ci se comporte comme si elle n’était pas au courant de ces richesses virtuelles, tout à fait possibles ; comme si elle n’avait aucune envie de les rechercher et les exploiter pour le bien commun des citoyens qu’elle est censée administrer...
Malheureusement!
Au lieu de développer une culture positive qui sème et récolte l’amitié et l’affection mutuelle entre les peuples mallin-ed-dar et leurs invités, diafs, on a tendance à remplir les pays et les cœurs des citoyens de préjugés, de peur et de souffrance.
Comment en est-on arrivé à cette situation absurde et presque intenable où tous les candidats à l’émigration dans le monde choisissent un nombre très limité de pays (toujours les mêmes : les pays rose-bonbon) ?
Objectivement, il est vrai, ces pays en ont marre non pas parce qu’ils sont mauvais ou parce qu’ils n’ont pas la bonne volonté ou la bonne foi, mais seulement parce qu’ils n’ont pas les forces suffisantes pour accueillir et prendre en charge ce déluge ininterrompu d’immigrants.

Cette situation est exaspérante car elle déborde les forces des autorités publiques de ces pays d’accueil et dépasse leurs compétences réelles suscitant ainsi un véritable malaise chez leur population ; malaise qui va de l’hostilité passive ou du sourire poli de l’impatience bien-élevée, à l’hostilité active qui peut générer des évènements tragiques comme ceux de ces derniers jours qui ont ensanglanté Turin et Florence pour n’en citer que quelques-uns des plus frais, ici en Italie.
Dans ce cas, des discours sur la racismité ou non de tel peuple ou d’un tel autre ne servent point ;  ce qui reste en revanche extrêmement pertinent c’est espérer, ou plutôt exiger que la justice fasse son travail et punisse les coupables et les criminels. Basta !
  

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Samedi 31 décembre 2011 6 31 /12 /Déc /2011 20:38

Vai anche tu e torni?

Soffia il vento d'autunno lento

e alza la polvere dell'estate,

folle passione, morta.

Danza la tenera cenere,

come un sottile velo

e, pallida, all’anima in agonia

sussurra foglia su foglia:

dormi ricordo e non piangere.

Un sogno ricorrente sono,

una cometa, vado e ritorno.

Vai anche tu e torni?  17/08/97

A/M Smari

 

Fragment d’un jour : 02-01-09 

Le voici donc, le nouvel an ! et dans quelques jours, dans quelques instants, il n’en sera plus rien de lui, le pauvre ! Il lui arrivera ce qui est arrivé à ses prédécesseurs qui pourtant se comptaient par millions de millions…

Où sont-ils maintenant ? disparus, morts, anéantis, irresuscitables.

Les gens ont fêté, disent-ils. Mais ils n’ont fait que créer un vacarme pour couvrir le bruit horrible du passage de cet énième char… funeste.

Les gens ont fêté ?

Et qui veulent-ils tromper ?

Moi ?

Les autres ?

Eux-mêmes ?

Ou tous à la fois ?

Moi de toute façon je l’ai passé avec des crampes dans l’estomac et un certain déchirement dans l’âme, qui continuent jusqu’à présent à me faire mal, atrocement mal.

Certes, moi aussi, j’arrive parfois à contourner avec une maigre consolation cette misère comme par exemple me dire : « Tant que je me sens bien, je m’en f… ».

Mais ça ne fonctionne pas à tous les coups. Hélas !

Souvent c’est l’habitude-à la misère qui nous fait accepter cette même misère.

D’autres mystères, il n’y en a point. Je dis ça, tout en restant convaincu que le temps n’existe pas. Alors pourquoi tout ce tintamarre ? – diriez-vous.

C’est parce que c’est un grand pan de ma dignité – que dis-je ? - de ma vie qui s’en va.

Et si j’utilise le mot An, c’est pour atténuer l’horreur de la lente extinction de mon âme, inexorable, en la déplaçant sur toute autre chose pourvu que cette chose ne soit pas mon être.

Et poussons donc avec les autres et disons quand-même : que ce nouvel an nous porte de bonnes surprises, en attendant la grande non-surprise…     

A/M Smari

 

 

رأيتُ

رأيت و قد داهمني الشّيب

وأنا يافع الشّباب

و جور الأمور الحوالك

رأيت الحياة و قد وئدت

و غول الموت بعد الحصاد

يسدل السّتار على الأموات

رأيت الملوك و الأباطرة

أمواجا طاغيّة تنكسر

و تذلّ بعد تدلّل تترا

الواحد تلو الآخر

رأيت آصال التّبر

الباكيّة نورا

تموت مع النّهار

رأيت هناء الخليقة

و الأعياد و العذابات

أساطير تنقلب

ترويها اللّيالي

عند عتمة المآتم

في أنفاق اللاّرجعة

و ظلمة الآباد

رأيت للموت

تقام التّهاليل تماثيل

و يسبك الدّمع تعاويذ

وتتلاشى الحياة و تفنى

و الموت باق

رأيت الرّعاة ترعى

و القطعان جوعى

و سائر الأحياء

فلن تمطر السّماء رحمة

و لن تبكي الأقدار

دمعة                                                  عبدالملك سماري

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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Dimanche 18 décembre 2011 7 18 /12 /Déc /2011 22:54

 “In questa umana convivenza assai

colma di errori e di sofferenze che

cosa ci può confortare di più se non

la fede non falsa e l’affezione reciproca

di buoni e veri amici?”

(Agostino, La città di dio. XIX, 8)

 

 

Cherry picking

Che sia qui o altrove, le ciliegie si raccolgono nella stessa maniera: “I bei frutti nel mio cestino, quelli rovinati all’albero”.

È l’arte della mistificazione per eccellenza.

E una mistificazione è sempre il nome rispettabile di un’ingiustizia ; così, ad esempio, l’assassino dei due senegalesi a Firenze viene presentato d’emblée da un’agenzia di stampa, ripresa poi da un rispettabile tg, come un folle!

L’agenzia lo presenta non come una persona (se per onestà intellettuale non vogliamo sostituirci alla giustizia) né come un criminale assassino (se vogliamo esprimere - in quanto esseri umani, solidali con i nostri simili - una rabbia del resto legittima); come per dire: “ma non esageriamo, dai!”

Folle, come per dire che il suo crimine è un atto isolato; mentre si tratta del frutto di condizionamento all’odio e alla xenofobia sistematico, di stampo fascista, ahinoi spesso svolto se non addirittura sponsorizzato dall’interno di certi parlamenti europei (mi riferisco ad esempio all’ossessivo discorso velenoso di alcuni esponenti della Lega nord qui in Italia).

Ma non c’è solo il “razzismo istituzionale” che inneggia e aizza i frustrati a farsi delle vere e proprie guerre gli uni agli altri, guerre spietate, continue, eterne...

C’è anche il mondo mediatico che ha anch’esso una sua responsabilità: Vittorio Feltri, ad esempio, l’editorialista di Il Giornale quotidiano della famiglia Berlusconi, ha cercato di relativizzare la portata del massacro di Firenze: « Siamo soltanto in presenza di un individuo che (...) aveva già mostrato che non era sano di mente. Un folle, niente di più. »! Jeune Afrique 18-12-2011

Ma chi è questo criminale? Si tratta di “Gianluca Casseri, che fu membro di « Casa Pound », un’organizzazione neofascista fanatica delle tesi identitarie che stigmatizzano gli stranieri e cui il nome fa riferimento al poeta americano Ezra Pound, che, negli anni 1940, a apertamente sostenuto le teorie razziste del dittatore fascista Benito Mussolini.” J.A.

Comunque Feltri, come tanti altri intellettuali e pubblicisti di parecchi mass media, la pensa come Sébastien Manifitat, responsabile delle relazioni pubbliche a Casa Pound che aveva annunciato che era l’atto di « un pazzo, un uomo che ha perso la ragione». J.A

 

Scuse post mortem

Si dice anche (J.A.) che il presidente della “casa” razzista Gianluca Iannone ha espresso all’ambasciatore del Senegal a Roma “la sua condanna totale e incondizionata del folle [ancora!] gesto che ha insanguinato Firenze”.

E servono le scuse post mortem, davvero ? non era forse meglio educare la gente al rispetto delle persone, censurare le ideologie dell’odio e della violenza e prendere delle misure efficaci e sistematiche per far tacere una volta per tutte i discorsi dell’odio invece di banalizzarne l’orrore?

Sicuramente se i due malcapitati potessero riavere la parola, come i personaggi di Spoon river, loro direbbero: “Che ce l’ha fatta fare?! A che serve lasciare il nostro paese, le nostre famiglie, i nostri amori per venire a morire qui ingiustamente simili a dei cani randagi?”

Se potessero riavere la forza della volontà e la lucidità della coscienza, semplicemente, prenderebbero e se ne andrebbero senza mai più ripensare di cercare un paese rose-bonbon o di pretendere a un tale lusso… letale.

Ma se, nella loro vita, essi ebbero effettivamente la forza della volontà, la lucidità della coscienza queste furono loro obnubilate dalla forte spinta istintiva di muoversi, di andarsene e di approdare comunque da qualche parte lontano dal proprio paese.

L’istinto è cieco e sordo ai suoni e ai colori della artificiale geografia, le artificiali frontiere, il falso territorio.

L’unico territorio che l’istinto riconosce e sente è quello etologico, biologico: quello mobile che si sposta assieme all’organismo auto-spostabile e a tutto ciò che costituisce e lo spazio vitale e i mezzi di sopravvivenza inerenti a questo organismo e che lo accompagnano.

Certo, nella specie umana, c’è chi non può che rispondere, rigorosamente, inesorabilmente al richiamo di un tale istinto.

Ma c’è anche chi invece non vi può rispondere poiché sente il richiamo di un altro istinto contrastante al primo e che lo dissuade quindi e lo distrae dal rispondere al primo…

 

Una tremenda meccanica dell’istinto

I calcoli matematici-economici c’entrano poco in questa tremenda meccanica dell’istinto. Perché checche se ne dica l’uomo è ancora fondamentalmente un essere biologico, primitivo come le emozioni e le passioni che lo governano e che governano la sua ragione stessa; altrimenti non ci sarebbero più né crimini né pene, né guerre giuste né guerre illegittime…

Il problema quindi non è più “Perché un senegalese o un algerino o anche un italiano o uno statunitense debbano lasciare i propri paesi per andare in un altro paese che li respinge o non li vuole proprio?” ma “Perché la persona sceglie proprio quel paese o quel altro?” 

È vero che, nel caso di una persona proveniente da un paese del terzo mondo, c’è un certo prestigio nello scegliere l’Italia, la Francia o l’Inghilterra invece di scegliere un altro paese dove è probabile trovare un posto di lavoro…

Ma non è detto che tutti i candidati alla migrazione abbiano le stesse preferenze e le stesse concezioni dei loro spostamenti; dipende dalla sensibilità di ogni ospite/intruso e soprattutto dipende dal profilo psico-culturale ed economico e sociale di ciascun migrante.

La storia recente della migrazione nel mondo dimostra che la maggior parte dei migranti concepiscono la loro migrazione, anche se estremamente necessaria, come una condizione di vita temporanea, legata quindi ad un progetto preciso con scadenza più o meno breve: trovare un lavoro per migliorare la propria condizione di vita…

Magari l’accoglienza non è garantita o lascia da desiderare… poco importa poiché per il migrante si tratta di un sacrificio necessario come ogni altro sacrificio.

E poi la fatica non è eterna, e ciò che conta è il risultato…

In fatti, una volta questo obiettivo realizzato, egli se ne torna a casa sua. La emigrazione algerina in Francia ad esempio è stata di questo tipo, cioè temporanea, fino agli anni ’80 del secolo scorso.

Quelli che emigravano senza una decisa voglia di ritornare furono una minore minoranza e per dei motivi molto sofisticati (culturali, politici, filosofici…).

Per queste considerazioni i migranti sofisticati potevano scegliere una forma più duratura e magari definitiva della loro migrazione. La loro preparazione intelletto-culturale li rende più o meno immune da ogni forma di alienazione.

Essi non temono quindi l’assimilazione (e il gruppo si fida della loro forte personalità) perché tutto ciò a cui il loro percorso migrazionale espone è un’integrazione dignitosa; nel senso che loro non possono che  arricchire la loro personalità coi valori del paese ospitante, ed arricchire quest’ultimo dei loro valori originali…

 

I bei tempi della migrazione…

In entrambi i casi, il paese ospitante, la Francia, non ne risentiva il peso: anzi essa e tutti i paesi dell’Europa (che erano allora in piena ricostruzione dopo la seconda grande guerra) approfittavano della mano d’opera a buon mercato, delle competenze tecniche ed intellettuali e delle varie opportunità demografiche, economiche e culturali che gli ospiti/intrusi veicolavano e di cui erano (e sono tuttora) dotati

Non dimentichiamo che l’uomo è in sé una risorsa inesauribile anche se è nudo e non ha un soldo; basta saperlo indirizzare ed apprezzarne le illimitate potenzialità.

Questo è il ruolo della politica, ma essendo purtroppo sotto le forti pressioni delle forze ostili ed egoistiche, essa si comporta come se non avesse coscienza di quelle ricchezze virtuali, possibilissimi, né avesse la volontà di cercarle e di farle fruttare per il bene comune…

Purtroppo!

Invece di sviluppare una cultura positiva che semina e frutta amicizia e affezione reciproca fra i cittadini autoctoni e i loro ospiti, si ha tendenza a colmare il paese e i cuori dei cittadini di pregiudizi, di paure e di sofferenze.

Come siamo arrivati a questa situazione in cui tutti i candidati alla emigrazione nel mondo scelgono un numero ristrettissimo di paesi (sempre gli stessi paesi: i paesi rose-bonbon)?

Oggettivamente, bisogna riconoscerlo, questi paesi non ne possono più non perché essi sono cattivi o mancano loro la buona volontà o la buona fede, ma solamente perché non hanno le forze necessarie per accogliere e prendersi cura di quelle fiumane ininterrotte di immigrati.

Questa situazione è esasperante perché deborda le forze dei poteri pubblici di quei paesi prediletti e le loro capacità reali e suscita un disagio vero e forte nei loro cittadini; disagio che va dalla ostilità passiva, insofferenza educata o sorridente, a quella attiva che può generare episodi pericolosi come quello di Torino o quello di Firenze per citarne alcuni più freschi, qui in Italia.

In questo caso, non servono discorsi sulla razzismicità o meno di questo o quest’altro popolo ma di auspicare o, meglio, esigere che la giustizia faccia il suo lavoro e punisca i rei e i criminali. Punto e basta!

 

Alcune cause

Le cause di questo malessere sono tante. Per quanto mi riguarda, io penso che se oggi siamo arrivati a criminalizzare una legittima spinta della vita, cioè il fatto di spostarsi, è in primis perché i paesi che io ho chiamato rose-bonbon si sono lasciati osteggiare e ricattare dalle voraci multinazionali.

Dopo aver spompato mediante il sistema coloniale i paesi deboli, questi paesi in mani alle multinazionali hanno istituito il neo colonialismo che ha impoverito ancora di più i popoli poveri.

Ma negli anni ’80 del secolo scorso c’era ancora qualche possibilità di scegliere fra tanti paesi: la gente si rifugiava, tra altri paesi, negli stessi paesi colonizzatori. E poi negli stessi anni ci sono stati dei paesi che si erano arricchiti grazie al petrolio.

Questi paesi hanno avuto un grande bisogno di mano d’opera e ne hanno assorbito fiumane intere per anni e anni!

Ma purtroppo (e qui è la seconda causa) la non meno vorace e crudele industria bellica ha creato e non fa che creare guerre in questi paesi ricchi ma fragili per sottometterli ai loro diktat e smerciare soprattutto i loro prodotti letali.

Così crearono le guerre del golfo dalla prima (Irak/Iran) a quella di Bush padre che aveva spossato l’Irak, il Koweit, l’Arabia Saudita che ospitavano fino allora centinaia di migliaia se non milioni di immigrati, fino alla least but not last Libia.

Lo Yemen, la Tunisia, il Sudan, la Siria, così come i paesi balcanici e quelli detti dell’Est, non sono capaci di impiegare e accogliere quindi altri immigrati; al contrario adesso sono loro a venire ingrossare le schiere dei candidati all’immigrazione nei paesi rose-bonbon.

Purtroppo questi stati tamponi (petroliferi) sono stati distrutti direttamente o indirettamente e tutti gli immigrati che ci vivevano sono andati a cercare opportunità in altri paesi stabili e garanti di un posto di lavoro sicuro e decente.

E dove si trova in questo periodo di grandi ed ampie caotizzazioni, un posto di vita esente di un disfacimento economico o di una guerra, se non in un paese rose-bonbon?

Una parte non indifferente di questi paesi rose-bonbon sono responsabili di questa caotizzazione del mondo.

Non bisogna nemmeno essere onesto per riconoscerlo. E i benefici che se ne ricavano non sono un segreto per nessuno se non per gli ancora alienati, mistificatori od opportunisti.

Questi paesi ricchi hanno creato il disastro che vediamo nei paesi dei dannati della terra e chiuso le loro frontiere. E qui è la terza grande causa del nostro male internazionale.

Per quelli che lo fanno in buona  fede, sbagliano; essi in realtà non fanno i conti con alcune regole fondamentali della psicologia umana come quella che abbiamo nel nostro DNA di sfidare le difficoltà, anche se a volte, paradossalmente, ci lasciamo volentieri la pelle.

In realtà questa regola procede dalla volontà stessa di vivere. E per causa: se l’essere vivente dovesse gettare la spugna di fronte alla minima difficoltà che gli sbarra la strada alla vita, le specie viventi si sarebbero estinte già all’alba della loro esistenza.

 

Che fare?

Allora se vogliamo veramente sradicare ogni problematicità dal fenomeno umano, troppo umano, che è quello della mobilità umana (e della vita direi, perché anche le altre specie hanno questa fregola), bisogna che le ONG, i cittadini, la società civile, i politici, gli intellettuali, gli artisti dei nostri paesi reciproci lavorino presso i propri governi per portarli a rinunciare all’economia dello sfruttamento e alla cultura bellica.

Quanto agli stati dei paesi rose-bonbon – che si dicono civili - che la smettano di creare guerre nei paesi della miseria.

Che la smettano di fare finta di aiutarli vendendo loro le armi e i veleni e gli strumenti della distruzione.

Sarebbe meglio e più intelligente, se dall’alto del loro olimpo, questi paesi dettisi civili concedessero di aiutare i dannati della terra invece coi  libri e con la buona educazione alla pace e al rispetto fra i popoli.

Che i paesi rose-bonbon accettino qualche volta anche loro di cogliere un po’ di ciliegie marce, se non altro per liberarne l’albero; farsi l’autocritica, riconoscere la loro responsabilità passiva e pure quella attiva nel generare e alimentare questo tipo di problemi ed assumere i propri fallimenti o errori…

 

Milano, il 14-12-11 per Pieve Emanuele

 

Post scriptum :

Nell’articolo « Immigration clandestine : La LADDH dénonce de nouvelles expulsions de subsahariennes » parso sul quotidiano algerino El Watan 13.12.11 | 15h47, la giornalista Mina Adel parla del rischio per cinque donne subsahariane coi loro bambini d’essere respinti a loro volta dopo che, una settimana prima, altre cinque donne sono state espulse.

Questo tipo di provvedimento, questo guardiennaggio, non è nuovo per i paesi della sponda sud del mediterraneo; è anzi un compito di cui i paesi rose-bonbon li hanno incaricati, quando sono riusciti a fare di questi paesi un prolungamento dei loro territori!

La Libia dell’ultimo Gheddafi ha svolto impeccabilmente questo compito, ricordiamocelo… e ricordiamoci anche quale ne fu la ricompensa per quel fu gendarme, per la sua famiglia e per il suo paese soprattutto…

 

Abdelmalek Smari

Par Malik - Publié dans : rencontres algériennes - Communauté : Points d'appui
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